The Paris Opera once again ignites its magic with one of the most dazzling titles in the classical repertoire: La Bayadère, in Rudolf Nureyev's sumptuous version of Marius Petipa's legacy, with Ludwig Minkus's hypnotic music. Everything is in place: the sets, the visual splendor, the dramatic intensity… and, of course, a constellation of stars ready to shine.
The Nikiyas: Poetry, Lyricism, and Tragedy
The role of Nikiya, the sacred dancer, demands exceptional technical purity and emotional depth. This year, it will be embodied by a cast of leading figures who promise unique performances:
Léonore Baulac
Valentine Colasante
Dorothée Gilbert
Sae Eun Park
Héloïse Bourdon
Each will bring her own distinctive style: from crystalline elegance to the most heart-wrenching drama. Nikiya is not just technique: she is soul, sacrifice, and an impossible love that unravels in the shadows.
The Gamzattis: Fire, Power, and Rivalry
Facing Nikiya emerges Gamzatti, the proud princess, a figure of strength and determination. The contrast is stark, and the stage duel promises to be electrifying:
Bleuenn Battistoni
Roxane Stojanov
Inès McIntosh
Clara Mousseigne
Bianca Scudamore
Gamzatti is brilliance, authority, and a technique as sharp as steel. Every encounter with Nikiya will be a clash of styles, temperaments, and energies.
The Variations: Jewels of Precision and Beauty
The celebrated Kingdom of the Shades and other iconic scenes are enriched with variations that are true tests of excellence for the soloists:
First Variation
Héloïse Bourdon
Hohyun Kang
Clara Mousseigne
Second Variation
Marine Ganio
Inès McIntosh
Aubane Philbert
Third Variation
Bianca Scudamore
Célia Drouy
Nine Seropian
These ethereal and demanding variations are moments suspended in time, where every arabesque and every balance approaches perfection.
Everything is ready. We don't yet know the exact combination we'll see each night, but therein lies part of the charm: the mystery, the anticipation, the promise of something unrepeatable.
Whichever cast you see, it will be an unforgettable experience. Because at the Paris Opera, when the curtain rises on La Bayadère, there are no minor performances: only nights of pure magic.
Dans l’écrin majestueux de Opéra Bastille, le rideau s’apprête à se lever sur un affrontement d’une intensité rare, un duel incandescent qui fait battre le cœur de tous les passionnés : celui de Nikiya et de Gamzatti dans La Bayadère. Sous la lumière dorée de la scène parisienne, l’amour, la jalousie et le destin s’entrelacent avec une puissance dramatique inégalée, portés par la musique envoûtante de Ludwig Minkus, sublimée par l’orchestration somptueuse de John Lanchbery et dirigée avec éclat par Koen Kessels.
Au centre de cette fresque grandiose : Solor, le guerrier déchiré, partagé entre devoir et passion, aimé par deux femmes que tout oppose — et que tout élève au rang de légende.
Nikiya : la grâce absolue, l’âme incarnée
Nikiya, la bayadère, est l’essence même du ballet classique dans ce qu’il a de plus pur et de plus bouleversant. Elle est ligne infinie, souffle suspendu, émotion à fleur de peau.
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Léonore Baulac, d’une noblesse diaphane et d’une musicalité céleste, sculpte chaque mouvement avec une délicatesse infinie.
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Valentine Colasante, lumineuse et poignante, fait vibrer chaque geste d’une intensité sincère.
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Dorothée Gilbert, impériale et d’une précision souveraine, évoque la pureté d’une Odette idéale.
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Sae Eun Park, éthérée, infiniment élégante, semble flotter entre ciel et terre.
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Héloïse Bourdon, sensible et délicatement expressive, touche au cœur par sa sincérité bouleversante.
Chez chacune, la technique se fait invisible pour laisser place à la poésie pure. Comme Odette, Nikiya est vérité, fragilité, amour absolu — et son destin tragique illumine la scène d’une beauté poignante.
Gamzatti : l’éclat, le feu, la souveraineté
Face à elle, Gamzatti surgit telle une flamme royale. Princesse éclatante, elle est puissance, orgueil, désir incandescent. Chaque variation devient un défi lancé au ciel, une démonstration de virtuosité étourdissante.
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Bleuenn Battistoni, incandescente et audacieuse, embrase la scène d’un charisme irrésistible.
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Roxane Stojanov, foudroyante et magnétique, allie vitesse et précision avec une assurance fulgurante.
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Inès McIntosh, tranchante et raffinée, impose une autorité fascinante.
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Clara Mousseigne, rayonnante et virtuose, illumine chaque instant d’une énergie souveraine.
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Bianca Scudamore, brillante et conquérante, déploie une technique étincelante dans sa célèbre variation.
Gamzatti est Odile : séduction, feu, éclat, précision diabolique. Sa danse tranche l’air avec une netteté fascinante, et son affrontement avec Nikiya devient un sommet dramatique d’une intensité inouïe.
Un duel de légende
Entre Nikiya et Gamzatti, tout est contraste : la douceur contre le feu, l’abandon contre la conquête, la vérité du cœur contre la puissance du rang. Et au centre, Solor, aimant sincèrement Nikiya mais promis à Gamzatti — tragédie éternelle qui embrase chaque regard, chaque geste, chaque silence.
Les combinaisons possibles de distributions rendent chaque représentation unique, presque irréelle. Pour les amateurs comme pour les fervents admirateurs de chaque étoile, l’attente est délicieuse, l’excitation palpable : quelle Nikiya face à quelle Gamzatti ? Quelle alchimie, quelle tension, quelle magie naîtra ce soir-là ?
Dans ce ballet somptueux, où la chorégraphie divine de Rudolf Noureev magnifie l’héritage de Marius Petipa, tout concourt à l’enchantement : les décors fastueux, les costumes éblouissants, la musique somptueuse… et surtout ces artistes d’exception qui font vivre l’indicible.
Paris brillera comme jamais.
Et lorsque s’élèvera le Royaume des Ombres, lorsque les regards de Nikiya et de Gamzatti se croiseront, le temps semblera suspendu.
La magie est là, prête à éclore.
Le duel est servi.
Et l’émotion promet d’être inoubliable.
Dans l’univers somptueux de La Bayadère, certains rôles, plus courts en apparence, concentrent pourtant une intensité technique et artistique vertigineuse. À l’Opéra Bastille, ces moments deviennent de véritables sommets d’exigence, où chaque détail compte, où chaque seconde met à l’épreuve les limites du corps et de l’art.
L’Idole Dorée : un défi surhumain
Le rôle de l’Idole Dorée, aussi bref qu’éblouissant, est dansé en alternance par :
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Mathias Heymann
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Thomas Docquir
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Jack Gasztowtt
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Antoine Kirscher
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Francesco Mura
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Andrea Sarri
Cette variation est réputée comme l’une des plus extrêmes du répertoire masculin classique.
Un défi physique et physiologique : le danseur, entièrement recouvert de maquillage doré, évolue dans une condition quasi artificielle. La peau, contrainte, perd une partie de sa capacité de régulation thermique. Le corps lutte contre la chaleur, la transpiration, la sensation de rigidité. Chaque saut devient un effort maximal dans un environnement hostile.
Une structure chorégraphique impitoyable : contrairement aux variations traditionnelles, celle-ci s’étire en plusieurs sections sans véritable respiration. Les enchaînements alternent grands jetés explosifs, changements de direction abrupts, et pirouettes d’une précision absolue. L’endurance est poussée à l’extrême.
Un style statuaire unique : le danseur doit incarner une idole vivante, presque mécanique. Aucune faiblesse ne doit transparaître. Les bras, souvent inspirés de mudras, exigent une précision millimétrée, indépendante du travail des jambes. Le défi est double : virtuosité et immobilité expressive, tension constante et illusion d’éternité.
Les Trois Variations des Ombres : l’absolu classique
Au cœur de l’Acte III, après le Grand Pas de Deux, surgissent les trois variations des Ombres — véritables joyaux du style académique, sublimés par la version de Rudolf Noureev, qui en a fait un sommet de complexité.
1ère Variation — Le contrôle absolu
Interprétée en alternance par :
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Héloïse Bourdon
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Hohyun Kang
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Clara Mousseigne
Variation lente, suspendue, presque irréelle.
Exigence principale : l’équilibre.
Les pas de bourrée délicats mènent à des poses en arabesque ou attitude d’une stabilité absolue. Chez Noureev, les transitions sont complexifiées, les équilibres prolongés jusqu’à la limite. Le moindre tremblement devient visible. La force dorsale et le contrôle de l’axe sont essentiels.
2ème Variation — La virtuosité du petit allegro
Interprétée en alternance par :
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Marine Ganio
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Inès McIntosh
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Aubane Philbert
Plus vive, scintillante, presque aérienne.
Exigence principale : la rapidité et la précision des pieds.
Cette variation est un véritable festival de batterie. Les jambes travaillent à une vitesse fulgurante, enchaînant petits sauts et frappés, tandis que le haut du corps doit rester fluide, délicat, presque détaché. Chez Noureev, la coordination devient redoutable : épaulement complexe, directions changeantes, transitions sans repos.
3ème Variation — La puissance et l’ampleur
Interprétée en alternance par :
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Bianca Scudamore
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Célia Drouy
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Nine Seropian
La plus expansive, la plus brillante.
Exigence principale : la force et l’endurance.
Grands jetés, diagonales de tours, déplacements amples — cette variation exige une puissance musculaire exceptionnelle. Pourtant, malgré l’effort, tout doit paraître léger, éthéré. C’est là toute la signature de Noureev : une danse d’une difficulté redoutable qui doit sembler flotter hors du temps.
L’héritage de Noureev : la perfection portée à l’extrême
Dans cette version créée pour le Ballet de l’Opéra de Paris, Rudolf Noureev transcende l’héritage de Marius Petipa en poussant chaque détail à son paroxysme.
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Coordination totale du corps : bras, tête, torse et jambes ne cessent de dialoguer.
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Utilisation élargie de l’espace : les danseuses traversent la scène avec une amplitude inhabituelle.
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Absence de repos : chaque transition devient une difficulté supplémentaire.
Le résultat est d’une exigence presque inhumaine : une danse où la précision française atteint une sophistication extrême, où la technique la plus redoutable se pare d’une élégance aristocratique.
Avec les Étoiles, Premières Danseuses, Premiers Danseurs et le Corps de Ballet de l’Opéra de Paris, ces rôles deviennent bien plus que des variations : ce sont des épreuves, des révélations, des instants suspendus où la technique pure se transforme en poésie absolue.
Et dans cette alchimie parfaite entre rigueur et beauté, La Bayadère atteint des sommets que peu d’œuvres peuvent égaler.
The Paris Opera is preparing to present one of the most fabulous ballets in the classical repertoire: La Bayadère, a production eagerly awaited by audiences and ballet lovers from all over the world. Everything points to a major triumph, both at the box office and with critics, thanks to the spectacular dancers, the sumptuous staging, and an artistic team of legendary stature.
This magnificent ballet in three acts features the unforgettable choreography of Rudolf Nureyev, inspired by the original masterpiece of Marius Petipa, set to the divine music of Ludwig Minkus. The libretto, created by Petipa and Serguei Khudekov, tells a dramatic and poetic story of love, betrayal, and destiny in ancient India. Conducting the orchestra will be the brilliant Koen Kessels, one of the world’s greatest specialists in ballet music, a true authority whose musical sensitivity brings dance scores to life with extraordinary elegance and precision.
Minkus, the great genius of ballet composition, wrote a score of irresistible beauty — melodic, emotional, and perfectly crafted for dance. For generations, ballet enthusiasts across the world have delighted in his enchanting music, which forms an essential part of the classical tradition in countries where ballet is a cultural treasure. The musical arrangements by the equally brilliant John Lanchbery further elevate the score, enriching its orchestral colors while preserving its original spirit. Hearing this music performed live by the Paris Opera Orchestra at the Opéra Bastille promises to be nothing short of magical.
Nureyev’s choreography, full of grandeur, lyricism, and technical brilliance, stands as one of the finest interpretations ever created. Like the legendary collaboration between Tchaikovsky and Petipa, the partnership of Minkus and Petipa produced a work of timeless genius. Despite many modern choreographers attempting new versions of La Bayadère, they ultimately return to this classic, recognizing that its perfection is untouchable. Decades pass, yet its beauty remains eternal — truly imperishable.
La Bayadère was originally premiered in 1877 at the Bolshoi Kamenny Theatre in St. Petersburg, a historic venue that no longer exists but was the birthplace of many masterpieces. From its very first performance, the ballet was hailed as one of Petipa’s greatest achievements, particularly the iconic scene The Kingdom of the Shades, now considered one of the most celebrated moments in the entire history of classical ballet. Minkus’s heavenly music and Petipa’s poetic choreography created an overwhelming success that continues to move audiences today.
Paris first encountered La Bayadère in 1961, when the Kirov Ballet presented only the third act. Two years later, Rudolf Nureyev staged this famous scene for the Royal Ballet with Margot Fonteyn as Nikiya, with Lanchbery’s re-orchestrated music. The premiere was a resounding triumph and is remembered as one of the most important events in ballet history.
Nureyev’s full Paris production, which premiered on October 8, 1992, is a true visual marvel. He collaborated with the extraordinary designer Franca Squarciapino, who created sumptuous costumes and exquisite tutus for Nikiya and Gamzatti — elegant, refined, and rich in detail. The magnificent sets by Ezio Frigerio, inspired by the Taj Mahal, the architecture of the Ottoman Empire, and original Russian designs from 1877, transport the audience into a dreamlike India of splendor and mystery. The result is a breathtaking spectacle worthy of Hollywood’s greatest epics — like Cleopatra — only this time the journey takes us to India rather than Egypt.
The 1994 filmed performance with Laurent Hilaire, Isabelle Guérin, and the magnificent Élisabeth Platel as Gamzatti remains a legendary document of this glorious production, allowing generations of ballet lovers to continue enjoying its magic.
From June 17 to July 14, 2026, La Bayadère will once again grace the stage of the Opéra Bastille. Although the casting has not yet been announced, one thing is certain: whichever dancers perform Nikiya, Gamzatti, and Solor will be extraordinary. At the Paris Opera Ballet, every cast is worth seeing.
This is not merely a ballet performance — it is a celebration of classical art at its highest level: glorious music, sublime choreography, dazzling visuals, and dancers of world-class brilliance. A masterpiece born in the 19th century that continues to enchant hearts in the 21st.
As Verdi once said, “Let us return to the old.” And indeed, in works like La Bayadère, we rediscover genius that time can never fade.
In Paris, the anticipation surrounding La Bayadère reaches an almost feverish intensity. But beyond the splendor of the production, Minkus's divine music, and Nureyev's masterful choreography, one question ignites every conversation in the foyers of the Opéra, Parisian cafés, and circles of ballet enthusiasts:
Who will be Gamzatti?
Gamzatti, the radiant, proud, passionate, jealous, magnificent princess—this incandescent role often steals the show, so theatrical, virtuosic, and musically irresistible is it. For many ballet lovers, and for me more than any other role in the classical repertoire, Gamzatti is the true queen of La Bayadère. Her choreography is a jewel of bravery and elegance, and Minkus's music in the Grand Pas, sublimely enhanced by Lanchbery's arrangements, is one of the absolute pinnacles of classical ballet.
Each variation of Gamzatti seems to suspend time. The orchestra swells, the stage's gilded splendor shimmers, and the ballerina becomes an empress.
All of Paris holds its breath.
Current stars could naturally embody this captivating princess:
Dorothée Gilbert, with her innate nobility;
Amandine Albisson, pure and musical;
Valentine Colasante, luminous and brilliant;
Hannah O’Neill, fiery and regal;
Sae Eun Park, with her sovereign elegance;
Léonore Baulac, refined and poetic;
Roxane Stojanov, with her flamboyant temperament;
or Bleuenn Battistoni, whose meteoric rise has captivated audiences.
But the history of the Paris Opera has often shown us that Gamzatti is also a role of revelation—entrusted to a young dancer destined for greatness.
We dream of seeing Héloïse Bourdon, already admirable in both the roles of Gamzatti and Nikiya,
or Marine Ganio with her dazzling virtuosity,
Hohyun Kang with her sparkling precision,
Inès McIntosh with her aristocratic bearing,
Clara Mousseigne full of fire,
or the new première danseuse , the australian ballerina Bianca Scudamore, ready to make history.
And why not a prestigious guest, coming to illuminate Paris for a few evenings, as Ulyana Lopatkina once thrilled Parisian audiences with her Odette . It would be wonderful to see a few evenings a star from the Bolshoi , the Mariinsky , La Scala, The Royal Ballet, or The ABT in New York.
Anything is possible.
Because Gamzatti is not just a technical role—she is a character of flesh and blood, a woman in love, wounded, proud, dangerous, and fascinating. She embodies passion in all its power, power, jealousy, but also a tragic grandeur that makes her confrontation with Nikiya unforgettable.
It is this searing intrigue, this duel between women at the pinnacle of classical ballet, that makes the audience's heart beat faster.
Each performance becomes different depending on the dancer:
a more regal Gamzatti,
another more feline,
yet another more tragic.
And that is why one would want to attend every performance—to savor each incarnation, to compare each nuance, to experience each emotion.
To see Gamzatti again and again, in all her guises.
For when the music of the Grand Pas resounds, when the variation begins, when the jewels sparkle and the princess leaps into her majestic balances and breathtaking jumps, one understands why this role is one of the most beloved in the entire history of ballet.
Paris waits.
The corridors of the Opera whisper names.
The enthusiasts speculate, dream, hope.
But one thing is certain:
whoever embodies Gamzatti will be the star of the evening.
And for lovers of this legendary role, it will be a season of pure bliss—a celebration of virtuosity, music, theater, and beauty.
Gamzatti reigns.
Paris holds its breath.
The magic is about to begin.
🌙 As La Bayadère approaches, I dream…
As Paris prepares to welcome La Bayadère back to the majestic stage of the Opéra Bastille, my mind wanders tirelessly. I dream. I imagine. I combine stars, styles, schools, traditions. And I smile to myself, as true aficionados do when they are swept away by the magic of ballet.
Because La Bayadère is not just a ballet: it is a universe.
And Gamzatti and Nikiya are two planets that collide, attract each other, and spark.
What a dream it would be to see Nikiya arrive in Paris from Russia… to imagine Viktoria Tereshkina, imperial and powerful, or the refined and musical Renata Shakirova, or the ethereal Maria Khoreva, or the delicate Olesya Novikova from the Mariinsky.
Or a Bolshoi Gamzatti like Anastasia Smirnova, who has already shone in that role with breathtaking authority, or the majestic Maria Koshkaryova, or the captivating Margarita Shrainer, or Yaroslavna Kuprina—all natural princesses of this character.
Tickets would sell out in minutes.
And how could we not also dream of international stars who have already thrilled us in Paris…? To invite Isabella Boylston back, whose Kitri was a revelation and whose Gamzatti is simply dreamy.
Or to see the extraordinary Nicoletta Manni from La Scala, so luminous, so noble, so perfect for an Indian princess.
Or, why not, to welcome back the legendary Marianela Núñez, perhaps the Royal Ballet's finest Gamzatti, an artist who transforms every appearance into an event.
And then my imagination goes even further.
A Parisian Nikiya facing off against a Russian Gamzatti.
An English Nikiya versus a French Gamzatti.
A blend of schools, styles, and traditions, creating unforgettable evenings.
I imagine Valentine Colasante or Amandine Albisson facing off on stage against a Mariinsky star.
I imagine a Royal Ballet Nikiya like Marianela Núñez or Natalia Osipova, so dramatic, so fiery, opposite a Parisian Gamzatti, cool, noble, and dazzling.
What a clash of worlds.
What electricity on stage.
What magical evenings for the Parisian audience and for visitors from all over the world.
Gamzatti is a role that inspires dreams.
A role every ballerina longs to dance.
A role that aficionados await with racing hearts.
And the problem—a blessed problem—is that there are too many fabulous ones.
One invitation is not enough.
One performance is not enough.
One season is not enough.
I smile at the thought:
If it were up to me, I'd program La Bayadère every month of the year.
Each month with a different Gamzatti.
Each month with a new Nikiya.
Each month with a story reborn.
Many seasons at the Paris Opera have invited international stars. Why not dream that it will happen again this time? Perhaps a Russian, perhaps an Italian, perhaps an American… Dreaming costs nothing—and in the meantime, the excitement grows.
As June approaches, I dream.
I dream of shimmering tutus, of Minkus's music soaring through the hall, of glances of hatred and love between Gamzatti and Nikiya, of endless ovations, of nights we never want to end.
I dream of a Bastille filled, vibrant, electrified by the grandeur of classical ballet.
And I know that, with Parisian stars or special guests, La Bayadère will give us moments that will stay with us forever.
But if, in addition, a major star from the Bolshoi or the Mariinsky were to join us…
Then it wouldn't just be a season. It would be history.
🌙 Solor’s Dream — While Waiting for La Bayadère
As the nights grow warmer in Paris and the lights of the Opéra Bastille begin to glow once more, I feel myself becoming Solor.
Not the warrior of legend, but the dreamer — wandering between reality and fantasy, between the present and a world where ballet lives forever in perfection.
I close my eyes, and suddenly I am no longer in the city.
I am walking into the Kingdom of the Shades.
The music of Minkus rises softly, like a distant heartbeat, and the stage transforms into a mystical landscape of moonlight, waterfalls, temples, and endless beauty. And there, emerging from the mist, Nikiya appears — fragile, luminous, eternal.
But as in every dream, she changes.
Sometimes she is Russian, born of the Mariinsky’s elegance:
Viktoria Tereshkina, powerful and majestic,
Renata Shakirova, refined and musical,
Maria Khoreva, pure as crystal,
Olesya Novikova, poetic and serene.
Other nights she arrives from Paris itself — all aristocratic grace and noble line:
Amandine Albisson, Valentine Colasante, Dorothée Gilbert, Sae Eun Park — each one a different shade of poetry.
And then, as if summoned by destiny, Gamzatti enters the dream.
Not as a rival, but as a queen of light, crowned in gold, blazing with brilliance.
She comes from the Bolshoi — Anastasia Smirnova with imperial authority,
Maria Koshkaryova with towering grandeur,
Margarita Shrainer with fire in her eyes,
Yaroslavna Kuprina with regal presence.
Other evenings she crosses oceans to reach Paris:
Isabella Boylston, dazzling and radiant,
Nicoletta Manni, noble and luminous,
Marianela Núñez, legendary and untouchable.
And suddenly the dream grows richer.
A French Nikiya facing a Russian Gamzatti.
An English Nikiya confronting a Parisian princess.
A Bolshoi queen clashing with a Mariinsky spirit.
Each combination sparks new emotion, new drama, new beauty.
The duel between love and power becomes infinite, reborn every night in a different form.
I watch them dance beneath golden skies, beside cascading waterfalls, among ancient temples glowing in the sunset. The orchestra swells. The tutus shimmer. The silence of the audience trembles before exploding into applause.
In this dream, tickets sell out in minutes.
Paris vibrates with excitement.
The world travels to Bastille.
And yet even this is not enough.
Because there are too many extraordinary ballerinas.
Too many queens worthy of Gamzatti’s crown.
Too many spirits born to be Nikiya.
One guest star is never enough.
One performance is never enough.
One season is never enough.
In my dream, La Bayadère is danced every month.
Each month a new cast.
Each month a new miracle.
Sometimes I laugh softly to myself — because I know this is the madness of love for ballet. But it is the sweetest madness of all.
And then Nikiya returns, drifting toward me like a vision, her arms floating as if carried by the wind.
She looks at me the way she looks at Solor — with tenderness, sorrow, and eternity.
The music fades.
The dream dissolves.
I open my eyes.
Paris is still here.
The Opéra Bastille is waiting.
June is approaching.
But inside me, Solor continues to dream.
To dream of shining tutus, of legendary names, of impossible combinations that might one day become reality. To dream of nights when Paris welcomes not only its own glorious stars, but queens from the Bolshoi, the Mariinsky, the Royal Ballet, La Scala, and beyond.
Perhaps it will happen.
Perhaps one star will arrive.
Perhaps more.
And if not — the dreaming itself is already a gift.
Until the curtain rises, I remain Solor.
Walking between reality and fantasy.
Waiting for La Bayadère.
Dreaming.
Nikiya and Gamzatti — Two Queens of La Bayadère
Although Gamzatti is the role that fascinates me most, I must admit — with complete honesty and admiration — that Nikiya remains the true star of the evening in La Bayadère.
Nikiya is one of the most demanding and poetic roles in all classical ballet. Technically challenging, emotionally deep, and musically sublime, she carries the spiritual heart of the work. Ludwig Minkus wrote some of his most beautiful music for Nikiya, especially in the pas de deux with Solor, where the melodies rise with tenderness, longing, and tragic beauty.
Gamzatti’s music is magnificent — brilliant, regal, and powerful — but Nikiya’s is simply transcendent.
When Nikiya is danced by a delicate, ethereal ballerina, the effect can be magical. Time seems to stop. The audience breathes together. The theatre is transformed into a dream. This is why, in most performances, Nikiya naturally becomes the emotional center of the night.
And yet — ballet is alive.
There are evenings when Gamzatti, if interpreted by a great actress as well as a great dancer, can steal the spotlight completely. Her authority, drama, brilliance, and virtuosity can ignite the stage and win the hearts of the audience.
I have attended many performances of La Bayadère, and the balance has often shifted. Some nights, Nikiya touched me more deeply. Other nights, Gamzatti conquered the stage. And that is the beauty of live ballet.
Every ballet lover has favorite dancers. Every performance is different. And there is no space for rivalry between these two roles — because both are essential, both are rich, and both contain extraordinary variations that define the greatness of this masterpiece.
I remember one particular evening at the Opéra Bastille that remains vivid in my memory.
Héloïse Bourdon danced Nikiya with remarkable sensitivity and grace. Years later, she returned to the same ballet — this time as Gamzatti — while the role of Nikiya was interpreted by the magnificent Mariinsky star Kristina Shapran, who had been invited to Paris as a guest artist.
That night was electric.
Shapran’s Nikiya had the unmistakable Russian purity, softness, and musical depth that make the great white-act ballerinas so unforgettable. Bourdon’s Gamzatti was dramatic, powerful, and fiercely regal. The contrast between them created real theatrical fire — exactly what La Bayadère needs.
I loved both.
The audience was breathless, the applause thunderous, and the memory has stayed with me ever since. I still hope that one day Kristina Shapran — or another great star from the Bolshoi or the Mariinsky — will return to Paris to dance Nikiya again.
For me, Russian ballerinas possess something unique in the great poetic roles of classical ballet — in Swan Lake, Giselle, and especially in Nikiya. There is a purity of line, a depth of musical feeling, and a spiritual quality that feels almost otherworldly.
But whether French, Russian, Italian, or international, what truly matters is the artistry — the ability to transform technique into emotion.
In the end, La Bayadère is not about choosing between Gamzatti and Nikiya.
It is about celebrating two extraordinary women, two destinies, two musical worlds, and two different forms of beauty.
Some nights belong to Nikiya.
Some nights belong to Gamzatti.
And the greatest nights belong to both.
That is why this ballet continues to enchant generation after generation — and why each new performance feels like a fresh miracle.
À Paris, l’attente autour de La Bayadère atteint une intensité presque fébrile. Mais au-delà de la splendeur de la production, de la musique divine de Minkus et de la chorégraphie magistrale de Noureev, une question enflamme toutes les conversations dans les foyers de l’Opéra, les cafés parisiens et les cercles de passionnés de ballet :
Qui sera Gamzatti ?
Gamzatti, la princesse éclatante, fière, passionnée, jalouse, magnifique — ce rôle incandescent qui vole souvent la vedette tant il est théâtral, virtuose et musicalement irrésistible. Pour beaucoup d’amateurs, et pour moi plus que tout autre rôle du répertoire classique, Gamzatti est la véritable reine de La Bayadère. Sa chorégraphie est un joyau de bravoure et d’élégance, et la musique de Minkus dans le Grand Pas, sublimée par les arrangements de Lanchbery, est l’un des sommets absolus du ballet classique.
Chaque variation de Gamzatti fait suspendre le temps. L’orchestre se déploie, les ors de la scène scintillent, et la ballerine devient impératrice.
C’est donc tout Paris qui retient son souffle.
Les étoiles actuelles pourraient naturellement incarner cette princesse fascinante :
Amandine Albisson, pure et musicale,
Valentine Colasante, lumineuse et brillante,
Hannah O’Neill, fougueuse et impériale,
Sae Eun Park, d’une élégance souveraine,
Léonore Baulac, raffinée et poétique,
Roxane Stojanov, au tempérament flamboyant,
ou encore Bleuenn Battistoni, dont l’ascension fulgurante captive le public.
Mais l’histoire de l’Opéra de Paris nous a souvent appris que Gamzatti est aussi un rôle de révélation — confié à une jeune danseuse promise à un grand avenir.
On rêve alors de voir
Héloïse Bourdon, déjà admirable dans les deux rôles de Gamzatti et de Nikiya,
ou Marine Ganio à la virtuosité éclatante,
Hohyun Kang d’une précision étincelante,
Inès McIntosh à l’allure aristocratique,
Clara Mousseigne pleine de feu,
ou encore l’une des nouvelles premières danseuses comme Bianca Scudamore, prête à marquer l’histoire.
Et pourquoi pas une invitée prestigieuse, venue illuminer Paris pour quelques soirs, comme autrefois Ulyana Lopatkina avait fait frissonner le public parisien ?
Tout est possible.
Car Gamzatti n’est pas seulement un rôle technique — c’est un personnage de chair et de sang, une femme amoureuse, blessée, orgueilleuse, dangereuse et fascinante. Elle incarne la passion dans toute sa puissance, le pouvoir, la jalousie, mais aussi une grandeur tragique qui rend son affrontement avec Nikiya inoubliable.
C’est cette intrigue brûlante, ce duel féminin au sommet du ballet classique, qui fait battre le cœur du public.
Chaque représentation devient différente selon l’interprète :
une Gamzatti plus royale,
une autre plus féline,
une autre encore plus tragique.
Et c’est pour cela que l’on voudrait assister à toutes les représentations — pour savourer chaque incarnation, comparer chaque nuance, vivre chaque émotion.
Voir Gamzatti encore et encore, sous tous ses visages.
Car lorsque la musique du Grand Pas retentit, lorsque la variation commence, lorsque les bijoux scintillent et que la princesse s’élance dans ses équilibres majestueux et ses sauts étourdissants, on comprend pourquoi ce rôle est l’un des plus aimés de toute l’histoire du ballet.
Paris attend.
Les couloirs de l’Opéra murmurent des noms.
Les amateurs spéculent, rêvent, espèrent.
Mais une chose est certaine :
quelle que soit celle qui incarnera Gamzatti, elle deviendra la star de la soirée.
Et pour les amoureux de ce rôle mythique, ce sera une saison de pur bonheur — une fête de virtuosité, de musique, de théâtre et de beauté.
Gamzatti règne.
Paris retient son souffle.
La magie approche.
🌙 À l'approche de La Bayadère, je rêve…
Alors que Paris s'apprête à accueillir de nouveau La Bayadère sur la scène majestueuse de l'Opéra Bastille, mon esprit vagabonde sans cesse. Je rêve. J'imagine. Je mêle étoiles, styles, écoles, traditions. Et je souris, comme le font les véritables passionnés lorsqu'ils sont transportés par la magie du ballet.
Car La Bayadère n'est pas qu'un ballet : c'est un univers.
Et Gamzatti et Nikiya sont deux planètes qui se rencontrent, s'attirent et s'illuminent.
Quel rêve ce serait de voir Nikiya arriver à Paris depuis la Russie, d'imaginer l'arrivée à la scene de Bastille , ma ballerine préférée, Viktoria Tereshkina, impériale et puissante, ou la raffinée et musicale Renata Shakirova, ou l'éthérée Maria Khoreva, ou la délicate Olesya Novikova du Mariinsky.
Ou une Gamzatti du Bolchoï comme Anastasia Smirnova, qui a déjà brillé dans ce rôle avec une autorité époustouflante, ou la majestueuse Maria Koshkaryova, ou la captivante Margarita Shrainer, ou encore Yaroslavna Kuprina – toutes des princesses naturelles pour ce personnage.
Les billets s'arracheraient en quelques minutes.
Et comment ne pas rêver aussi de stars internationales qui nous ont déjà enchantés à Paris… ? Inviter à nouveau Isabella Boylston, dont la Kitri fut une révélation et dont la Gamzatti est tout simplement féérique.
Ou revoir l'extraordinaire Nicoletta Manni de La Scala, si lumineuse, si noble, si parfaite pour une princesse indienne.
Ou encore, pourquoi pas, accueillir à nouveau la légendaire Marianela Núñez, peut-être la plus grande Gamzatti du Royal Ballet, une artiste qui transforme chacune de ses apparitions en un événement.
Et puis mon imagination s'emballe encore.
Une Nikiya parisienne face à une Gamzatti russe.
Une Nikiya anglaise face à une Gamzatti française.
Un mélange d'écoles, de styles et de traditions, pour des soirées inoubliables.
J'imagine Valentine Colasante ou Amandine Albisson se mesurant à une étoile du Mariinsky.
J'imagine une Nikiya du Royal Ballet, telle Marianela Núñez ou Natalia Osipova, si dramatique, si fougueuse, face à une Gamzatti parisienne, froide, noble et éblouissante.
Quel choc des mondes !
Quelle énergie sur scène !
Quelles soirées magiques pour le public parisien et les visiteurs venus du monde entier !
Gamzatti est un rôle qui fait rêver.
Un rôle que toute ballerine aspire à danser.
Un rôle que les passionnés attendent avec impatience.
Et le problème – un heureux problème – c'est qu'il y en a trop de fabuleuses.
Une invitation ne suffit pas.
Une représentation ne suffit pas.
Une saison ne suffit pas.
Je souris à cette pensée :
Si cela ne tenait qu'à moi, je programmerais La Bayadère chaque mois de l'année.
Chaque mois avec un Gamzatti différent.
Chaque mois avec une nouvelle Nikiya.
Chaque mois avec une histoire qui renaît.
L'Opéra de Paris a accueilli de nombreuses saisons de stars internationales. Pourquoi ne pas rêver que cela se reproduise ? Un Russe, un Italien, un Américain… Rêver ne coûte rien, et en attendant, l'excitation grandit.
À l'approche de juin, je rêve.
Je rêve de tutus chatoyants, de la musique de Minkus qui emplit la salle, des regards mêlés de haine et d'amour entre Gamzatti et Nikiya, d'ovations interminables, de nuits dont on ne voudrait jamais la fin.
Je rêve d'une Bastille pleine à craquer, vibrante, électrisée par la grandeur du ballet classique.
Et je sais qu'avec des étoiles parisiennes ou des invités de marque, La Bayadère nous offrira des moments inoubliables.
Mais si, en plus, une grande vedette du Bolchoï ou du Mariinsky nous rejoignait…
Alors ce ne serait pas simplement une saison. Ce serait historique.
🌙 Le Rêve de Solor — En attendant La Bayadère
Alors que les nuits parisiennes s'adoucissent et que les lumières de l'Opéra Bastille se rallument, je me sens devenir Solor.
Non pas le guerrier de légende, mais le rêveur — errant entre réalité et fantaisie, entre le présent et un monde où le ballet vit éternellement dans la perfection.
Je ferme les yeux, et soudain, je ne suis plus en ville.
Je pénètre dans le Royaume des Ombres.
La musique de Minkus s'élève doucement, comme un lointain battement de cœur, et la scène se métamorphose en un paysage mystique de clair de lune, de cascades, de temples et d'une beauté infinie. Et là, émergeant de la brume, apparaît Nikiya — fragile, lumineuse, éternelle.
Mais comme dans tout rêve, elle change.
Parfois, elle est russe, née de l'élégance du Mariinsky :
Viktoria Terechkina, puissante et majestueuse,
Renata Shakirova, raffinée et musicale,
Maria Khoreva, pure comme le cristal,
Olesya Novikova, poétique et sereine.
D'autres soirs, elle arrive de Paris même – toute grâce aristocratique et noblesse de lignes :
Amandine Albisson, Valentine Colasante, Dorothée Gilbert, Sae Eun Park – chacune une nuance de poésie différente.
Et puis, comme appelée par le destin, Gamzatti entre dans le rêve.
Non pas en rivale, mais en reine de lumière, couronnée d'or, rayonnante d'éclat.
Elle vient du Bolchoï – Anastasia Smirnova à l'autorité impériale,
Maria Koshkaryova à la grandeur imposante,
Margarita Shrainer au regard de feu,
Yaroslavna Kuprina à la présence royale.
D'autres soirs, elle traverse les océans pour rejoindre Paris :
Isabella Boylston, éblouissante et radieuse,
Nicoletta Manni, noble et lumineuse,
Marianela Núñez, légendaire et inaccessible.
Et soudain, le rêve s'enrichit.
Une Nikiya française face à une Gamzatti russe.
Une Nikiya anglaise confrontée à une princesse parisienne.
Une reine du Bolchoï se heurtant à l'esprit du Mariinsky.
Chaque combinaison suscite une nouvelle émotion, un nouveau drame, une nouvelle beauté.
Le duel entre l'amour et le pouvoir devient infini, renaissant chaque soir sous une forme différente.
Je les regarde danser sous un ciel doré, près de cascades, parmi d'anciens temples qui s'illuminent au crépuscule. L'orchestre s'amplifie. Les tutus scintillent. Le silence du public tremble avant d'exploser en applaudissements.
Dans ce rêve, les billets s'arrachent en quelques minutes.
Paris vibre d'excitation.
Le monde entier se rend à la Bastille.
Et pourtant, même cela ne suffit pas.
Car il y a trop de ballerines extraordinaires.
Trop de reines dignes de la couronne de Gamzatti.
Trop d'âmes nées pour être Nikiya.
Une seule invitée ne suffit jamais.
Une seule représentation ne suffit jamais.
Une seule saison ne suffit jamais.
Dans mon rêve, La Bayadère est dansée chaque mois.
Chaque mois, une nouvelle distribution.
Chaque mois, un nouveau miracle.
Parfois, je ris doucement en moi-même – car je sais que c'est la folie de l'amour du ballet. Mais c'est la plus douce des folies.
Et puis Nikiya revient, dérivant vers moi comme une vision, ses bras flottant comme portés par le vent.
Elle me regarde comme elle regarde Solor – avec tendresse, tristesse et éternité.
La musique s'estompe.
Le rêve se dissipe.
J'ouvre les yeux.
Paris est toujours là.
L'Opéra Bastille attend.
Juin approche.
Mais au fond de moi, Solor continue de rêver.
De rêver de tutus scintillants, de noms légendaires, d'associations impossibles qui pourraient un jour devenir réalité. De rêver de nuits où Paris accueille non seulement ses propres étoiles glorieuses, mais aussi les reines du Bolchoï, du Mariinsky, du Royal Ballet, de La Scala et d'ailleurs.
Peut-être que cela arrivera.
Peut-être qu'une étoile viendra.
Peut-être plus.
Et sinon, rêver est déjà un cadeau.
Jusqu'à ce que le rideau se lève, je reste Solor.
Marchant entre réalité et fantaisie.
Attendant La Bayadère.
Rêvant.
Nikiya et Gamzatti — Les deux reines de La Bayadère
Bien que le rôle de Gamzatti soit celui qui me fascine le plus, je dois admettre — en toute honnêteté et avec une profonde admiration — que Nikiya demeure la véritable vedette de la soirée dans La Bayadère.
Nikiya est l'un des rôles les plus exigeants et poétiques de tout le ballet classique. Techniquement complexe, d'une grande profondeur émotionnelle et musicalement sublime, elle porte en elle l'âme de l'œuvre. Ludwig Minkus a composé pour Nikiya certaines de ses plus belles musiques, notamment dans le pas de deux avec Solor, où les mélodies s'élèvent avec tendresse, nostalgie et une beauté tragique.
La musique de Gamzatti est magnifique — brillante, majestueuse et puissante — mais celle de Nikiya est tout simplement transcendante.
Lorsque Nikiya est dansée par une ballerine délicate et éthérée, l'effet est magique. Le temps semble suspendu. Le public respire à l'unisson. Le théâtre se transforme en un rêve. C'est pourquoi, dans la plupart des représentations, Nikiya devient naturellement le centre émotionnel de la soirée.
Et pourtant, le ballet est bien vivant.
Il y a des soirs où Gamzatti, interprétée par une grande actrice autant que par une grande danseuse, peut captiver l'attention de tous. Son autorité, son sens du drame, son éclat et sa virtuosité embrasent la scène et conquièrent le cœur du public.
J'ai assisté à de nombreuses représentations de La Bayadère, et l'équilibre a souvent basculé. Certains soirs, Nikiya m'a profondément touchée. D'autres soirs, Gamzatti a conquis la scène. Et c'est là toute la beauté du ballet vivant.
Chaque amateur de ballet a ses danseurs préférés. Chaque représentation est différente. Et il n'y a pas de place pour la rivalité entre ces deux rôles, car tous deux sont essentiels, tous deux sont riches et tous deux recèlent des variations extraordinaires qui définissent la grandeur de ce chef-d'œuvre.
Je me souviens d'une soirée en particulier à l'Opéra Bastille qui reste gravée dans ma mémoire.
Héloïse Bourdon a dansé Nikiya avec une sensibilité et une grâce remarquables. Des années plus tard, elle revint dans le même ballet – cette fois dans le rôle de Gamzatti – tandis que celui de Nikiya était interprété par la magnifique étoile du Mariinsky, Kristina Shapran, invitée à Paris en tant qu'artiste invitée.
Cette soirée fut électrisante.
La Nikiya de Shapran possédait cette pureté, cette douceur et cette profondeur musicale si typiquement russes qui rendent les grandes ballerines du premier acte si inoubliables. La Gamzatti de Bourdon était dramatique, puissante et d'une majesté farouche. Le contraste entre elles créa une véritable étincelle théâtrale – exactement ce dont La Bayadère a besoin.
J'ai adoré les deux.
Le public était subjugué, les applaudissements tonitruants, et ce souvenir reste gravé dans ma mémoire. J'espère encore qu'un jour Kristina Shapran – ou une autre grande étoile du Bolchoï ou du Mariinsky – reviendra à Paris pour danser à nouveau Nikiya.
Pour moi, les ballerines russes possèdent quelque chose d'unique dans les grands rôles poétiques du ballet classique – dans Le Lac des cygnes, Giselle, et surtout dans Nikiya. Il y a une pureté de ligne, une profondeur de sentiment musical et une dimension spirituelle presque surnaturelle.
Mais qu'elle soit française, russe, italienne ou internationale, l'essentiel réside dans l'art – la capacité à transformer la technique en émotion.
En fin de compte, La Bayadère n'est pas une question de choix entre Gamzatti et Nikiya.
Il s'agit de célébrer deux femmes extraordinaires, deux destins, deux univers musicaux et deux formes de beauté différentes.
Certaines nuits appartiennent à Nikiya.
Certaines nuits appartiennent à Gamzatti.
Et les plus belles nuits appartiennent aux deux.
C'est pourquoi ce ballet continue d'enchanter génération après génération – et pourquoi chaque nouvelle représentation est un véritable miracle.
🌙 Mientras se acerca La Bayadère, yo sueño…
Mientras París se prepara para recibir de nuevo La Bayadère en la escena majestuosa de la Ópera Bastille, mi mente viaja sin descanso. Sueño. Imagino. Combino estrellas, estilos, escuelas, tradiciones. Y sonrío solo, como hacen los verdaderos aficionados cuando se dejan llevar por la magia del ballet.
Porque La Bayadère no es solo un ballet: es un universo.
Y Gamzatti y Nikiya son dos planetas que chocan, se atraen y hacen saltar chispas.
Qué sueño sería ver llegar a París una Nikiya venida de Rusia…
imaginar a Viktoria Tereshkina, imperial y poderosa, o a la refinada y musical Renata Shakirova, o a la etérea Maria Khoreva, o a la delicada Olesya Novikova desde el Mariinsky.
O una Gamzatti del Bolshoi como Anastasia Smirnova, que ya ha brillado en ese rol con una autoridad impresionante, o la majestuosa Maria Koshkaryova, o la fascinante Margarita Shrainer, o Yaroslavna Kuprina, todas ellas princesas naturales de este personaje.
Las entradas se agotarían en minutos.
Y cómo no soñar también con estrellas internacionales que ya nos han hecho vibrar en París…
Volver a invitar a Isabella Boylston, cuya Kitri fue una revelación y cuya Gamzatti es simplemente de ensueño.
O ver a la extraordinaria Nicoletta Manni de La Scala, tan luminosa, tan noble, tan perfecta para una princesa india.
O, por qué no, volver a recibir a la legendaria Marianela Núñez, quizá la mejor Gamzatti del Royal Ballet, una artista que transforma cada aparición en un acontecimiento.
Y entonces mi imaginación va más lejos aún.
Una Nikiya parisina frente a una Gamzatti rusa.
Una Nikiya inglesa frente a una Gamzatti francesa.
Una mezcla de escuelas, de estilos, de tradiciones, creando noches irrepetibles.
Imagino a Valentine Colasante o Amandine Albisson enfrentándose en escena a una estrella del Mariinsky.
Imagino una Nikiya del Royal Ballet como Marianela Núñez o Natalia Osipova, tan dramática, tan ardiente, frente a una Gamzatti parisina, fría, noble y deslumbrante.
Qué choque de mundos.
Qué electricidad en el escenario.
Qué veladas mágicas para el público de París y para los visitantes de todo el mundo.
Gamzatti es un rol que hace soñar.
Un rol que toda bailarina desea bailar.
Un rol que los aficionados esperamos con el corazón acelerado.
Y el problema —bendito problema— es que hay demasiadas fabulosas.
Una sola invitación no basta.
Una sola función no basta.
Una sola temporada no basta.
Yo mismo sonrío al pensarlo:
si fuera por mí, programaría La Bayadère todos los meses del año.
Cada mes con una Gamzatti distinta.
Cada mes con una Nikiya nueva.
Cada mes con una historia que renace.
Muchas temporadas de la Ópera de París han invitado a estrellas internacionales. ¿Por qué no soñar con que esta vez vuelva a suceder? Quizá una rusa, quizá una italiana, quizá una americana…
Soñar no cuesta nada — y mientras tanto, la ilusión crece.
Mientras se acerca junio, yo sueño.
Sueño con tutús brillantes, con la música de Minkus elevándose en la sala, con miradas de odio y amor entre Gamzatti y Nikiya, con ovaciones interminables, con noches que no queremos que acaben.
Sueño con un Bastille lleno, vibrante, electrizado por la grandeza del ballet clásico.
Y sé que, con estrellas parisinas o con invitadas de lujo, La Bayadère nos regalará momentos que quedarán en la memoria para siempre.
Pero si además llegara una gran estrella del Bolshoi o del Mariinsky…
Entonces ya no sería solo una temporada.
Sería historia.
🌙 El sueño de Solor — Esperando a La Bayadère
A medida que las noches parisinas se suavizan y las luces de la Ópera de la Bastilla se reavivan, me siento como Solor.
No soy el guerrero legendario, sino el soñador, vagando entre la realidad y la fantasía, entre el presente y un mundo donde el ballet vive eternamente en perfección.
Cierro los ojos y, de repente, ya no estoy en la ciudad.
Entro en el Reino de las Sombras.
La música de Minkus se eleva suavemente, como un latido lejano, y el escenario se transforma en un paisaje místico de luz de luna, cascadas, templos y belleza infinita. Y allí, emergiendo de la niebla, aparece Nikiya: frágil, luminosa, eterna.
Pero como en todos los sueños, ella cambia.
A veces es rusa, nacida de la elegancia del Mariinsky:
Viktoria Tereshkina, poderosa y majestuosa,
Renata Shakirova, refinada y musical,
Maria Khoreva, pura como el cristal,
Olesya Novikova, poética y serena.
Otras noches, llega del mismísimo París, toda gracia aristocrática y líneas nobles:
Amandine Albisson, Valentine Colasante, Dorothée Gilbert, Sae Eun Park, cada una con un matiz poético diferente.
Y entonces, como llamada por el destino, Gamzatti entra en el sueño.
No como una rival, sino como una reina de luz, coronada de oro, radiante de brillo.
Proviene del Bolshoi de Moscú: Anastasia Smirnova con su autoridad imperial,
Maria Koshkaryova con su imponente grandeza,
Margarita Shrainer con su mirada ardiente,
Yaroslavna Kuprina con su presencia regia. Otras noches, cruza océanos para llegar a París:
Isabella Boylston, deslumbrante y radiante,
desde Italia, Nicoletta Manni, noble y luminosa,
desde Londres, Marianela Núñez, legendaria e inalcanzable.
Y de repente, el sueño se expande.
Una Nikiya francesa frente a un Gamzatti ruso.
Una Nikiya inglesa frente a una princesa parisina.
Una reina del Bolshoi chocando con el espíritu del Mariinsky.
Cada combinación evoca una nueva emoción, un nuevo drama, una nueva belleza.
El duelo entre el amor y el poder se vuelve interminable, renaciendo cada noche de una forma diferente.
Las observo bailar bajo un cielo dorado, cerca de cascadas, entre antiguos templos que brillan al anochecer. La orquesta sube de tono. Los tutús relucen. El silencio del público tiembla antes de estallar en aplausos.
En este sueño, las entradas se agotan en minutos.
París vibra de emoción.
El mundo entero acude a la Bastilla.
Y, sin embargo, ni siquiera eso es suficiente.
Porque hay demasiadas bailarinas extraordinarias.
Demasiadas reinas dignas de la corona de Gamzatti.
Demasiadas almas nacidas para ser Nikiya.
Una invitada nunca es suficiente.
Una función nunca es suficiente.
Una temporada nunca es suficiente.
En mi sueño, La Bayadère se baila cada mes.
Cada mes, un nuevo elenco.
Cada mes, un nuevo milagro.
A veces me río para mis adentros, porque sé que esta es la locura del amor por el ballet. Pero es la más dulce de las locuras.
Y entonces Nikiya regresa, flotando hacia mí como una visión, con los brazos flotando como llevados por el viento.
Me mira como mira a Solor: con ternura, tristeza y eternidad.
La música se desvanece.
El sueño se disipa.
Abro los ojos.
París sigue ahí.
La Ópera de la Bastilla me espera.
Se acerca junio.
Pero en el fondo, Solor sigue soñando.
Soñando con los decorados resplandecientes, con nombres legendarios, con parejas imposibles que algún día podrían hacerse realidad. Soñando con noches en las que París reciba no solo a sus gloriosas estrellas, sino también a las reinas del Bolshoi, el Mariinsky, el Royal Ballet, La Scala y más allá.
Quizás suceda.
Quizás aparezca una estrella.
Quizás más.
Y si no, soñar ya es un regalo.
Hasta que se levante el telón, sigo siendo Solor.
Caminando entre la realidad y la fantasía.
Esperando La Bayadère.
Soñando.
Nikiya y Gamzatti — Dos reinas de La Bayadère
Aunque Gamzatti es el papel que más me fascina, debo admitir, con total honestidad y admiración, que Nikiya sigue siendo la verdadera estrella de la noche en La Bayadère.
Nikiya es uno de los papeles más exigentes y poéticos del ballet clásico. Técnicamente desafiante, emocionalmente profundo y musicalmente sublime, transmite el corazón espiritual de la obra. Ludwig Minkus escribió algunas de sus piezas más hermosas para Nikiya, especialmente en el pas de deux con Solor, donde las melodías se elevan con ternura, anhelo y belleza trágica.
La música de Gamzatti es magnífica —brillante, majestuosa y poderosa—, pero la de Nikiya es simplemente trascendente.
Cuando Nikiya es bailada por una bailarina delicada y etérea, el efecto puede ser mágico. El tiempo parece detenerse. El público respira al unísono. El teatro se transforma en un sueño. Por eso, en la mayoría de las funciones, Nikiya se convierte naturalmente en el centro emotivo de la noche.
Y, sin embargo, el ballet rebosa vida.
Hay noches en las que Gamzatti, interpretada por una gran actriz y una gran bailarina, puede acaparar toda la atención. Su autoridad, dramatismo, brillantez y virtuosismo pueden encender el escenario y conquistar el corazón del público.
He asistido a muchas funciones de La Bayadère, y a menudo la balanza se ha inclinado. Algunas noches, Nikiya me conmovió más profundamente. Otras, Gamzatti conquistó el escenario. Y esa es la belleza del ballet en vivo.
Todo amante del ballet tiene bailarines favoritos. Cada función es diferente. Y no hay lugar para la rivalidad entre estos dos papeles, porque ambos son esenciales, ambos son ricos y ambos contienen variaciones extraordinarias que definen la grandeza de esta obra maestra.
Recuerdo una noche en particular en la Ópera de la Bastilla que permanece vívida en mi memoria.
Héloïse Bourdon bailó Nikiya con una sensibilidad y una gracia extraordinarias. Años más tarde, regresó al mismo ballet, esta vez como Gamzatti, mientras que el papel de Nikiya fue interpretado por la magnífica estrella del Mariinsky, Kristina Shapran, quien había sido invitada a París como artista invitada.
Esa noche fue electrizante.
La Nikiya de Shapran poseía la inconfundible pureza, suavidad y profundidad musical rusas que hacen inolvidables a las grandes bailarinas de ballet blanco. La Gamzatti de Bourdon era dramática, poderosa y ferozmente majestuosa. El contraste entre ellas creó una verdadera chispa teatral, justo lo que La Bayadère necesita.
Me encantaron ambas.
El público estaba sin aliento, los aplausos atronadores, y el recuerdo ha permanecido conmigo para siempre. Todavía espero que algún día Kristina Shapran, u otra gran estrella del Bolshoi o del Mariinsky, regrese a París para bailar Nikiya de nuevo.
Para mí, las bailarinas rusas poseen algo único en los grandes papeles poéticos del ballet clásico: en El Lago de los Cisnes, Giselle y, especialmente, en Nikiya. Hay una pureza de línea, una profundidad de sentimiento musical y una cualidad espiritual que se siente casi de otro mundo.
Pero ya sea francés, ruso, italiano o internacional, lo que realmente importa es el arte: la capacidad de transformar la técnica en emoción.
En definitiva, La Bayadère no se trata de elegir entre Gamzatti y Nikiya.
Se trata de celebrar a dos mujeres extraordinarias, dos destinos, dos mundos musicales y dos formas diferentes de belleza.
Algunas noches pertenecen a Nikiya.
Algunas noches pertenecen a Gamzatti.
Y las noches más grandiosas pertenecen a ambos.
Por eso este ballet sigue encantando generación tras generación, y cada nueva función se siente como un nuevo milagro.
🌟 La Bayadère all’Opéra Bastille: un evento attesissimo e un sogno che guarda oltre i confini
Parigi si prepara a vivere una delle stagioni di balletto più emozionanti degli ultimi anni con il ritorno trionfale de La Bayadère all’Opéra Bastille. Questo capolavoro assoluto del repertorio classico, nato dal genio di Marius Petipa e Ludwig Minkus e sublimato dalla coreografia di Rudolf Nureyev, promette serate di pura magia, fasto scenico e grande danza.
Ogni rappresentazione sarà una celebrazione della bellezza: le scenografie monumentali ispirate all’India imperiale, i costumi sontuosi di Franca Squarciapino, le luci dorate, le cascate scintillanti, i templi maestosi e l’orchestra che fa vibrare la sala con le melodie indimenticabili di Minkus. Il pubblico verrà trasportato in un mondo lontano, poetico e tragico, dove amore, gelosia e destino si intrecciano in una delle storie più affascinanti del balletto.
Ma al centro di tutto brillano soprattutto due figure leggendarie: Nikiya, l’ombra eterea dell’amore puro, e Gamzatti, la principessa splendente, potente, orgogliosa e irresistibile.
Gamzatti è il ruolo che incendia il palcoscenico: tecnica virtuosistica, presenza scenica imperiale, costumi abbaglianti e una musica che esalta ogni salto, ogni equilibrio, ogni sguardo. È la vera regina della serata.
Le étoile e le prime ballerine dell’Opéra di Parigi daranno vita a interpretazioni magnifiche, ognuna diversa, ognuna unica. Ogni cast offrirà nuove sfumature emotive e artistiche, trasformando ogni serata in un’esperienza irripetibile.
Eppure, come spesso accade nelle grandi stagioni liriche e coreutiche, nasce spontaneo un desiderio: quello di vedere, accanto alle stelle parigine, anche una grande artista internazionale come ospite speciale.
Sarebbe un sogno per molti appassionati — e per me in modo particolare — assistere a una Gamzatti interpretata da una delle grandi regine della danza mondiale.
E se questo sogno dovesse prendere forma, non si può non pensare alla straordinaria étoile della Scala di Milano: Nicoletta Manni.
Con la sua eleganza naturale, la purezza della linea, la forza tecnica e la regalità scenica che la contraddistinguono, Nicoletta Manni sarebbe una Gamzatti assolutamente divina. Il suo stile raffinato, unito a una presenza luminosa e autorevole, si sposerebbe perfettamente con la sontuosità di questo personaggio, trasformando ogni sua apparizione in un momento storico.
Immaginarla sul palcoscenico dell’Opéra Bastille, avvolta nei tessuti dorati, con la musica di Minkus che esplode nell’immenso Grand Pas, sarebbe un sogno che farebbe vibrare l’intero pubblico parigino e attirerebbe appassionati da tutta Europa.
Naturalmente, anche senza ospiti internazionali, La Bayadère sarà un trionfo annunciato. Ma l’eventuale presenza di una grande étoile straniera renderebbe queste rappresentazioni ancora più leggendarie, creando quell’incontro magico tra scuole, stili e tradizioni che solo il balletto sa offrire.
Parigi è pronta.
Il pubblico attende con impazienza.
La musica è pronta a incantare.
Le ballerine sono pronte a regnare sul palcoscenico.
E mentre il sipario sta per alzarsi su questo capolavoro immortale, resta il desiderio — dolce e appassionato — che una grande stella internazionale, come la meravigliosa Nicoletta Manni, possa illuminare anche solo per una sera questo spettacolo già straordinario.
Perché La Bayadère non è solo un balletto.
È un sogno che prende vita.
La Ópera de París vuelve a encender su magia con uno de los títulos más deslumbrantes del repertorio clásico: La Bayadère, en la fastuosa versión de Rudolf Noureev sobre el legado de Marius Petipa, con la música hipnótica de Ludwig Minkus. Todo está dispuesto: los decorados, el esplendor visual, la intensidad dramática… y, por supuesto, un firmamento de estrellas listo para brillar.
✨ Las Nikiyas: poesía, lirismo y tragedia
El papel de Nikiya, la bailarina sagrada, exige una pureza técnica y una profundidad emocional excepcionales. Este año, será encarnado por un elenco de primeras figuras que prometen interpretaciones únicas:
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Léonore Baulac
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Valentine Colasante
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Dorothée Gilbert
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Sae Eun Park
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Héloïse Bourdon
Cada una aportará su sello: desde la elegancia cristalina hasta el drama más desgarrador. Nikiya no es solo técnica: es alma, sacrificio y un amor imposible que se deshace entre sombras.
👑 Las Gamzatti: fuego, poder y rivalidad
Frente a Nikiya, emerge Gamzatti, la princesa orgullosa, figura de fuerza y determinación. El contraste es absoluto, y el duelo escénico promete ser electrizante:
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Bleuenn Battistoni
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Roxane Stojanov
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Inès McIntosh
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Clara Mousseigne
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Bianca Scudamore
Gamzatti es brillo, autoridad y una técnica afilada como el acero. Cada enfrentamiento con Nikiya será un choque de estilos, temperamentos y energías.
🌙 Las Variaciones: joyas de precisión y belleza
El célebre Reino de las Sombras y otras escenas icónicas se enriquecen con variaciones que son verdaderas pruebas de excelencia para las solistas:
Primera variación
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Héloïse Bourdon
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Hohyun Kang
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Clara Mousseigne
Segunda variación
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Marine Ganio
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Inès McIntosh
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Aubane Philbert
Tercera variación
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Bianca Scudamore
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Célia Drouy
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Nine Seropian
Estas variaciones, etéreas y exigentes, son momentos suspendidos en el tiempo, donde cada arabesque y cada equilibrio rozan la perfección.
Todo está preparado. Aún no conocemos qué combinación exacta veremos cada noche, pero ahí reside parte del encanto: el misterio, la expectativa, la promesa de algo irrepetible.
Sea cual sea el reparto que te toque, será una experiencia inolvidable. Porque en la Ópera de París, cuando se alza el telón de La Bayadère, no hay funciones menores: solo noches de pura magia.