Wednesday, February 11, 2026

Madrid - Lisette Oropesa - 10th Feb 2026

 

Lisette Oropesa - Teatro Real de Madrid - 2026

On 10 February 2026, a date destined to remain engraved in the memory of the Teatro Real, Giuseppe Verdi once again triumphed in Madrid. The concert performance of I Masnadieri became far more than a revival of a rarely performed opera: it turned into a historic evening, illuminated by the extraordinary artistry of Lisette Oropesa, whose voice transformed the night into something unforgettable.

From her first phrases as Amalia, Oropesa revealed a vocal purity and expressive intensity that immediately captivated the audience. Her soprano, luminous and agile, combined crystalline high notes with a refined legato and a deep emotional sincerity. It was a voice capable of both delicacy and dramatic fire—precisely the qualities Verdi demands from this complex heroine.

Amalia Reborn

In Act II, Amalia’s great scena and aria sequence—“Dall’infame banchetto io m’involai” followed by “Tu del mio Carlo al seno”—was delivered with a dramatic arc of remarkable coherence. Oropesa shaped the phrases with elegance and restraint, allowing the emotion to grow naturally, never forcing the voice, yet filling the hall effortlessly.

But it was the cabaletta “Carlo vive?… Oh caro accento” that ignited the theater. Sung with dazzling brilliance, fearless agility, and radiant top notes, the performance unleashed an explosion of applause that simply would not subside. The ovation became so overwhelming that the orchestra could not proceed. The only possible outcome was a bis—and when Oropesa repeated the cabaletta, she sang it with even greater freedom, confidence, and joy.

The Teatro Real erupted. Applause thundered from every corner of the hall. It was one of those rare moments when time seems suspended, when performer and audience breathe as one.

Echoes of London, 1847

The power of this evening inevitably recalled the opera’s world premiere in London, at Her Majesty’s Theatre on 22 July 1847. On that historic night, I Masnadieri was conducted by Verdi himself, and the role of Amalia was sung by Jenny Lind, the legendary Swedish soprano known across Europe as the Nightingale of Sweden.” Her success was immense; Queen Victoria herself was present, and London was swept away by Lind’s voice and Verdi’s music.

Nearly two centuries later, history seemed to repeat itself.

Just as Jenny Lind embodied the ideal Verdi soprano of her time, Lisette Oropesa emerged in Madrid as the perfect Amalia of ours. Her performance bridged eras, reminding us of the youthful Verdi’s melodic invention, his dramatic urgency, and his gift for writing music that allows the human voice to soar.

The Nightingale of Madrid

By the end of the evening, there was no doubt left in the hall: Lisette Oropesa had written her name into the history of the Teatro Real. Her high notes—effortless, gleaming, and perfectly focused—her expressive intelligence, and her sheer vocal beauty earned her a place alongside the great sopranos associated with this role.

If Jenny Lind was the Nightingale of Sweden, then on this unforgettable night, Lisette Oropesa became the Nightingale of Madrid.

Verdi triumphed once again at the Teatro Real—this time carried on the wings of an extraordinary voice. It was a night of pure opera, pure emotion, and pure history.

A night Madrid will not soon forget.



Lisette Oropesa, le rossignol de Madrid : Verdi triomphe à nouveau au Teatro Real

Le 10 février 2026 restera comme une date mémorable dans l’histoire du Teatro Real de Madrid. Ce soir-là, Giuseppe Verdi, l’un des piliers absolus de l’opéra italien, y connut un nouveau triomphe grâce à une interprétation d’exception de I Masnadieri, donnée en version de concert. Au centre de cette soirée historique se trouvait une artiste dont la voix, la musicalité et l’intelligence dramatique ont marqué les esprits : Lisette Oropesa.

Dès son entrée en scène dans le rôle d’Amalia, la soprano a imposé une présence vocale rare, faite de lumière, de noblesse et d’émotion sincère. Sa voix, d’une pureté cristalline, s’élève avec une facilité déconcertante, tout en conservant une ligne de chant d’un raffinement exemplaire. Oropesa possède cette qualité si précieuse chez les grandes verdiennes : l’art de faire chanter l’âme à travers la technique.

Verdi, Londres et la naissance d’un mythe

Pour comprendre la portée de cette soirée madrilène, il faut remonter à Londres, en 1847, année de la création mondiale de I Masnadieri au Her Majesty’s Theatre. Giuseppe Verdi, alors âgé de trente-quatre ans, dirigeait lui-même l’orchestre. À ses côtés, la légendaire Jenny Lind, surnommée le Rossignol de Suède, incarnait Amalia. Le succès fut immense, en présence de la reine Victoria, et consacra définitivement Verdi sur la scène internationale.

L’œuvre, inspirée de Schiller, appartient à cette période de jeunesse du compositeur où l’élan dramatique, la fougue romantique et l’écriture vocale virtuose se mêlent avec intensité. Le rôle d’Amalia exige une soprano capable d’unir souplesse belcantiste, projection héroïque et émotion contenue — des qualités que Lisette Oropesa possède de manière presque idéale.

Une Amalia de référence

Lors de la grande scène de l’Acte II — « Dall’infame banchetto io m’involai », suivie de l’air « Tu del mio Carlo al seno » — Oropesa a construit un portrait bouleversant d’Amalia, mêlant fragilité et force intérieure. Chaque phrase était ciselée avec un sens du mot et du souffle remarquable, chaque nuance pensée, jamais appuyée.

Mais c’est dans la cabalette « Carlo vive?… Oh caro accento » que la magie s’est véritablement produite. Portée par des aigus éclatants, sûrs, lumineux, la soprano a déclenché une ovation telle que l’orchestre a dû s’interrompre. Le public, en délire, n’a laissé d’autre choix que celui du bis. La reprise fut encore plus électrisante, libérée, triomphale. Le Teatro Real vibrait, littéralement, sous les applaudissements.

Le Teatro Real et Verdi : une histoire d’amour

Ce triomphe n’est pas un hasard. Le Teatro Real entretient depuis toujours un lien profond avec l’œuvre de Giuseppe Verdi. On se souvient notamment du succès éclatant de La forza del destino, opéra dont l’histoire est intimement liée à Madrid, puisque l’œuvre fut commandée pour la capitale espagnole et créée en 1862. Verdi y trouva un public fervent, passionné, capable de comprendre la profondeur humaine et dramatique de sa musique.

Depuis lors, Verdi n’a cessé de revenir, triomphalement, sur cette scène. Et ce 10 février 2026, son retour fut glorieux, porté par une voix qui semble née pour son univers musical.

Lisette Oropesa, soprano idéale pour Verdi

Lisette Oropesa s’impose aujourd’hui comme l’une des sopranos verdiennes les plus accomplies de sa génération. Son interprétation de Violetta dans La Traviata a déjà conquis les plus grandes scènes du monde, grâce à son sens du style, son émotion jamais démonstrative et sa virtuosité naturelle. Amalia confirme cette affinité profonde avec Verdi : une voix capable de la plus tendre introspection comme de l’élan le plus exalté.

Si Jenny Lind fut le Rossignol de Suède, Lisette Oropesa est désormais le Rossignol de Madrid. Sa voix, par sa clarté, son agilité et sa beauté, a fait renaître l’esprit même du romantisme verdien.

Un rêve belcantiste : Anna Bolena

Et pourtant, au-delà de Verdi, un rêve demeure. On ne peut s’empêcher d’imaginer Lisette Oropesa dans l’un des sommets du bel canto romantique : Anna Bolena de Gaetano Donizetti. Ce rôle, qui exige à la fois virtuosité, noblesse tragique et profondeur psychologique, semblerait taillé sur mesure pour elle. Sa sensibilité, son intelligence musicale et la pureté de ses aigus feraient d’elle une Anna Bolena inoubliable, digne des plus grandes.

Une nuit pour l’histoire

Ce fut donc bien plus qu’un concert. Ce fut une page d’histoire écrite au Teatro Real, une rencontre entre passé et présent, entre Verdi et Madrid, entre tradition et renouveau. Grâce à Lisette Oropesa, Verdi a une fois encore triomphé, rappelant que l’opéra, lorsqu’il est servi avec un tel art, reste une expérience bouleversante et intemporelle.

Une nuit pour la mémoire.
Une nuit que Madrid mettra longtemps à oublier.

El 10 de febrero de 2026 quedará inscrito con letras doradas en la historia del Teatro Real de Madrid. Aquella noche, la versión de concierto de I Masnadieri de Giuseppe Verdi se transformó en un acontecimiento extraordinario, en una de esas raras ocasiones en que el tiempo parece detenerse y la música, servida por una voz excepcional, adquiere una dimensión casi histórica. En el centro de ese triunfo estuvo Lisette Oropesa, verdadera protagonista de una velada que Madrid tardará mucho en olvidar.

Desde su primera intervención como Amalia, Oropesa reveló una afinidad profunda con el lenguaje verdiano. Su voz, de una pureza luminosa, se desplegó con una naturalidad asombrosa, combinando agilidad belcantista, proyección segura y una expresividad sincera, nunca exagerada. Cada frase estuvo cargada de intención, cada matiz cuidadosamente pensado, confirmando que estamos ante una soprano que no solo posee una técnica excepcional, sino también una inteligencia musical fuera de lo común.

Verdi y el nacimiento de un mito operístico

Para comprender plenamente la magnitud de esta noche, es necesario mirar hacia el pasado. I Masnadieri se estrenó mundialmente en Londres, en el Her Majesty’s Theatre, el 22 de julio de 1847, bajo la dirección del propio Verdi. El compositor, aún joven pero ya reconocido, contaba entonces con una de las mayores estrellas de la época: Jenny Lind, la legendaria soprano sueca conocida como el Ruiseñor de Suecia. La presencia de la reina Victoria y el éxito clamoroso de la función consagraron tanto a la ópera como a su protagonista.

Amalia es un rol exigente, concebido para una soprano capaz de unir lirismo, virtuosismo y una intensidad dramática contenida. Es un personaje que requiere un dominio absoluto del canto, pero también una profunda sensibilidad expresiva. En su momento, Jenny Lind encarnó ese ideal. En nuestro tiempo, Lisette Oropesa ha demostrado ser su heredera natural.

Una Amalia para la historia

En el segundo acto, la gran escena y aria de Amalia —«Dall’infame banchetto io m’involai» y «Tu del mio Carlo al seno»— fue interpretada por Oropesa con una mezcla perfecta de elegancia, emoción y control vocal. La línea de canto fluyó con una pureza conmovedora, mientras la soprano construía un retrato íntimo y profundamente humano del personaje.

Pero fue la cabaletta «Carlo vive?… Oh caro accento» la que desató la auténtica apoteosis. Con agudos radiantes, perfectamente emitidos, y una energía contagiosa, Oropesa encendió al público del Teatro Real. Los aplausos fueron tan insistentes que la orquesta no pudo continuar. El bis se volvió inevitable. En la repetición, la soprano cantó con aún mayor libertad, provocando una ovación ensordecedora. El teatro entero vibró.

El Teatro Real y Verdi: una relación profunda

Este triunfo se inscribe en una larga historia de amor entre el Teatro Real y Giuseppe Verdi. Madrid ocupa un lugar privilegiado en la biografía del compositor. La forza del destino, una de sus obras más emblemáticas, fue representada en la capital española  por primera vez y estrenada allí en 1863 con un éxito rotundo. Verdi viajó a Madrid y encontró un público apasionado y receptivo, capaz de comprender la profundidad humana y el dramatismo de su música. La forza del destino estará ligada con el Teatro Real para siempre . Verdi estuvo unos 25 días en Madrid y seguidamente viajó a Andalucia antes de volver a París junto a su esposa Giuseppina Strepponi. 

Desde entonces, el Teatro Real ha sido escenario de innumerables triunfos verdianos. La velada del 10 de febrero de 2026 confirma que esa tradición sigue viva y que Verdi continúa emocionando, con la misma fuerza, cuando su música es interpretada por artistas de excepción.

Lisette Oropesa, la soprano ideal para Verdi

Lisette Oropesa se ha consolidado como una de las grandes sopranos de su generación, especialmente en el repertorio verdiano. Su Violetta en La Traviata ya es considerada de referencia, gracias a su dominio del estilo, su sensibilidad dramática y su capacidad para unir virtuosismo y emoción. Amalia confirma esa afinidad natural con Verdi: una voz capaz de la más delicada introspección y del más ardiente ímpetu dramático.

Si Jenny Lind fue el Ruiseñor de Suecia, Lisette Oropesa es hoy, sin duda, el Ruiseñor de Madrid. Sus agudos luminosos, su timbre puro y su elegancia innata han conquistado al público madrileño de manera definitiva.

Un sueño belcantista: Anna Bolena

Y sin embargo, más allá de Verdi, surge inevitablemente un sueño. Pensar en Lisette Oropesa es pensar también en el gran repertorio belcantista. Resulta imposible no imaginarla como Anna Bolena de Gaetano Donizetti. Ese papel, que exige virtuosismo extremo, nobleza trágica y una profunda introspección psicológica, parece hecho a su medida. Su musicalidad, su control técnico y su sensibilidad artística harían de ella una Anna Bolena memorable, digna de las grandes intérpretes de la historia.

Una noche para la eternidad

Lo ocurrido en el Teatro Real fue mucho más que un concierto. Fue una noche histórica, un diálogo entre pasado y presente, entre Verdi y Madrid, entre la tradición y la renovación. Gracias a Lisette Oropesa, la música de Verdi volvió a triunfar con fuerza arrolladora, recordándonos que el arte del canto, cuando alcanza este nivel de excelencia, sigue siendo una experiencia profundamente conmovedora y eterna.

Una noche para recordar.
Una noche que Madrid no olvidará jamás.

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