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Sunday, December 14, 2025

New York - The Twin Towers

Some places leave an imprint on the soul so deep that time can’t erase it. The Twin Towers of the World Trade Center were like that for me—monuments not only of steel and glass, but of wonder, movement, and life. I first visited them in 1991, but the memory of that day has stayed as vivid as if it were yesterday. Even now, when I close my eyes, I can still see the way the sunlight shimmered against their façades, how impossibly tall they stood, and how everything around them seemed to shrink beneath their presence.

Walking into their lobby for the first time felt like entering another dimension. The towers were fabulously tall and spectacular, but it wasn’t just their height that impressed me—it was the entire world inside them. They were not simple office buildings; they were two vertical cities, each alive with tens of thousands of people going about their day. The energy was unlike anything I had ever experienced.

One of the things I remember most clearly was the express elevator system. There was something mesmerizing about watching the employees move in and out of those elevators with such precision and speed. Each tower had 20 express elevators in the ground-floor hall—40 in total between the two towers. These were massive machines, capable of carrying around 44 passengers at a time, and during rush hours they were always full, whether going up or down. You could feel the anticipation in the air as each elevator arrived, the soft hum of the cables, the brief quiet before the doors slid open, and then the rush of people stepping in or out.

Those express elevators traveled directly from the ground floor to the 44th and 78th floors, home to the famous sky lobbies. Stepping out on those sky lobbies felt like stepping into the core of an enormous machine—everything elegant and purposeful. Each skylobby was meticulously designed, with four corridors, and each corridor held six local elevators. That meant 34 local elevators on both the 44th and 78th floors. They stretched out like arteries, sending people up to the many office floors above, some reaching all the way to the 105th floor.

And yet, despite their size and complexity, the towers were surprisingly easy to navigate. On the 78th-floor sky lobby, for example, there were two escalators linking directly to floors 77 and 79, making it possible to move between levels without having to take another elevator. Every detail, every movement path, every connection was designed to accommodate the enormous flow of people who lived and worked inside.

I also remember hearing—and later reading—that during peak working hours, the towers could hold more than 50,000 people combined. Imagine that: an entire city’s worth of life suspended in the sky, spread across more than one hundred floors of activity, conversation, work, and dreams.

And the towers had their own vertical culture. On the 44th floor, there was even a restaurant reserved for employees—a quiet haven in the middle of the building’s upward momentum. For visitors like me, the spectacular highlight was the journey to the top: each tower had two additional express elevators that carried guests up to the 107th-floor restaurant and the observatory, where Manhattan stretched in every direction like a living painting.

All these details, all these memories—the express elevators, the sky lobbies, the constant movement of people—they still live inside me. The towers weren’t just buildings; they were experiences. They were pieces of architecture with personality, soul, and a rhythm all their own.

I loved getting to know them in depth. I loved feeling the buzz of life inside, seeing how effortlessly thousands of people moved through a system engineered to perfection. And even now, all these years later, I feel an indescribable sadness when I think about what happened to them. It’s a sorrow that sits deep in the heart, a quiet ache that returns whenever I let the memories in.

But on the other hand, there is also gratitude—real, immense gratitude. I’m grateful that I got to be there, to stand inside those lobbies, to ride those express elevators, to feel the towers’ vast presence from within. I’m grateful I saw them not as photos or stories, but as living giants.

Some buildings disappear, but the memory of their greatness does not. The Twin Towers may be gone, but their spirit—those cities in the sky—lives on in everyone who ever walked their halls, rode their elevators, or simply stood beneath them and looked up.

For me, they will always be a part of the skyline I carry inside.


Certains lieux marquent l'âme d'une empreinte si profonde que le temps ne peut l'effacer. Les Tours Jumelles du World Trade Center furent de ceux-là pour moi – des monuments non seulement d'acier et de verre, mais aussi d'émerveillement, de mouvement et de vie. Je les ai visitées pour la première fois en 1991, mais le souvenir de cette journée est resté aussi vif que si c'était hier. Aujourd'hui encore, les yeux fermés, je revois la lumière du soleil scintiller sur leurs façades, leur hauteur vertigineuse et comment tout autour semblait se rétrécir sous leur présence.

Entrer dans leur hall pour la première fois, c'était comme pénétrer dans une autre dimension. Les tours étaient fabuleusement hautes et spectaculaires, mais ce n'était pas seulement leur hauteur qui m'impressionnait – c'était tout l'univers qu'elles abritaient. Ce n'étaient pas de simples immeubles de bureaux ; c'étaient deux villes verticales, chacune grouillant de dizaines de milliers de personnes vaquant à leurs occupations. L'énergie qui s'en dégageait était unique.

Ce dont je me souviens le plus clairement, c'est du système d'ascenseurs express. Il y avait quelque chose de fascinant à observer les employés s'y déplacer avec une telle précision et une telle rapidité. Chaque tour comptait dix ascenseurs express dans le hall du rez-de-chaussée, soit vingt au total pour les deux tours. Ces machines imposantes pouvaient transporter environ 44 passagers à la fois et, aux heures de pointe, elles étaient toujours pleines, aussi bien à la montée qu'à la descente. On sentait l'attente palpable à l'arrivée de chaque ascenseur : le léger bourdonnement des câbles, le bref silence avant l'ouverture des portes, puis le flot incessant des personnes qui entraient ou sortaient.

Ces ascenseurs express desservaient directement les 44e et 78e étages, où se trouvaient les célèbres skylobbies. Accéder à ces skylobbies, c'était comme pénétrer au cœur d'une machine gigantesque : tout y était élégant et fonctionnel. Chaque skylobbie était conçu avec une méticulosité extrême, avec quatre couloirs, chacun desservi par six ascenseurs locaux. Cela impliquait 34 ascenseurs locaux aux 44e et 78e étages. Ils s'étendaient comme des artères, acheminant les gens vers les nombreux étages de bureaux supérieurs, certains atteignant même le 105e étage.

Et pourtant, malgré leur taille et leur complexité, les tours étaient étonnamment faciles à parcourir. Dans le hall panoramique du 78e étage, par exemple, deux escaliers mécaniques permettaient de se déplacer directement entre les étages 77 et 79, ce qui permettait de passer d'un niveau à l'autre sans avoir à prendre un autre ascenseur. Chaque détail, chaque trajet, chaque connexion était conçu pour fluidifier le flux considérable de personnes qui y vivaient et y travaillaient.

Je me souviens aussi avoir entendu dire – et plus tard lu – qu'aux heures de pointe, les tours pouvaient accueillir plus de 50 000 personnes au total. Imaginez : une ville entière suspendue dans le ciel, répartie sur plus de cent étages d'activité, de conversations, de travail et de rêves.

Et les tours avaient leur propre culture verticale. Au 44e étage, il y avait même un restaurant réservé aux employés – un havre de paix au cœur de l'ascension vertigineuse de l'édifice. Pour les visiteurs comme moi, le clou du spectacle était l'ascension jusqu'au sommet : chaque tour disposait de deux ascenseurs express supplémentaires qui emmenaient les visiteurs au restaurant et à l'observatoire du 107e étage, d'où Manhattan s'étendait à perte de vue comme un tableau vivant.

Tous ces détails, tous ces souvenirs – les ascenseurs express, les halls panoramiques, le va-et-vient incessant des gens – sont encore vivants en moi. Les tours n'étaient pas de simples bâtiments ; c'étaient des expériences. C'étaient des chefs-d'œuvre architecturaux dotés d'une personnalité, d'une âme et d'un rythme qui leur étaient propres.

J'adorais les découvrir en profondeur. J'adorais ressentir l'effervescence qui y régnait, observer la fluidité avec laquelle des milliers de personnes se déplaçaient dans un système conçu à la perfection. Et même aujourd'hui, tant d'années plus tard, je ressens une tristesse indescriptible en pensant à ce qui leur est arrivé. C'est une tristesse profonde, une douleur sourde qui ressurgit dès que je laisse les souvenirs m'envahir.

Mais d'un autre côté, il y a aussi de la gratitude, une gratitude immense et réelle. Je suis reconnaissant d'avoir pu être là, de me tenir dans ces halls, d'emprunter ces ascenseurs express, de ressentir l'immensité des tours de l'intérieur. Je suis reconnaissant de les avoir vues non pas comme des photos ou des récits, mais comme des géants vivants.

Certains bâtiments disparaissent, mais le souvenir de leur grandeur demeure. Les Tours Jumelles ont peut-être disparu, mais leur esprit – ces villes suspendues dans les airs – continue de vivre en chacun de ceux qui ont foulé leurs couloirs, emprunté leurs ascenseurs, ou simplement levé les yeux vers elles.

Pour moi, elles feront toujours partie de la silhouette que je porte en moi.

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