Showing posts with label Lorenzo Lelli. Show all posts
Showing posts with label Lorenzo Lelli. Show all posts

Friday, April 10, 2026

Paris - Roméo et Juliette - Rudolf Nureyev - Opéra Bastille from 02 April to 12 May 2026























Roméo , Tybalt , Rosalinde, Juliette, Paris, Benvolio, Mercutio 

ROMÉO ET JULIETTE

Chorégraphie de Rudolf Noureev

Opéra Bastille, Paris

Du 2 avril au 12 mai 2026

Il y a des ballets que l'on attend avec impatience, et d'autres avec une véritable ferveur. Roméo et Juliette de Rudolf Noureev appartient sans aucun doute à cette dernière catégorie. C'est le ballet que tous les spectateurs rêvent de voir, celui que chaque danseur aspire à interpréter, et l'une des œuvres les plus exigeantes et complexes du répertoire de Noureev. Ce printemps, enfin, l'événement le plus attendu de la saison arrive à l'Opéra Bastille.

D'une durée de trois heures et cinq minutes exactement, ce spectacle est un émerveillement constant. L'action scénique est si riche, intense et ininterrompue qu'il est littéralement impossible de détourner le regard. À cela s'ajoute la musique extraordinaire de Sergueï Prokofiev, qui enveloppe le drame d'une puissance émotionnelle captivante et transforme chaque scène en une expérience inoubliable.

La chorégraphie de Noureev est célèbre pour sa difficulté, mais aussi pour son absolue cohérence dramatique. C'est une chorégraphie conçue pour révéler le meilleur des danseurs principaux et du corps de ballet, conférant à chaque personnage une présence scénique véritablement imposante. Ici, la technique n'est pas une fin en soi, mais un moyen de servir le récit et l'émotion. Danse et musique atteignent un équilibre parfait, magnifié pour l'occasion par la direction musicale du prestigieux Robert Houssart, qui fera ses débuts à l'Opéra de Paris avec cette partition légendaire.

Le 1er avril 2026 marquera le début de cette série très attendue par une avant-première pour les jeunes. Ce spectacle mettra en scène un duo particulièrement apprécié : la divine Bleuenn Battistoni, inoubliable Giselle, l'exquise Aurore et l'éblouissante Odette/Odile, qui interprétera désormais le rôle de la jeune Juliette ; aux côtés du beau et magnifique Thomas Docquir, avec lequel elle partage une alchimie scénique exceptionnelle. Leur union romantique et délicate promet des moments d'une grande beauté.












Le lendemain, 2 avril, aura lieu la première officielle, en présence de spécialistes, de personnalités du monde du ballet et de membres de la haute société parisienne et internationale, venus spécialement pour l'occasion. L'attente est immense.

La star de cette soirée sera l'extraordinaire Sae Eun Park, considérée comme l'une des plus grandes ballerines au monde. Sa Juliette, fragile, lumineuse et profondément humaine, promet une performance d'une qualité artistique exceptionnelle. Des variations exquises et une intensité dramatique comparable à celle de sa légendaire Giselle nous attendent, capables de laisser le public sans voix et au bord des larmes. À ses côtés, le magnifique Paul Marque, qui incarne à la perfection l'idéal romantique de Roméo. Ce danseur superb, l'un de mes préférés au monde depuis des années, interprète tous les rôles avec une perfection absolue. Ce couple arrive à Paris auréolé d'un succès retentissant : ils viennent de danser La Bayadère à Rome, avec deux représentations à guichets fermés et des critiques unanimes qui ont consacré leur partenariat comme l'un des plus beaux et des plus solides de la scène actuelle. Tout laisse présager que cette première sera un événement véritablement cinématographique, qui restera gravé dans l'histoire de l'Opéra de Paris.

Ce n'est pas la première fois que Sae Eun Park et Paul Marque écrivent l'histoire ensemble. En mars 2025, lors de La Belle au bois dormant, leur première prestation commune, parmi les cinq qu'ils ont données, était déjà mémorable. Sae Eun Park a ébloui le public avec une interprétation magistrale d'Aurore, et Paul Marque a brillé dans le rôle du prince idéal. Ces représentations ont connu un succès retentissant, affichant complet et laissant une magie qui a imprégné Paris pendant des semaines. Difficile de ne pas imaginer un scénario similaire, quoique plus dramatique, avec Roméo et Juliette.

Le 5 avril, à 14h30, un dimanche idéal pour le ballet, aura lieu une autre représentation très attendue, mettant en vedette un couple tout simplement sensationnel : Roxane Stojanov et Lorenzo Lelli.

Lorenzo Lelli, formé à la prestigieuse école de ballet de La Scala de Milan, héritier d'une tradition fondée en 1813 et considérée comme l'une des plus importantes au monde, a récemment conquis le public parisien dans le rôle du Prince Désiré de La Belle au bois dormant. Ses prestations aux côtés de Hohyun Kang – une Aurore absolument parfaite – et de Clara Mousseigne, magnifique dans le rôle de Myrthe , Aurore et nommée plus tard Première danseuse, ont été un triomphe. Noureev a toujours accordé une importance capitale au rôle de Désiré, et Lorenzo Lelli l'a interprété avec une telle autorité et une telle élégance qu'il semblait faire revivre Noureev lui-même sur scène.

Aujourd'hui, aux côtés de la fabuleuse Roxane Stojanov, l'une des danseuses les plus charismatiques de la compagnie. Cette danseuse brillante rayonne de beauté et de positivité, dégageant une énergie éblouissante qui captive dès son entrée en scène. Une rencontre artistique fascinante se dessine : l'Italie et la France s'unissent sous la chorégraphie du danseur russe le plus renommé internationalement. Deux formations distinctes, deux personnalités fortes, une même exigence technique et expressive. Roxane sera sans aucun doute une Juliette inoubliable.Son charme, son sourire, sa beauté font d'elle une véritable star. Elle me donne l'impression d'être face à une vedette de cinéma. Elle est sans aucun doute l'une de mes danseuses préférées, non seulement à l'opéra, mais dans le monde entier ; elle compte parmi mes favorites sur la planète. Sa prestation sera captivante du début à la fin, non seulement grâce à la précision de ses pas Noureev, qu'elle exécutera à la perfection, comme toujours, mais aussi grâce à son talent d'actrice. Nous verrons la Juliette innocente, juvénile, amoureuse et rêveuse, puis la figure tragique finale qui nous tirera les larmes… Je pense qu'elle pourrait être la Juliette de cette saison.


Ce spectacle promet d'être explosif : jeunesse, passion, discipline et technique poussées à l'extrême. Un duo d'une énergie débordante qui électrisera le public. Et après le spectacle, rien de tel qu'une promenade le long de la Seine, pour revivre mentalement les moments intenses de la prise de la Bastille, avec le sentiment d'avoir assisté à un événement véritablement exceptionnel.

Roméo et Juliette de Rudolf Noureev n'est pas qu'un simple ballet : c'est une expérience totale. Et cette série de représentations à Paris s'annonce comme l'un des événements majeurs de la saison, destiné à rester gravé dans la mémoire de ceux qui auront la chance d'y assister.

Le retour de Roméo et Juliette de Rudolf Noureev à l’Opéra Bastille s’annonce comme l’un des événements majeurs de la saison parisienne, et la richesse des distributions confirme l’ampleur exceptionnelle de cette série de représentations.

Au cœur de cette attente, plusieurs dates s’imposent déjà comme incontournables.

Hannah O’Neill, de Giselle à Juliette : une trajectoire lumineuse

En octobre dernier, la super star Hannah O’Neill a littéralement ébloui Paris dans Giselle. La danseuse néo-zélandaise et japonaise, aujourd’hui solidement installée à Paris, y a interprété quatre représentations absolument inoubliables.
Trois d’entre elles furent partagées avec la grande figure internationale du Royal Ballet, Reece Clarke, partenaire d’exception qui venait tout juste de Londres, auréolé de ses triomphes estivaux à Manhattan dans Sylvia de Léo Delibes. À New York, il fut la sensation de l’été : la critique et le public ne parlaient que de lui. À Paris, l’histoire se répéta.

Son Albrecht fut tout simplement magnifique : noble, musical, profondément incarné. Hannah O’Neill et Reece Clarke offrirent trois représentations mémorables, qui resteront gravées dans la mémoire du public parisien. Très prochainement, ce même duo fera sensation à Londres, prolongeant ainsi l’aura internationale de ces interprétations.

Mais il est essentiel de rappeler que la toute première Giselle dansée par Hannah O’Neill à Paris le fut avec un autre partenaire d’exception : Milo Avêque, danseur formé intégralement à l’École de Danse de l’Opéra de Paris. Et c’est précisément là que se révèle un artiste de tout premier ordre.

Milo Avêque : l’école française à son apogée

Formé à l’École de Danse de l’Opéra de Paris depuis 2010, Milo Avêque incarne aujourd’hui, seize ans plus tard, l’aboutissement éclatant de cette formation d’excellence.
Son Albrecht avait déjà remporté un immense succès, et tout laisse à penser que son Roméo connaîtra le même destin.

Milo déploiera sur scène toute la richesse de l’école française :
— de grands sauts amples et lumineux,
— des tours multiples d’une clarté et d’une propreté exemplaires,
— un travail d’équilibre raffiné,
— et surtout un travail de pieds d’une précision extrême, particulièrement mis en valeur par la chorégraphie exigeante de Noureev.

Cette écriture chorégraphique est redoutable pour les interprètes, mais elle magnifie précisément ce type de danseur. Le public sera sans aucun doute émerveillé. Personnellement, je vois en Milo Avêque une future étoile internationale : il possède tout — la technique, le style, l’intelligence musicale et la présence scénique.

Son Roméo et Juliette aux côtés de la charismatique Hannah O’Neill s’annonce comme la perfection à l’état de grâce. Le 11 avril prochain est une date où il faudra être à Paris, sans la moindre hésitation. Il n’y aura aucune excuse valable.

17 avril : Valentine Colasante et Guillaume Diop, l’évidence artistique

Le 17 avril sera, pour moi, une date particulièrement attendue. Ma ballerine préférée, Valentine Colasante, abordera enfin le rôle de Juliette, un rôle que je rêve de la voir interpréter depuis longtemps, dans ce ballet mythique. À ses côtés, le spectaculaire Guillaume Diop, véritable “Noureev” de la compagnie.

Il est indéniable que Guillaume Diop, étoile de l’Opéra de Paris, incarne avec force l’héritage technique et magnétique laissé par Rudolf Noureev.
Son lien avec cet héritage n’est pas seulement stylistique, mais profondément ancré dans la technique et le répertoire.

Sauts explosifs : à l’image de Noureev, Diop impressionne par une élévation phénoménale et des réceptions d’une douceur remarquable, essentielles dans les variations masculines extrêmement exigeantes conçues par le maître russe.
Virtuosité dans le répertoire de Noureev : Basilio dans Don Quichotte, le Prince Désiré dans La Belle au bois dormant, Siegfried dans Le Lac des cygnes — autant de rôles où il a brillé.
Présence scénique et lignes infinies : son charisme naturel, ses lignes physiques interminables et son énergie rayonnante rappellent la capacité unique de Noureev à capter l’attention et à placer le danseur masculin au centre du drame.
Ascension fulgurante : sa nomination au rang d’étoile en 2023, sans passer par le grade de premier danseur, évoque cette trajectoire exceptionnelle réservée aux artistes hors norme.

Dans La Belle au bois dormant, la critique a souligné la manière dont ses « longues et puissantes jambes » dominaient les redoutables variations de Noureev, apportant jeunesse, fraîcheur et éclat au style classique français — une description d’une justesse remarquable.

Face à lui, Valentine Colasante, étoile depuis 2018, est l’incarnation même de la perfection technique au service de l’art.
Son lien avec l’œuvre de Noureev est profond : elle a souvent expliqué combien ses chorégraphies l’avaient renforcée techniquement, lui offrant ensuite une liberté scénique totale. Elle a marqué les esprits dans Don Quichotte et Raymonda, mais aussi dans les grands classiques comme Le Lac des cygnes, La Bayadère ou Cendrillon, sans oublier son aisance dans le néoclassique de Balanchine ou l’univers contemporain de Pina Bausch.

Formée dans une discipline rigoureuse, notamment sous la direction de maîtres tels que Max Bozzoni, elle allie exigence extrême et joie palpable de danser, perceptible à chaque instant.

Sa Juliette s’annonce comme une incarnation magnifique, sensible et profondément humaine. L’attente me paraît déjà interminable.

Peu de ballets occupent une place aussi mythique dans l'imaginaire collectif des danseurs et du public que Roméo et Juliette. Sous la direction de Rudolf Noureev, la tragédie de Shakespeare devient non seulement une histoire d'amour et de destin, mais aussi un défi artistique suprême – un défi que tout danseur rêve d'incarner au moins une fois dans sa vie. La saison de printemps 2026 à l'Opéra Bastille promet d'être extraordinaire, une véritable célébration de la richesse artistique du Ballet de l'Opéra de Paris.

Inès McIntosh : l’évidence d’une Juliette

Parmi les moments les plus attendus figure le début de Juliette d’Inès McIntosh, brillante et exquise Première Danseuse du Ballet de l’Opéra national de Paris.
Formée à l’École de Danse de l’Opéra de Paris, elle incarne à la perfection l’alliance du rigoureux académisme français et d’une maturité interprétative étonnamment précoce.

Sa technique est unanimement saluée : fluide, rapide, éclatante, avec ce travail de pieds arqué et d’une propreté absolue qui fait la renommée de l’école française. Mais Inès McIntosh va bien au-delà de la virtuosité pure. Sa musicalité profonde, son sens inné de la phrase chorégraphique et son élégance naturelle lui permettent de passer avec une aisance remarquable du romantisme le plus délicat — Giselle, La Belle au bois dormant — aux ballets exigeants de Noureev, tels que Don Quichotte.

Ce qui frappe avant tout, c’est la naturalité de son mouvement. Même dans les passages les plus complexes, tout semble se déployer sans effort, avec une liberté presque aérienne. Cette qualité rare se retrouve également dans le répertoire néoclassique, notamment chez William Forsythe (The Vertiginous Thrill of Exactitude), où elle impose vitesse, précision et éclat sans jamais sacrifier la ligne ni la musicalité.

Son entrée dans le rôle de Juliette est annoncée comme le plat de résistance de la saison. Une prise de rôle qui pourrait marquer durablement son parcours et rester dans la mémoire collective du public parisien.

Jack Gasztowtt : un Roméo moderne, élégant et vibrant

À ses côtés, Jack Gasztowtt s’impose comme un Roméo d’une évidence artistique rare.
Figure montante du Ballet de l’Opéra de Paris, son ascension fulgurante reflète un talent hors norme, à un pas seulement du sommet de la hiérarchie.

Il incarne l’essence de la technique française contemporaine : une base académique irréprochable enrichie d’une grande capacité d’adaptation aux langages chorégraphiques modernes. Son travail de pieds d’une précision fulgurante, son petite batterie rapide et articulée, témoignent de la plus pure tradition de l’Opéra.

Sa danse se distingue aussi par une versatilité et un dynamisme exceptionnels : changements de poids soudains, déséquilibres maîtrisés, jeux de partenaires complexes — autant de qualités qui brillent dans les œuvres néoclassiques et contemporaines, notamment chez Forsythe.
Son épaulement raffiné, l’intelligence de son port de bras et l’élégance du torse lui permettent de naviguer avec naturel entre les grands rôles classiques et les créations les plus audacieuses.

À cela s’ajoute un virtuosisme athlétique impressionnant, révélé dans des rôles comme Basilio dans Don Quichotte, où puissance des sauts et sécurité des tours se conjuguent à une vraie personnalité scénique. Mais au-delà de la technique, Jack Gasztowtt séduit par sa capacité narrative, sa fantaisie et son engagement émotionnel, qualités particulièrement remarquées dans son Colas de La Fille mal gardée.

Avec Inès McIntosh, il formera un partnership vibrant, juvénile et profondément musical. Ces représentations promettent d’être magiques.

30 avril 2026 : une soirée d’exception

Le jeudi 30 avril 2026 à 19h30 s’annonce déjà comme une date à entourer en rouge.
La divine Hohyun Kang, qui a tant ébloui Paris par son Aurora et dans chacun de ses rôles, offrira sa vision de Juliette. Ballerine d’exception, elle fascine par sa musicalité, son raffinement et son intensité dramatique. Sa Juliette sera, à n’en pas douter, profondément touchante.

Son Roméo sera incarné par l’extraordinaire Pablo Legasa, danseur qui, depuis plusieurs saisons, ne cesse d’enchanter le public. Je me souviens encore de son interprétation magistrale dans Raymonda de Noureev aux côtés de Valentine Colasante : un moment de grâce absolue, presque hypnotique. Depuis lors, il n’a cessé de confirmer son immense talent. À mes yeux, Pablo Legasa compte parmi les plus grands danseurs du monde aujourd’hui.

Ce partnership avec Hohyun Kang suscite une attente intense. Et quel rêve ce serait de les revoir un jour ensemble dans Raymonda — mon ballet préféré — un rêve qui, peut-être, se réalisera un jour.


Le mystère des distributions non annoncées

Plusieurs dates de cette série prestigieuse restent encore sans distribution annoncée.
Et c’est là que le frisson s’intensifie.

Qui seront les Roméo et Juliette de ces soirées mystérieuses ?
Une étoile confirmée ? Une révélation fulgurante ?
Un duo inattendu qui marquera l’histoire de la compagnie ?

Le Ballet de l’Opéra de Paris regorge de talents extraordinaires, d’artistes capables de transformer une soirée en événement inoubliable. Ces distributions secrètes nourrissent les rêves, les spéculations, l’impatience. Elles font partie intégrante de la magie de la saison : cette attente délicieuse où tout devient possible.

12 mai 2026 : une apothéose annoncée


Valentine Colasante & Paul Marque ¡¡¡ 

Il est des fins de série qui dépassent le simple cadre d’une programmation pour entrer dans le domaine du mythe. À l’Opéra Bastille, les 7 et 12 mai 2026 s’annoncent comme deux soirées d’exception absolue, mais c’est surtout ce 12 mai — ultime représentation de Roméo et Juliette dans la version magistrale de Rudolf Noureev — qui s’impose déjà comme un moment d’éternité. Une clôture en apothéose, portée par deux étoiles dont l’alchimie fascine depuis des années : Paul Marque et Valentine Colasante.

Ils ne sont pas seulement deux Étoiles de l’Opéra national de Paris. Ils sont, ensemble, une évidence scénique, une rencontre rare entre deux sensibilités qui, loin de s’opposer, se complètent et se subliment. Leur partenariat a façonné certains des moments les plus marquants du répertoire récent, construisant peu à peu cette aura presque légendaire qui entoure aujourd’hui chacune de leurs apparitions communes.

On se souvient de leur Don Quichotte, éclatant de virtuosité et de panache : Valentine Colasante y déployait une Kitri incandescente, vive, insolente, d’une précision étourdissante, tandis que Paul Marque incarnait un Basilio élégant et brillant, mêlant fougue et raffinement. Ensemble, ils faisaient jaillir une joie irrésistible, une complicité espiègle qui transformait chaque variation en dialogue amoureux.

Dans Le Lac des cygnes, leur registre se métamorphosait. Valentine, en Odette/Odile, sculptait l’espace avec une musicalité envoûtante, passant de la fragilité diaphane du cygne blanc à la séduction tranchante du cygne noir. Face à elle, Paul Marque dessinait un Siegfried d’une noblesse poignante, porté par des lignes infinies et une sincérité bouleversante. Leur pas de deux du deuxième acte semblait suspendu hors du temps, tandis que le troisième acte révélait une tension dramatique presque électrique.

Dans le rôle de Solor, Paul Marque atteint les sommets de la virtuosité française. Dès son entrée en scène, son ballon exceptionnel frappe les esprits : il semble suspendre le temps lors de ses grands sauts, alliant une puissance athlétique à une légèreté presque immatérielle.
Son interprétation se distingue par une élégance aristocratique et une précision géométrique. Chaque pirouette est d'une netteté absolue, chaque réception est silencieuse, témoignant d'une maîtrise technique sans faille. Dans le célèbre tableau du Royaume des Ombres, sa présence devient poétique, offrant un contraste saisissant entre la rigueur académique et la mélancolie du personnage. Paul Marque ne se contente pas de danser Solor ; il incarne la pureté des lignes et la noblesse du style de l'Opéra de Paris, s'affirmant comme un interprète d'une beauté et d'une force rares.

L'année dernière, l'Aurore de Valentine Colasante a véritablement illuminé la scène de la Bastille. Dans ce rôle qui exige une endurance et une précision millimétrée, elle a déployé une élégance souveraine, transformant chaque équilibre de l'Adage à la Rose en un moment de pure magie.
Sa prestation était l'incarnation même de la clarté classique : des ports de bras d'une infinie douceur alliés à un bas de jambe d'une rapidité redoutable. Mais au-delà de la technique, c'est son rayonnement qui a marqué les esprits ; elle a su capturer avec une finesse rare le passage de l'innocence de la jeune princesse à l'épanouissement de la femme amoureuse. Une Aurore à la fois divine et humaine, qui restera gravée comme l'un des sommets de sa carrière d'Étoile

Et comment ne pas évoquer Themes et Variations de Balanchine, où leur virtuosité se faisait architecture ? Dans cette œuvre exigeante, ils révélaient une précision cristalline, une musicalité ciselée, tout en conservant cette respiration commune qui donne à leur danse une qualité presque organique. Ici, plus de narration explicite, mais une démonstration éclatante de leur intelligence musicale et de leur capacité à habiter l’abstraction avec intensité.

À travers ces rôles, une constante : cette capacité unique à conjuguer technique et émotion, à faire naître une vérité scénique qui dépasse la simple exécution. Leur danse n’est jamais démonstrative — elle est vécue, incarnée, partagée.















C’est donc forts de ce parcours, de cette mémoire commune, qu’ils abordent Roméo et Juliette. Dans la chorégraphie dense et dramatique de Noureev, ils trouvent un terrain idéal pour porter à son paroxysme cette alchimie. Tout y est : la jeunesse, l’élan, la passion, la fatalité. Valentine Colasante y déploiera sans doute toute la richesse de son jeu dramatique, cette capacité à faire évoluer Juliette de l’innocence à la tragédie avec une intensité saisissante. Paul Marque, lui, incarnera un Roméo ardent et poétique, traversé par une noblesse sincère et une fragilité profondément humaine.

Les distributions des 7 et 12 mai 2026 promettent d’ailleurs un écrin à la hauteur de cet événement, réunissant une génération d’artistes remarquables :

Roméo — Paul Marque
Juliette — Valentine Colasante
Mercutio — Francesco Mura
Tybalt — Nicola Di Vico
Benvolio — Jack Gasztowtt
Rosaline — Aubane Philbert
Pâris — Milo Avêque

Autour du couple central, chacun contribuera à faire vibrer la fresque shakespearienne, à nourrir les contrastes, les tensions, les éclats de vie qui rendent ce ballet si bouleversant.

Mais au-delà de la distribution, au-delà même de la perfection attendue, il y a cette conscience aiguë que le 12 mai marquera la dernière apparition de cette paire mythique dans ce ballet pour cette série. Une dernière fois où leurs regards se croiseront dans la lumière, une dernière fois où leurs mains se chercheront dans le silence suspendu du balcon, une dernière fois où leur danse racontera l’amour absolu et sa fin inéluctable.

Alors, lorsque le rideau tombera ce soir-là, ce ne sera pas seulement la fin d’une série. Ce sera la trace d’un moment rare, presque irréel : deux étoiles au zénith de leur art, réunies dans l’un des plus grands ballets du répertoire, offrant au public ce que la danse peut donner de plus précieux — l’illusion fugace de l’éternité.

Et dans la mémoire de ceux qui auront assisté à ces soirées des 7 et 12 mai, il restera cette certitude lumineuse : certaines rencontres artistiques ne se racontent pas seulement… elles deviennent des légendes.

Clara Mousseigne et Antoine Kirscher

Le samedi 9 mai 2026 s’annonce déjà comme une date à part, une soirée que l’on ne raconte pas seulement — mais que l’on vit, intensément, comme un moment suspendu dans la grande histoire du Ballet de l’Opéra de Paris. À l’Opéra Bastille, ce ne sera pas simplement une représentation de Roméo et Juliette : ce sera un frisson collectif, celui d’un public conscient d’assister à une naissance artistique majeure — le début de Clara Mousseigne dans le rôle de Juliette.

Dans le monde du ballet, il existe peu d’instants aussi précieux qu’un premier rôle, un véritable début dans un personnage de cette envergure. C’est un point de bascule. Une promesse. Une prise de risque aussi. Et tout, ce soir-là, portera cette tension magnifique : celle de l’attente, du regard des pairs, du souffle retenu du public, de cette communion silencieuse qui précède les grandes révélations.

L’ascension de Clara Mousseigne au rang de Première Danseuse s’impose comme une évidence absolue, portée par une technique éblouissante et une élégance qui la désignent déjà comme une future étoile de la scène internationale. Son parcours récent témoigne d’une maturité artistique rare : après avoir été une Myrtha impérieuse dans Giselle, imposant une autorité glacée avec une précision surnaturelle, elle a ébloui Paris en Aurore dans La Belle au bois dormant. Dans ce rôle, elle a révélé une palette infinie de lumière et de musicalité, prouvant une maîtrise académique d'une pureté remarquable. Cette capacité fascinante à se métamorphoser, passant de l'ombre à la clarté avec une aisance déconcertante, confirme que Clara possède toutes les qualités des plus grandes légendes du ballet.

Son parcours récent a déjà marqué les esprits avec une intensité rare. Myrtha impérieuse dans Giselle, elle imposait une autorité glacée, sculptant chaque geste avec une précision presque surnaturelle. Puis, en Aurore dans La Belle au bois dormant, elle révélait une toute autre palette : lumière, fraîcheur, musicalité rayonnante, une maîtrise académique d’une pureté remarquable. Deux visages, deux mondes — et déjà cette capacité fascinante à se transformer.

Mais Juliette est autre chose encore. Juliette est un passage. Une traversée intérieure. Et tout laisse à penser que Clara Mousseigne possède les clés de ce rôle : une technique solide, certes, mais surtout cette qualité devenue rare — une sincérité scénique qui ne s’enseigne pas. Sa danse respire. Elle ne montre pas, elle révèle. On imagine déjà une Juliette d’une grande lisibilité dramatique, où chaque regard, chaque silence, chaque suspension du mouvement participera à la construction du personnage.

Ce qui rend ce début encore plus exceptionnel, c’est l’atmosphère qui l’entoure. À Paris, mais aussi bien au-delà, dans les cercles d’amateurs éclairés et de passionnés de danse à travers le monde, cette date circule déjà comme un rendez-vous incontournable. De Tokyo à New York, de Los Angeles à Milan, les conversations s’animent, les agendas se réorganisent, les billets d’avion se réservent. Car voir naître une Juliette, voir éclore une artiste à ce niveau, est un privilège rare — presque initiatique.

Pour Clara Mousseigne, le passage d'une danseuse virtuose à l'incarnation de la vulnérabilité de Juliette représente sa véritable maturité artistique. Pour le spectateur, assister à une naissance qui marquera les décennies à venir du ballet est essentiel. C'est ce moment fugace où le potentiel se mue en légende.

À ses côtés, Antoine Kirscher incarnera un Roméo d’une grande élévation. Danseur au ballon remarquable, héritier d’une certaine noblesse de l’école française, il apporte cette amplitude, cette projection dans l’espace qui donne au personnage toute sa dimension juvénile et passionnée. Son Roméo, sensible et ardent, devrait offrir un écrin idéal à la Juliette de Clara, créant une dynamique de couple où la découverte et l’élan primeront sur la démonstration.

Autour d’eux, la distribution compose un tableau d’une richesse remarquable, reflet d’une génération en pleine affirmation. Rubens Simon, en Mercutio, promet énergie, vivacité et intelligence théâtrale ; Léo de Busserolles, en Tybalt, apportera sans doute cette tension nerveuse indispensable au drame ; Daniel Stokes en Benvolio dessinera la ligne fraternelle du récit avec élégance ; et Rémi Hairy-Araujo, en Pâris, complétera cet équilibre avec noblesse.

Et puis, il y a Aubane Philbert.

Présence précieuse et constante au fil des saisons, elle s’est imposée comme l’une des artistes les plus fines et les plus intelligentes de la compagnie. Sa capacité à habiter chaque rôle, à en saisir les nuances, à lui donner une vie propre, en fait une interprète profondément attachante pour le public fidèle. La découvrir aujourd’hui en Rosaline est une promesse délicieuse : celle d’un personnage souvent discret, mais qui, entre ses mains, pourrait devenir une figure subtile, presque magnétique, empreinte de mystère et de raffinement. Pour ceux qui la suivent depuis des années, cette apparition a une saveur particulière — celle de retrouver une artiste aimée dans un nouvel écrin.

Mais ce qui rendra cette soirée du 9 mai véritablement unique, c’est cette sensation d’assister à quelque chose d’irrépétable. Un équilibre fragile entre jeunesse et maîtrise, entre promesse et accomplissement. Une scène où chacun, des premiers rôles aux solistes, portera non seulement son personnage, mais aussi une vision de l’avenir du ballet.

Car au fond, c’est cela que le public viendra chercher ce soir-là : non seulement l’émotion du drame de Vérone, mais aussi l’intuition d’un futur en train de s’écrire. Une nouvelle génération qui prend la lumière, avec audace, avec grâce, avec cette ferveur que seul le début d’un grand parcours peut offrir.

Et lorsque les lumières s’éteindront, lorsque les premières notes s’élèveront dans la salle, il y aura ce silence particulier — celui des grandes attentes. Puis Clara Mousseigne entrera en scène.

Et peut-être, en cet instant précis, quelque chose basculera.

Une étoile, déjà pressentie, commencera à briller autrement.








Clara Mousseigne

Il y a des danseurs qui maîtrisent les rôles, et il y a ceux qui les incarnent – ​​des artistes capables de métamorphoser non seulement leur technique, mais leur essence même, pour habiter des univers radicalement différents. Clara Mousseigne appartient à cette catégorie rare. Formée intégralement au sein de l'exigeante École de danse de l'Opéra de Paris, elle représente aujourd'hui l'une des plus pures incarnations du style français : raffinée, expressive, d'une grande intelligence musicale, guidée par un sens inébranlable de la ligne et des proportions.

Ce qui définit son art, ce n'est pas simplement l'excellence, mais la transformation. La capacité de passer avec fluidité d'un univers à l'autre, entre lumière et ombre, lyrisme et autorité, innocence et tragédie. C'est précisément cette polyvalence, profondément ancrée dans une formation complète et rigoureuse, qui fait d'elle l'interprète idéale des rôles les plus exigeants du répertoire classique.

Son interprétation d'Aurore dans La Belle au bois dormant a révélé toute la splendeur de son art. Elle y apparaissait comme l'incarnation même de l'harmonie classique : une présence lumineuse, à la fois sereine et vibrante, où chaque équilibre se déployait avec une assurance sereine. Les défis techniques reconnus du rôle – ses équilibres, son jeu de jambes complexe, son phrasé musical soutenu – n'étaient pas présentés comme des prouesses, mais s'intégraient à un flux naturel. Ce qui frappait le plus, c'était sa capacité à projeter la joie sans artifice, à incarner la jeunesse non comme une idée, mais comme un état vivant, vibrant. Son Aurora ne se contentait pas de charmer ; elle illuminait la scène.

À l'opposé, son interprétation de Myrtha dans Giselle, un rôle qui exige autorité, maîtrise et une immobilité presque surnaturelle, révèle une tout autre dimension : une présence froide et sculpturale, où le mouvement est réduit à son essence. Sa technique, si fluide dans Aurora, devenait incisive, presque architecturale. La netteté de ses lignes, l'amplitude de ses sauts et la maîtrise de son immobilité créaient une figure à la fois distante et magnétique. C'était une performance de retenue et de puissance, où l'émotion n'est pas exprimée, mais contenue – et, de ce fait, d'autant plus captivante.

Et puis, il y a Juliette.

Si Aurore a imposé son rayonnement et Myrthe son autorité, Juliette représente l’aboutissement de son art. Dans la chorégraphie exigeante de Rudolf Noureev, le rôle devient une épreuve totale : endurance technique, profondeur dramatique et vérité émotionnelle doivent coexister sans compromis. C’est un rôle qui exige de la danseuse une évolution en temps réel – grandir, se briser, ressentir.

Pour Clara Mousseigne, Juliette n'est pas une simple étape, c'est un aboutissement. Sa jeunesse confère une authenticité à l'innocence du personnage ; sa discipline garantit la clarté de son exécution ; son intelligence artistique permet à l'arc émotionnel de se déployer avec cohérence et profondeur. Plus important encore, sa sincérité – la vérité discrète qu'elle insuffle à chaque rôle – suggère une Juliette qui ne s'appuie pas sur l'effet, mais sur l'expérience vécue.

Sous-jacente à toutes ces interprétations se trouve l'empreinte indéniable de l'école française. Clara incarne ses plus beaux idéaux : une jambe précise et articulée, un épaulement expressif et maîtrisé, un sens des proportions qui évite l'excès tout en atteignant une clarté maximale. Son style ne cherche pas à impressionner, mais à révéler. Un style à la fois exquis et ancré, délicat et d'une force inébranlable.

C'est cette combinaison – ce rare équilibre entre raffinement et force, discipline et liberté – qui fait d'elle non seulement une danseuse remarquable, mais une danseuse essentielle. Une ballerine capable d'explorer toute la palette de l'expression classique, de la pureté cristalline d'Aurore à la force implacable de Myrthe, de la profondeur spirituelle de futures Nikiya,  Odette , Giselle à la fragilité humaine de Juliette.

Avec Clara Mousseigne, la tradition du Ballet de l'Opéra de Paris ne se contente pas de se perpétuer ; elle trouve une voix nouvelle. Une voix à la fois fidèle à ses origines et d'une vitalité éclatante.

Une danseuse qui ne se définit pas par un seul rôle, mais par sa capacité à tous les incarner.

Clara Mousseigne : L'ascension discrète d'une étoile montante

Dans la grande tradition du Ballet de l'Opéra de Paris, où l'excellence n'est pas seulement attendue mais cultivée avec une rigueur inébranlable, certains artistes émergent avec une évidence inéluctable. Clara Mousseigne appartient incontestablement à cette lignée rare. Son ascension n'est pas le fruit du hasard ni d'un éclair de génie, mais d'une discipline profondément ancrée, d'une intelligence artistique exceptionnelle et d'une présence qui se révèle pleinement dès son entrée en scène.

Dès son plus jeune âge, tout laissait présager un avenir brillant. Formée au sein du cadre exigeant de l'École de danse de l'Opéra de Paris, elle en a assimilé non seulement les fondements techniques, mais aussi la philosophie esthétique : la clarté des lignes, la précision des pas et une élégance discrète qui caractérisent l'école française à son plus haut niveau. Même élève, son raffinement et sa sensibilité musicale la distinguaient, témoignant d'une maturité bien au-delà de son âge.

Sa progression au sein de la compagnie a été à la fois rapide et parfaitement maîtrisée. Chaque promotion a semblé moins un exploit qu'une suite logique d'une trajectoire déjà bien tracée. Pourtant, ce qui distingue Clara Mousseigne, ce n'est pas seulement son ascension, mais la constance avec laquelle elle sublime chaque rôle qui lui est confié.

Son interprétation de Myrtha dans Giselle a révélé une autorité saisissante. Il y avait, dans sa performance, une immobilité imposante – une capacité à dominer la scène non par l'excès, mais par la maîtrise. Ses répliques étaient incisives, ses sauts amples et pourtant contenus, et sa présence imprégnait le personnage d'une inévitabilité presque spectrale. C'était une performance qui démontrait non seulement une maîtrise technique, mais aussi une profonde compréhension de la structure dramatique.

Dans La Belle au bois dormant, son Aurore a marqué un tournant décisif dans son développement artistique. Elle y a dévoilé une facette totalement différente de son art : luminosité, grâce et une musicalité naturelle. Le célèbre Adagio de la Rose, souvent une épreuve d'équilibre et de sang-froid, est devenu, sous son interprétation, un moment de confiance sereine. Ce qui a le plus impressionné, ce n'était pas seulement son assurance technique, mais le naturel avec lequel elle s'est appropriée le rôle – jamais forcé, jamais ornementé, mais profondément vécu.

C'est précisément cette dualité – autorité et vulnérabilité, structure et spontanéité – qui la conduit aujourd'hui à incarner Juliette. Au sein du Ballet de l'Opéra de Paris, le rôle de Juliette dans la chorégraphie de Rudolf Noureev est l'un des plus exigeants du répertoire. Il représente à la fois un sommet technique et un voyage psychologique, exigeant de la danseuse qu'elle parcoure, en une seule soirée, tout le spectre de la transformation humaine : innocence, éveil, passion et tragédie.

Pour Clara Mousseigne, ce rôle ne constitue pas simplement une nouvelle étape, mais un passage décisif. Sa jeunesse confère une authenticité au personnage, sa technique en fournit le fondement nécessaire, mais c'est sa sincérité – son refus de dissocier le mouvement de l'émotion – qui révèle quelque chose de véritablement exceptionnel. Sa Juliette est attendue non comme une performance, mais comme une révélation : une interprétation où le technique et l'émotion ne font plus qu'un.

Au-delà de ses dons évidents, une qualité est souvent soulignée par ceux qui l'observent de près : une éthique de travail sans faille. Derrière l'apparente aisance de sa présence scénique se cache une discipline intense, une attention méticuleuse aux détails et une quête constante de perfectionnement. Elle est connue pour retravailler sans cesse les séquences, peaufiner les moindres transitions, rechercher non seulement la justesse, mais aussi la clarté et la vérité. Cette rigueur discrète, invisible pour le public, confère à sa danse son caractère inéluctable.

Il y a aussi, indéniablement, son charisme naturel. Une beauté qui ne s'impose pas, mais se déploie. Un sourire qui illumine la salle jusqu'au bout. Une présence qui capte l'attention sans la réclamer. Ces qualités, alliées à ses atouts techniques et artistiques, la placent parmi les figures les plus marquantes de sa génération.

À bien des égards, Clara Mousseigne incarne une période de transition au sein du Ballet de l'Opéra de Paris – un pont entre tradition et renouveau. Elle porte en elle tout l'héritage de l'école française, tout en y insufflant une fraîcheur, une franchise et une transparence émotionnelle qui résonnent auprès du public contemporain.

Son interprétation d'Aurore a confirmé sa place. Celle de Juliette pourrait bien la définir.

Et alors qu'elle s'apprête à entamer ce nouveau chapitre, on sent qu'il ne s'agit pas simplement de la poursuite d'une carrière prometteuse, mais de l'éclosion de quelque chose de bien plus grand : l'ascension discrète et déterminée d'une artiste promise aux plus hautes sphères.

Une future étoile – non par proclamation, mais par une présence incontestable.

___________________________________________________________________________________

Ces Roméo et Juliette seront bien plus qu’une succession de représentations :

ce seront des nuits de danse, de rêve et d’émotion pure, portées par les grandes étoiles de l’Opéra de Paris.
Pour les danseurs, incarner ce ballet est l’accomplissement d’un rêve.
Pour nous, spectateurs, c’est un bonheur absolu — il n’en existe pas de plus grand.


Sur cette image, nous voyons le célèbre Leslie Howard dans le rôle de Roméo et l'acteur Basil Rathbone (à gauche) dans le rôle de Tybalt dans le film de 1936.


Tybalt 

Dans la vision magistrale de Rudolf Nureyev, Roméo et Juliette n’est jamais une simple histoire d’amour : c’est une fresque brûlante, presque cinématographique, où chaque personnage participe à la tension tragique qui mène inexorablement au destin des amants. Et au cœur de cette architecture dramatique d’une intensité rare, Tybalt s’impose comme une figure absolument essentielle, un pilier dramatique sans lequel l’édifice s’effondrerait.












ROMEO AND JULIET

Choreography by Rudolf Nureyev

Opéra Bastille, Paris

April 2 to May 12, 2026

Some ballets are eagerly anticipated; others are awaited with genuine devotion. Rudolf Nureyev's Romeo and Juliet undoubtedly belongs to the latter category. It is the ballet everyone longs to see, the one every dancer dreams of performing, and one of the most demanding and complex works in Nureyev's repertoire. This spring, the most anticipated event of the season finally arrives at the Opéra Bastille.

Running for exactly three hours and five minutes, this performance is a continuous marvel. The stage action is so rich, so intense, and so uninterrupted that it is literally impossible to look away from the stage. Added to this is the extraordinary music of Sergei Prokofiev, which envelops the drama with a captivating emotional force and transforms each scene into an unforgettable experience.

Nureyev's choreography is renowned for its difficulty, but also for its absolute dramatic coherence. It is a choreography designed to bring out the best in both the principal dancers and the corps de ballet, giving each character real stage presence. Here, technique is not an end in itself, but a means to serve the narrative and the emotion. Dance and music achieve a perfect balance, reinforced on this occasion by the musical direction of the prestigious Robert Houssart, who will make his debut at the Paris Opera with this legendary score.

April 1, 2026, will mark the beginning of this highly anticipated series with an avant-premiere for young audiences. In this performance, a particularly beloved pair will shine: the divine Bleuenn Battistoni, unforgettable as Giselle, exquisite Aurora, and dazzling Odette/Odile, who will now take on the role of the young Juliet; alongside the handsome and magnificent Thomas Docquir, with whom she shares a very special stage chemistry. Their romantic and delicate partnership promises moments of great beauty.

The following day, April 2nd, the official opening performance will take place, attended by specialists, leading figures in the major premieres, and Parisian and international high society, who will fly to Paris expressly to witness this event. The anticipation could not be higher.

The star of this evening will be the extraordinary Sae Eun Park, considered one of the best dancers in the world. Her Juliet, fragile, luminous, and profoundly human, promises a performance of the highest artistic caliber. Exquisite variations and a dramatic intensity comparable to her legendary Giselle await us, capable of leaving the audience with their hearts in their throats and on the verge of tears. Alongside her will be the magnificent Paul Marque, who perfectly embodies the romantic ideal of Romeo.

This couple arrives in Paris after a resounding recent success: they have just finished dancing La Bayadère in Rome, with two sold-out performances and unanimous critical acclaim that established their partnership as one of the most beautiful and solid on the current scene. Everything points to this premiere being a truly cinematic event that will be etched in the history of the Paris Opera.

This is not the first time Sae Eun Park and Paul Marque have made history together. In March 2025, during The Sleeping Beauty, the first of the five performances they shared was already memorable. Sae Eun Park dazzled with a definitive Aurora, and Paul Marque shone as the ideal prince. Those performances were an absolute success, with sold-out shows and a magic that returned to Paris for weeks. It's hard not to imagine that something similar—albeit with a more dramatic tone—will happen now with Romeo and Juliet.

On April 5th, at 2:30 pm, a perfect Sunday for ballet, another highly anticipated performance will take place, starring a simply sensational couple: Roxane Stojanov and Lorenzo Lelli.

Lorenzo Lelli, trained at the prestigious Ballet School of La Scala in Milan, heir to a tradition founded in 1813 and considered one of the most important in the world, recently captivated Parisian audiences as Prince Désiré in The Sleeping Beauty. His performances alongside Hohyun Kang—an absolutely perfect Aurora—and Clara Mousseigne, magnificent as Myrtha and subsequently named Prima Ballerina, were a resounding success. Nureyev always placed paramount importance on the role of Désiré, and Lorenzo Lelli interpreted it with such authority and elegance that he seemed to evoke Nureyev himself on stage.

Now, dancing alongside the fabulous Roxane Stojanov, one of the company's most charismatic dancers, a fascinating artistic encounter unfolds: Italy and France united under the choreography of Russia's most internationally renowned choreographer. Two distinct training programs, two powerful personalities, but the same high standards of technique and expression. Roxane will undoubtedly be an unforgettable Juliet.

ROMEO AND JULIET – RUDOLF NUREYEV

Opéra Bastille, Paris

The return of Rudolf Nureyev’s Romeo and Juliet to the Opéra Bastille promises to be one of the major events of the Parisian season, and the stellar casts confirm the exceptional scope of this run of performances.

Amidst this anticipation, several dates have already emerged as unmissable.

Hannah O’Neill, from Giselle to Juliet: A Luminous Trajectory

Last October, superstar Hannah O’Neill literally dazzled Paris in Giselle. The New Zealand-Japanese dancer, now firmly established in Paris, performed four absolutely unforgettable shows.

Three of these were shared with the renowned international figure of the Royal Ballet, Reece Clarke, an exceptional partner who had just arrived from London, fresh from his summer triumphs in Manhattan in Léo Delibes’ Sylvia. In New York, he was the sensation of the summer: critics and audiences alike were talking about him. In Paris, history repeated itself.

His Albrecht was simply magnificent: noble, musical, and profoundly embodied. Hannah O’Neill and Reece Clarke delivered three memorable performances that will remain etched in the memories of Parisian audiences. Very soon, this same duo will create a sensation in London, further cementing the international acclaim of these interpretations.

But it is essential to remember that Hannah O’Neill’s very first Giselle in Paris was with another exceptional partner: Milo Avêque, a dancer trained entirely at the Paris Opera Ballet School. And it is precisely there that a truly first-rate artist is revealed.

Milo Avêque: The French School at its Peak

Trained at the Paris Opera Ballet School since 2010, Milo Avêque, sixteen years later, embodies the brilliant culmination of this exceptional training.

His Albrecht was already a resounding success, and everything suggests that his Romeo will enjoy the same fate.

Milo will showcase the full richness of the French school on stage:

— grand, sweeping, and luminous leaps,

— multiple turns of exemplary clarity and precision,

— refined balance,

— and above all, extremely precise footwork, particularly highlighted by Nureyev's demanding choreography.

This choreographic style is formidable for the performers, but it is precisely this type of dancer who is best suited to them. The audience will undoubtedly be captivated. Personally, I see Milo Avêque as a future international star: he has it all—technique, style, musical intelligence, and stage presence.

His Romeo and Juliet alongside the charismatic Hannah O’Neill promises to be perfection in a state of grace. April 11th is a date you absolutely must be in Paris, without a doubt. There will be no valid excuse.

April 17th: Valentine Colasante and Guillaume Diop, the obvious artistic choice

April 17th will be a particularly anticipated date for me. My favorite ballerina, Valentine Colasante, will finally take on the role of Juliet, a role I've long dreamed of seeing her perform, in this legendary ballet. Alongside her will be the spectacular Guillaume Diop, the company's true "Nureyev."

It is undeniable that Guillaume Diop, a principal dancer with the Paris Opera Ballet, powerfully embodies the technical and magnetic legacy of Rudolf Nureyev.

His connection to this legacy is not merely stylistic, but deeply rooted in technique and repertoire.

— Explosive leaps: Like Nureyev, Diop impresses with phenomenal leaps and remarkably graceful landings, essential in the extremely demanding male variations conceived by the Russian master.

— Virtuosity in the Nureyev repertoire: Basilio in Don Quixote, Prince Désiré in The Sleeping Beauty, Siegfried in Swan Lake—all roles in which he has shone.

— Stage presence and boundless lines: His natural charisma, seemingly endless lines, and radiant energy recall Nureyev's unique ability to captivate the audience and place the male dancer at the heart of the drama. — A meteoric rise: his appointment to the rank of étoile in 2023, bypassing the rank of principal dancer, evokes the exceptional trajectory reserved for extraordinary artists.

In The Sleeping Beauty, critics highlighted how his “long, powerful legs” dominated Nureyev’s formidable variations, bringing youthfulness, freshness, and brilliance to the French classical style—a remarkably accurate description.

Opposite him, Valentine Colasante, a principal dancer since 2018, is the very embodiment of technical perfection in service of art.

Her connection to Nureyev's work is profound: she has often explained how his choreographies strengthened her technically, subsequently granting her total stage freedom. She made a lasting impression in Don Quixote and Raymonda, but also in great classics such as Swan Lake, La Bayadère, and Cinderella, not to mention her ease in Balanchine's neoclassical style or Pina Bausch's contemporary world.

Trained in a rigorous discipline, notably under the direction of masters such as Max Bozzoni, she combines extreme exacting standards with a palpable joy of dancing, perceptible at every moment.

Her Juliet promises to be a magnificent, sensitive, and profoundly human portrayal. The wait already seems endless.

The return of Rudolf Nureyev’s Romeo and Juliet to the Opéra Bastille promises to be one of the major events of the Parisian season, and the stellar casts confirm the exceptional scope of this run of performances.

Among all this attention, several dates are simply unmissable.

Hannah O’Neill, from Giselle to Juliet: A luminous costume

Last October, superstar Hannah O’Neill literally wrote Paris in Giselle. The New Zealand-Japanese dancer, now firmly established in Paris, performed four absolutely unforgettable shows.

Three of these were shared with the great international figure of the Royal Ballet, Reece Clarke, an exceptional partner who had just arrived from London, fresh from his summer triumphs in Manhattan in Léo Delibes’s Sylvia. In New York, he was the sensation of the summer: critics and audiences alike were talking about him. In Paris, history is repeating itself.

They are simply magnificent: noble, musical, and deeply embodied. Hannah O'Neill and Reece Clarke delivered three memorable performances, which remain etched in the memories of Parisian audiences. Very soon, this same duo will create a sensation in London, thus extending the international aura of these interpretations.

But it is essential to remember that Hannah O'Neill's very first Giselle in Paris was with another exceptional partner: Milo Avêque, a dancer trained entirely at the Paris Opera Ballet School. And it is precisely in this performance that a first-rate artist is revealed.

Milo Avêque: The French School at its Peak

He has been training at the Paris Opera Ballet School since 2010, and Milo Avêque embodies, captures, and will continue to embody, the brilliant culmination of this exceptional training.

His Albrecht was already a resounding success, and everything suggests that his Romeo will enjoy the same fate.

Milo will display on stage the full richness of the French school:

— grand, sweeping, and luminous leaps,

— multiple turns of exemplary clarity and precision,

— refined balance,

— and above all, extremely precise footwork, particularly valuable for Nureyev's demanding choreography.

This choreographic style is formidable for the performers, but magnificence is precisely the kind of dancer who embodies it. The audience will undoubtedly be captivated. Personally, I see Milo Avêque as a future international star: he has it all—technique, style, musical intelligence, and stage presence.

His Romeo and Juliet alongside the charismatic Hannah O'Neill promises to be perfection in a state of grace.

April 11th is the last day in Paris, without a moment's hesitation. There will be no valid excuses.

April 17th: Valentine Colasante and Guillaume Diop, an artistic match

April 17th will, for now, be a particularly busy date. My favorite ballerina, Valentine Colasante, finally takes on the role of Juliet, a role she has been revealing to her voice for a long time, in the legendary ballet. And speaking of which, the spectacular Guillaume Diop, the company's legendary "Nureyev."

It is undeniable that Guillaume Diop, a principal dancer with the Paris Opera Ballet, powerfully embodies the technical and magnetic legacy of Rudolf Nureyev.

They carry on this legacy not only stylistically, but also more deeply rooted in technique and repertoire.

— Explosive leaps: Like Nureyev, Diop impresses with phenomenal leaps and remarkably graceful landings, essential in the extremely demanding male variations conceived by the Russian master.

— Virtuosity in the Nureyev repertoire: Basilio in Don Quixote, Prince Désiré in The Sleeping Beauty, Siegfried in Swan Lake—all roles in which he shines.

— Stage presence and boundless lines: His natural charisma, his seemingly endless physical lines, and his radiant energy recall Nureyev's unique ability to capture attention and captivate the male dancer at the heart of the drama. — A meteoric rise: his appointment to the rank of étoile in 2023, bypassing the rank of principal dancer, evokes the exceptional trajectory reserved for extraordinary artists.

In The Sleeping Beauty, critics highlighted how his “long, powerful legs” dominated Nureyev’s formidable variations, bringing youthfulness, freshness, and brilliance to the French classical style—a remarkably accurate description.

Opposite him, Valentine Colasante, an étoile since 2018, is the very embodiment of technical perfection in service of art.

Her connection to Nureyev’s work is profound: she has often explained how his choreographies strengthened her technically, subsequently granting her complete stage freedom.

She made a lasting impression in Don Quixote and Raymonda, but also in great classics like Swan Lake, La Bayadère, and Cinderella, not to mention her ease in Balanchine's neoclassical works or Pina Bausch's contemporary style.

Trained in a rigorous discipline, notably under the direction of masters such as Max Bozzoni, she combines extreme exacting standards with a palpable joy of dancing, evident at every moment.

Her Juliet promises to be a magnificent, sensitive, and profoundly human portrayal. The wait already seems endless.

Romeo and Juliet

Rudolf Nureyev – Opéra Bastille
Spring 2026

Few ballets occupy such a mythical place in the collective imagination of dancers and audiences alike as Romeo and Juliet. In Rudolf Nureyev’s hands, Shakespeare’s tragedy becomes not only a story of love and fate, but also a supreme artistic challenge — one that every dancer dreams of embodying at least once in a lifetime. The spring 2026 run at the Opéra Bastille promises to be nothing short of extraordinary, a true celebration of the Paris Opera Ballet’s artistic wealth.

Among the most eagerly awaited events of the season is the Juliet debut of Inès McIntosh, the brilliant and exquisite Première Danseuse of the Ballet de l’Opéra national de Paris. Trained at the Paris Opera Ballet School, Inès McIntosh represents the perfect synthesis of French academic rigor and a strikingly mature interpretative depth for her generation.

Her technique is unmistakably French: fluid, fast, and dazzling, with beautifully arched feet and an absolute clarity of pointe work. Critics frequently emphasize the “cleanliness” of her dancing, a hallmark of the Paris school. Yet technique alone does not define her artistry. Her musicality and natural elegance allow her to move effortlessly between the lyricism of the great romantic roles — such as Giselle or The Sleeping Beauty — and the demanding virtuosity of Nureyev’s ballets, including Don Quixote.

What makes her particularly compelling is the apparent ease with which she dances. Even in the most technically complex passages, her movement seems free of effort, almost airborne. Her versatility extends far beyond the classical canon: she has shown remarkable authority in neoclassical repertoire, notably in William Forsythe’s The Vertiginous Thrill of Exactitude, proving her ability to master speed, precision, and modernity without ever sacrificing line or style.

Her Juliet debut is shaping up to be one of the defining moments of the season — a performance awaited with enormous anticipation.

At her side, as Romeo, will be Jack Gasztowtt, one of the most exciting talents of the Paris Opera Ballet today. His rise within the company has been meteoric, and his dancing places him tantalizingly close to the highest rank. Jack Gasztowtt embodies the essence of modern French technique: academic rigor infused with an exceptional responsiveness to contemporary movement languages.

He is particularly admired for his precise and lightning-fast footwork, an immaculate petite batterie that reflects the finest traditions of the Paris school. His versatility and dynamism allow him to navigate sudden shifts of weight, off-balance movements, and playful partnering with remarkable ease — qualities especially visible in neoclassical and contemporary works, including those of Forsythe.

His refined épaulement, intelligent use of the torso, and elegant placement of the shoulders give him the ability to transition seamlessly between pure classical roles and avant-garde choreography. Add to this an athletic virtuosity — evident in demanding roles such as Basilio in Don Quixote, with powerful jumps and secure turns — and a genuine narrative presence on stage. His interpretation of Colas in La Fille mal gardée revealed a dancer capable not only of technical brilliance, but also of fantasy, warmth, and emotional connection.

Together, Jack Gasztowtt and Inès McIntosh promise performances filled with emotion, youth, and magic — evenings that will undoubtedly remain etched in memory.

Another unforgettable night awaits on Thursday, 30 April 2026 at 19:30, with a cast that already feels legendary. The divine Hohyun Kang, who so deeply moved audiences as Aurora and in every role she dances, will offer her vision of Juliet. She is an exceptional ballerina — luminous, musical, and deeply expressive — and her Juliette is certain to be both touching and radiant.

Her Romeo that evening will be the extraordinary Pablo Legasa, a dancer who has long cast a spell over audiences. Years ago, he mesmerized me in Nureyev’s Raymonda, dancing alongside Valentine Colasante — a performance that marked the beginning of several seasons of brilliance. For me, Pablo Legasa stands among the very best dancers in the world today. His partnership with Hohyun Kang is awaited with genuine emotion and excitement.

And how wonderful it would be, one day, to see him return to Raymonda — perhaps alongside Hohyun Kang. That would be a dream come true. Raymonda remains my favorite ballet, and such a pairing would be pure magic.

Several dates in this Romeo and Juliet run remain unannounced, adding an element of delicious suspense. Who will be Juliet? Who will be Romeo? We do not yet know — but we do know that whoever steps into these roles will enchant us. The Paris Opera Ballet is rich in extraordinary dancers, true stars of the Parisian dance world, and each surprise casting only heightens the excitement.

The performances will culminate on 12 May 2026, the final performance of the run, with the most fashionable and beloved couple of the moment: Valentine Colasante and Guillaume Diop. There is no question about it — I will not miss this evening for the world.

This series of Romeo and Juliet performances promises to be a succession of wonderful, unforgettable nights, danced by artists living the dream of every classical dancer: to embody one of the most iconic ballets ever created. And for us, the audience, there is no greater happiness than to witness it.

Few ballets occupy such a mythical place in the collective imagination of dancers and audiences alike as Romeo and Juliet. In Rudolf Nureyev’s hands, Shakespeare’s tragedy becomes not only a story of love and fate, but also a supreme artistic challenge — one that every dancer dreams of embodying at least once in a lifetime. The spring 2026 run at the Opéra Bastille promises to be nothing short of extraordinary, a true celebration of the Paris Opera Ballet’s artistic wealth.

Among the most eagerly awaited events of the season is the Juliet debut of Inès McIntosh, the brilliant and exquisite Première Danseuse of the Ballet de l’Opéra national de Paris. Trained at the Paris Opera Ballet School, Inès McIntosh represents the perfect synthesis of French academic rigor and a strikingly mature interpretative depth for her generation.

Her technique is unmistakably French: fluid, fast, and dazzling, with beautifully arched feet and an absolute clarity of pointe work. Critics frequently emphasize the “cleanliness” of her dancing, a hallmark of the Paris school. Yet technique alone does not define her artistry. Her musicality and natural elegance allow her to move effortlessly between the lyricism of the great romantic roles — such as Giselle or The Sleeping Beauty — and the demanding virtuosity of Nureyev’s ballets, including Don Quixote.

What makes her particularly compelling is the apparent ease with which she dances. Even in the most technically complex passages, her movement seems free of effort, almost airborne. Her versatility extends far beyond the classical canon: she has shown remarkable authority in neoclassical repertoire, notably in William Forsythe’s The Vertiginous Thrill of Exactitude, proving her ability to master speed, precision, and modernity without ever sacrificing line or style.

Her Juliet debut is shaping up to be one of the defining moments of the season — a performance awaited with enormous anticipation.

At her side, as Romeo, will be Jack Gasztowtt, one of the most exciting talents of the Paris Opera Ballet today. His rise within the company has been meteoric, and his dancing places him tantalizingly close to the highest rank. Jack Gasztowtt embodies the essence of modern French technique: academic rigor infused with an exceptional responsiveness to contemporary movement languages.

He is particularly admired for his precise and lightning-fast footwork, an immaculate little battery that reflects the finest traditions of the Paris school. His versatility and dynamism allow him to navigate sudden shifts of weight, off-balance movements, and playful partnering with remarkable ease — qualities especially visible in neoclassical and contemporary works, including those of Forsythe.

His refined shoulder, intelligent use of the torso, and elegant placement of the shoulders give him the ability to transition seamlessly between pure classical roles and avant-garde choreography. Add to this an athletic virtuosity — evident in demanding roles such as Basilio in Don Quixote, with powerful jumps and secure turns — and a genuine narrative presence on stage. His interpretation of Colas in La Fille mal gardee revealed a dancer capable not only of technical brilliance, but also of fantasy, warmth, and emotional connection.

Together, Jack Gasztowtt and Inès McIntosh promise performances filled with emotion, youth, and magic — evenings that will undoubtedly remain etched in memory.

Another unforgettable night awaits on Thursday, April 30, 2026 at 7:30 p.m., with a cast that already feels legendary. The divine Hohyun Kang, who so deeply moved audiences as Aurora and in every role she dances, will offer her vision of Juliet. She is an exceptional ballerina — luminous, musical, and deeply expressive — and her Juliette is certain to be both touching and radiant.

Her Romeo that evening will be the extraordinary Pablo Legasa, a dancer who has long cast a spell over audiences. Years ago, he mesmerized me in Nureyev’s Raymonda, dancing alongside Valentine Colasante — a performance that marked the beginning of several seasons of brilliance. For me, Pablo Legasa stands among the very best dancers in the world today. His partnership with Hohyun Kang is awaited with genuine emotion and excitement.

And how wonderful it would be, one day, to see him return to Raymonda — perhaps alongside Hohyun Kang. That would be a dream come true. Raymonda remains my favorite ballet, and such a pairing would be pure magic.

Several dates in this Romeo and Juliet run remain unannounced, adding an element of delicious suspense. Who will be Juliet? Who will be Romeo? We do not yet know — but we do know that whoever steps into these roles will enchant us. The Paris Opera Ballet is rich in extraordinary dancers, true stars of the Parisian dance world, and each surprise casting only heightens the excitement.

The performances will culminate on May 12, 2026, the final performance

There are mythical ballets, and then there is Romeo and Juliet.

In Rudolf Noureev's version, this absolute masterpiece becomes something artistic, technical and dramatic, a true experience for the performers and a total experience for the viewer. Every dancer dreams of one day embodying Romeo or Juliet; Every viewer expects to experience this play at least once with all its intensity. The series of performances ahead of the 2026 editions of the Bastille Opera is being heralded as one of the great events of the Parisian season, and certainly well beyond.

Inès McIntosh: the evidence of a Juliette

Among the most showcasing moments is the debut of Juliette d'Inès McIntosh, brilliant and exquisite First Dancer of the Ballet of the National Opera of Paris.

Trained at the Paris Opera School of Dance, she perfectly embodies the combination of rigorous French academia and surprisingly early interpretive maturity.

His technique is unanimously applauded: fluid, fast, dazzling, with that arched footwork and absolute cleanliness that makes the French school famous. But Inès McIntosh goes well beyond pure virtuosity. Her deep musicality, innate sense of choreographic phrase and natural elegance allow her to move with remarkable ease from the most delicate romanticism - Giselle, The Sleeping Beauty - to Noureev's demanding ballets, such as Don Quixote.

What strikes first is the naturalness of his movement. Even in the most complex passages, everything seems to unfold effortlessly, with an almost aerial freedom. This rare quality is also found in the neoclassical repertoire, especially in William Forsythe (The dizzying emotion of accuracy), where it imposes speed, precision and sparkle without ever sacrificing line or musicality.

Her entry as Juliette is heralded as the season’s standout dish. A role that could lastingly mark his career and remain in the collective memory of the Parisian public.

Jack Gasztowtt: a modern, elegant and vibrant Romeo

At his side, Jack Gasztowtt imposes himself as a Romeo of rare artistic evidence.

A rising figure of the Paris Opera Ballet, his glittering rise reflects an extraordinary talent, just one step from the top of the hierarchy.

It embodies the essence of contemporary French technique: an impeccable academic basis that enriches a great capacity to adapt to modern choreographic languages. His footwork of lightning precision, his quick and articulate little drumming, testify to the purest tradition of the Opera.

His dance is also distinguished by an exceptional versatility and dynamism: sudden changes of weight, mastered imbalances, complex partner games, as many qualities that shine in neoclassical and contemporary works, especially in Forsythe.

His refined shoulder, intelligent arm reach and elegance of torso allow him to navigate with natural between the great classical roles and the boldest creations.

To this is added an impressive athletic virtuosity, revealed in roles such as Basil in Don Quixote, or the power of the jumps and the safety of the routes are combined with a true stage personality. But beyond technique, Jack Gasztowtt seduces by his narrative capacity, his imagination and his emotional commitment, qualities particularly noticed in his Colas de La Fille badly kept.

With Inès McIntosh, the old vibrant, youthful and deep musical couple. These performances promise to be magical.

30 April 2026: a night of exception

The game on April 30, 2026 at 19:30 is announced as a date with a red escort.

The divine Hohyun Kang, who has so dazzled Paris with her Aurora and in each of her roles, will offer her vision of Juliette. An exceptional ballerina, she fascinates with her musicality, refinement and dramatic intensity. His Juliette will no doubt be deeply touching.

His Romeo will be embodied by the extraordinary Pablo Legasa, a dancer who, after several seasons, did not cease to delight the audience. I still remember his masterful performance in Raymonda by Noureev alongside Valentine Colasante: a moment of absolute grace, almost hypnotic. After a long time, there is nothing that confirms his immense talent. In my eyes, Pablo Legasa is one of the greatest dancers in the world today.

This association with Hohyun Kang draws intense attention. And what a dream it would be to see them one day together in Raymonda - my favorite ballet - a dream that, perhaps, will come true one day.

The Mystery of Unannounced Distributions

Additional dates for this prestigious series remain unannounced.

And that's when the chill intensifies.

Who will be the Romeo and Juliet those evenings? 😀

A Night of Revelation in Paris: The Radiance of a New Generation

Opéra Bastille – Saturday, May 9, 2026

On the evening of May 9, 2026, the Opéra Bastille will not merely host a performance—it will become the stage for a moment of artistic emergence, a rare and electric convergence of promise, talent, and destiny. This Roméo et Juliette will stand apart within the season, charged with the unmistakable energy of renewal, as a new generation steps forward to claim its place in the grand lineage of the Paris Opera Ballet.

At the heart of this exceptional evening lies the much-anticipated debut of Clara Mousseigne as Juliette—a moment already resonating far beyond Paris, stirring excitement among ballet connoisseurs across the globe. In the rarefied world of classical dance, debuts of this magnitude carry a unique aura: they are fragile, exhilarating, and profoundly human. They reveal not only the artist, but the journey, the preparation, and the courage required to inhabit one of the most demanding roles in the repertoire.

Clara Mousseigne arrives at this pivotal moment with an artistic trajectory that feels both organic and inevitable. Her ascent to the rank of Première Danseuse appears less like an ambition and more like a natural evolution, guided by a remarkable combination of technical brilliance and refined musicality. Her recent performances have already demonstrated an exceptional range: a commanding, almost otherworldly Myrtha in Giselle, where her authority and precision evoked a chilling majesty; and a luminous Aurora in The Sleeping Beauty, where she revealed a radiant lyricism, crystalline technique, and an innate understanding of classical style.

Yet Juliette demands something more—something deeper. It is a role of transformation, of emotional awakening, of vulnerability unfolding into tragedy. It requires not only mastery, but truth. And it is precisely here that Clara’s artistry feels destined to flourish. Her ability to inhabit movement with sincerity, to let emotion breathe within the choreography, suggests a Juliette that will not simply be danced, but lived. One can already imagine the evolution: the innocence of the first encounter, the urgency of love, the quiet terror of loss—all carried through a presence that feels both intimate and expansive.

Alongside her, Antoine Kirscher’s Roméo promises to be an inspired counterpart. A dancer of remarkable elevation and amplitude, he brings with him the noble clarity and buoyancy that define the finest traditions of the French school. His jumps seem to suspend time, his phrasing opens the space, and within that physical brilliance lies a sensitivity essential to the role. His Roméo is expected to embody both youthful ardor and emotional depth, creating with Clara a partnership rooted not in display, but in shared discovery. Together, they are likely to craft a narrative driven by instinct, freshness, and an almost palpable sense of risk—the very essence of live performance at its highest level.

The richness of the evening extends far beyond its central couple. Rubens Simon, as Mercutio, brings vitality and theatrical intelligence, promising a portrayal that balances wit and poignancy. Léo de Busserolles’ Tybalt will no doubt inject the necessary tension and volatility into the drama, shaping the darker contours of the story. Daniel Stokes, as Benvolio, offers a grounding presence, while Rémi Hairy-Araujo’s Paris contributes a refined nobility that deepens the emotional landscape.

And then there is Aubane Philbert, whose presence as Rosaline adds a layer of quiet sophistication to the evening. For those who have followed her career, she represents one of the most compelling and intelligent artists within the company today. Her versatility, her attention to nuance, and her ability to imbue even the most fleeting roles with depth make her an invaluable presence on stage. Rosaline, often a shadowy figure in the narrative, may well, in her interpretation, emerge as something more—an enigmatic and refined presence, hinting at unseen emotional currents. Her artistry elevates the entire fabric of the performance, enriching the world in which Roméo and Juliette unfold.

What makes this particular evening so extraordinary is not only the quality of the cast, but the sense of collective momentum it embodies. This is a generation stepping forward—not tentatively, but with clarity and conviction. It is a moment where the future of the company becomes visible, tangible, and deeply exciting.

Across the international ballet community, this date has already begun to resonate. Enthusiasts, critics, and devoted followers recognize the rarity of such an occasion. Travel plans are being made, tickets sought after with urgency, as audiences from across continents feel the pull of something truly special. To witness a debut of this magnitude is not simply to attend a performance—it is to be present at the beginning of a story.

And so, as the lights dim in the Opéra Bastille and the first notes of Prokofiev’s score rise into the air, a particular silence will settle over the audience—the silence of anticipation, of collective breath held in unison.

Then Clara Mousseigne will step onto the stage.

And in that moment, something will shift.

Not just for her, but for all those watching—aware, perhaps, that they are witnessing not only a performance, but the unfolding of a future étoile.

Clara Moussigne

There are dancers who master roles, and there are those who become them—artists capable of transforming not only their technique, but their very essence, to inhabit worlds that could not be more different. Clara Mousseigne belongs to this rare category. Formed entirely within the demanding discipline of the Paris Opera Ballet School, she stands today as one of the purest embodiments of the French style: refined, articulate, musically intelligent, and guided by an unwavering sense of line and proportion.

What defines her artistry is not simply excellence, but transformation. The ability to move seamlessly between contrasting universes—light and shadow, lyricism and authority, innocence and tragedy. It is precisely this versatility, deeply rooted in a complete and rigorous formation, that positions her as the ideal interpreter of some of the most demanding roles in the classical repertoire.

Her Aurora in The Sleeping Beauty revealed the radiant face of her artistry. Here, she appeared as the very incarnation of classical harmony: a luminous presence, poised yet alive, where every balance unfolded with serene assurance. The celebrated technical challenges of the role—its balances, its intricate footwork, its sustained musical phrasing—were not displayed as feats, but absorbed into a natural flow. What struck most was her ability to project joy without artifice, to embody youth not as an idea, but as a living, breathing state. Her Aurora did not simply charm—it illuminated the stage.

In striking contrast stands her Myrtha in Giselle, a role that demands authority, control, and an almost supernatural stillness. Here, Clara Mousseigne revealed another dimension entirely: a cold, sculptural presence, where movement is stripped to its essence. Her technique, so fluid in Aurora, became incisive, almost architectural. The sharpness of her lines, the amplitude of her jumps, and the command of her stillness created a figure both distant and magnetic. It was a performance of restraint and power, where emotion is not expressed, but contained—and therefore all the more compelling.

Between these two poles—light and shadow—emerges the anticipation surrounding her forthcoming Nikiya in La Bayadère. This role, perhaps more than any other, demands synthesis. Nikiya is neither purely luminous nor purely severe; she exists in a space of fragility, spirituality, and inner conflict. It is here that Clara’s unique qualities may find their fullest expression. Her delicacy of line, her musical sensitivity, and her capacity for introspection suggest a Nikiya of profound emotional resonance—one where each movement carries not only form, but meaning.

And then, there is Juliette.

If Aurora established her radiance, and Myrtha her authority, Juliette represents the ultimate convergence of her artistry. In Rudolf Nureyev’s demanding choreography, the role becomes a total test: technical endurance, dramatic depth, and emotional truth must coexist without compromise. It is a role that requires the dancer to evolve in real time—to grow, to break, to feel.

For Clara Mousseigne, Juliette is not simply another step—it is a culmination. Her youth brings authenticity to the character’s innocence; her discipline ensures the clarity of execution; her artistic intelligence allows the emotional arc to unfold with coherence and depth. Most importantly, her sincerity—the quiet truth she brings to every role—suggests a Juliette that will not rely on effect, but on lived experience.

Underlying all these interpretations is the unmistakable signature of the French school. Clara embodies its highest ideals: a precise and articulate lower leg, an expressive yet controlled épaulement, a sense of proportion that avoids excess while achieving maximum clarity. Hers is a style that does not seek to impress, but to reveal. A style at once exquisite and grounded, delicate yet unwaveringly strong.

It is this combination—this rare equilibrium between refinement and strength, discipline and freedom—that makes her not only a remarkable dancer, but an essential one. A ballerina capable of traversing the full spectrum of classical expression, from the crystalline purity of Aurora to the implacable force of Myrtha, from the spiritual depth of Nikiya to the human fragility of Juliette.

In Clara Mousseigne, the tradition of the Paris Opera Ballet does not merely continue—it finds a new voice. One that is at once faithful to its origins and vibrantly alive.

A dancer not defined by a single role, but by her ability to embody them all.

Clara Mousseigne: The Quiet Ascent of a Future Star

In the grand tradition of the Paris Opera Ballet, where excellence is not merely expected but cultivated with unwavering rigor, certain artists emerge with a sense of inevitability. Clara Mousseigne belongs unmistakably to this rare lineage. Her rise is not the result of chance or fleeting brilliance, but of a deeply rooted discipline, an exceptional artistic intelligence, and a presence that reveals itself fully the moment she steps onto the stage.

From her earliest years, all signs pointed toward distinction. Trained within the demanding framework of the Paris Opera Ballet School, she absorbed not only its technical foundations but also its aesthetic philosophy—clarity of line, precision of footwork, and an understated elegance that defines the French school at its highest level. Even as a student, her refinement and musical sensitivity set her apart, suggesting a maturity well beyond her age.

Her progression through the ranks of the company has been both swift and entirely заслужен. Each promotion has seemed less like an achievement than a natural continuation of an already evident trajectory. Yet what distinguishes Clara Mousseigne is not merely her advancement, but the consistency with which she elevates every role entrusted to her.

Her interpretation of Myrtha in Giselle revealed a striking authority. There was, in her performance, a commanding stillness—an ability to dominate the stage not through excess, but through control. Her lines were incisive, her jumps expansive yet contained, and her presence imbued the character with an almost spectral inevitability. It was a performance that demonstrated not only technical command, but a deep understanding of dramatic structure.

In The Sleeping Beauty, her Aurora marked a decisive moment in her artistic development. Here, she unveiled a completely different facet of her artistry: luminosity, grace, and an effortless musicality. The celebrated Rose Adagio, often a test of balance and composure, became under her interpretation a moment of serene confidence. What impressed most was not only the technical assurance, but the naturalness with which she inhabited the role—never forced, never ornamental, but deeply lived.

It is precisely this dual capacity—authority and vulnerability, structure and spontaneity—that now leads her to Juliette. Within the Paris Opera Ballet, the role of Juliette in Rudolf Nureyev’s choreography stands as one of the most demanding in the entire repertoire. It is both a technical summit and a psychological journey, requiring the dancer to traverse, within a single evening, the full arc of human transformation: innocence, awakening, passion, and tragedy.

For Clara Mousseigne, this role represents not simply another milestone, but a defining passage. Her youth lends authenticity to the character, her technique provides the necessary foundation, but it is her sincerity—her refusal to separate movement from emotion—that suggests something truly exceptional. Her Juliette is anticipated not as a performance, but as a revelation: a portrayal in which the technical and the emotional become indistinguishable.

Beyond her evident gifts, there is a quality often remarked upon by those who have observed her more closely: an uncompromising work ethic. Behind the apparent ease of her stage presence lies an intense discipline, a meticulous attention to detail, and a constant pursuit of refinement. She is known to revisit sequences repeatedly, to refine the smallest transitions, to seek not only correctness, but clarity and truth. This quiet rigor, invisible to the audience, is what ultimately gives her dancing its sense of inevitability.

There is also, undeniably, her natural charisma. A beauty that does not impose itself, but unfolds. A smile that reaches the farthest corners of the auditorium. A presence that invites rather than demands attention. These qualities, combined with her technical and artistic strengths, place her firmly among the most compelling figures of her generation.

In many ways, Clara Mousseigne embodies a moment of transition within the Paris Opera Ballet—a bridge between tradition and renewal. She carries within her the full heritage of the French school, yet brings to it a freshness, a directness, and an emotional transparency that speak to contemporary audiences.

Her Aurora confirmed her place. Her Juliette may well define it.

And as she stands on the threshold of this new chapter, one senses that this is not merely the continuation of a promising career, but the unfolding of something far greater: the quiet, determined ascent of an artist destined for the highest rank.

A future étoile—not by proclamation, but by undeniable presence.

 ROMEO Y JULIETA

Coreografía de Rudolf Nureyev
Opéra Bastille, París
Del 2 de abril al 12 de mayo de 2026

Hay ballets que se esperan con ilusión; y hay otros que se esperan con auténtica devoción. Romeo y Julieta de Rudolf Nureyev pertenece, sin duda, a esta última categoría. Es el ballet que todo el mundo desea ver, el que todos los bailarines sueñan con interpretar, y uno de los títulos más exigentes y complejos del repertorio nureyeviano. Esta primavera, por fin, llega a la Opéra Bastille el acontecimiento más esperado de la temporada.

Con una duración exacta de tres horas y cinco minutos, este espectáculo es un prodigio continuo. La acción escénica es tan rica, tan intensa y tan ininterrumpida, que resulta literalmente imposible apartar la mirada del escenario. A ello se suma la extraordinaria música de Serguéi Prokófiev, que envuelve la dramaturgia con una fuerza emocional arrebatadora y convierte cada escena en una experiencia inolvidable.

La coreografía de Nureyev es famosa por su dificultad, pero también por su absoluta coherencia dramática. Es una coreografía pensada para exprimir al máximo tanto a los protagonistas como al cuerpo de baile, otorgando a cada personaje un peso escénico real. Aquí, la técnica no es un fin en sí mismo, sino un medio al servicio de la narración y de la emoción. La danza y la música alcanzan un equilibrio perfecto, reforzado en esta ocasión por la dirección musical del prestigioso Robert Houssart, quien hará su debut en la Ópera de París con esta partitura mítica.

El 1 de abril de 2026 marcará el inicio de esta esperada serie con la avant-première destinada al público joven. En esta función brillará una pareja especialmente querida: la divina Bleuenn Battistoni, inolvidable como Giselle, exquisita Aurora y deslumbrante Odette/Odile, que abordará ahora el papel de la joven Julieta; junto al apuesto y magnífico Thomas Docquir, con quien mantiene una química escénica muy especial. Su partnership, romántico y delicado, promete momentos de gran belleza.

Al día siguiente, 2 de abril, tendrá lugar la función inaugural oficial, con la asistencia del público especializado, las grandes premières y la alta sociedad parisina e internacional, que vuela a París expresamente para presenciar este acontecimiento. La expectación no podría ser mayor.

La gran estrella de esta velada será la extraordinaria Sae Eun Park, considerada una de las mejores bailarinas del mundo. Su Julieta, frágil, luminosa y profundamente humana, promete una interpretación de altísimo nivel artístico. Nos esperan variaciones exquisitas y una intensidad dramática comparable a su legendaria Giselle, capaz de dejar al público con el corazón encogido y al borde de las lágrimas. A su lado estará el magnífico Paul Marque, que encarna a la perfección el ideal romántico de Romeo.

Esta pareja llega a París tras un éxito rotundo reciente: ambos acaban de bailar La Bayadère en Roma, con dos funciones con localidades agotadas, y una crítica especializada unánime que consagró su partnership como uno de los más bellos y sólidos del panorama actual. Todo apunta a que este estreno será de auténtica película y quedará grabado en la historia de la Ópera de París.

No es la primera vez que Sae Eun Park y Paul Marque hacen historia juntos. En marzo de 2025, durante La Bella Durmiente, la primera de las cinco funciones que compartieron fue ya memorable. Sae Eun Park deslumbró con una Aurora de referencia, y Paul Marque brilló como príncipe ideal. Aquellas funciones fueron un éxito absoluto, con entradas agotadas y una magia que volvió a instalarse en París durante semanas. Es difícil no pensar que algo similar —aunque con un tono más dramático— sucederá ahora con Romeo y Julieta.

El 5 de abril, a las 14:30, un domingo perfecto para el ballet, llegará otra de las funciones más esperadas, protagonizada por una pareja sencillamente sensacional: Roxane Stojanov y Lorenzo Lelli.

Lorenzo Lelli, formado en la prestigiosa Escuela de Ballet del Teatro alla Scala de Milán, heredera de una tradición fundada en 1813 y considerada una de las más importantes del mundo, conquistó al público parisino recientemente como el príncipe Désiré en La Bella Durmiente. Sus funciones junto a Hohyun Kang —una Aurora absolutamente perfecta— y Clara Mousseigne, magnífica en Myrtha y posteriormente nombrada Primera Bailarina, fueron un éxito clamoroso. Nureyev otorgó siempre una importancia capital al rol de Désiré, y Lorenzo Lelli lo interpretó con tal autoridad y elegancia que parecía evocar al propio Nureyev sobre el escenario.

Ahora, al bailar junto a la fabulosa Roxane Stojanov, una de las bailarinas más carismáticas de la compañía, se produce un encuentro artístico fascinante: Italia y Francia unidas bajo la coreografía del ruso más internacional. Dos formaciones distintas, dos personalidades potentes, una misma exigencia técnica y expresiva. Roxane será, sin duda, una Julieta inolvidable.

Esta función promete ser explosiva: juventud, fuego, disciplina y una técnica llevada al límite. Un partnership cargado de energía que hará saltar chispas. Y después del espectáculo, nada mejor que pasear junto al Sena, reviviendo mentalmente los momentos intensos vividos en la Bastille, con la sensación de haber asistido a algo verdaderamente excepcional.

Romeo y Julieta de Rudolf Nureyev no es solo un ballet: es una experiencia total. Y esta serie de representaciones en París se perfila como uno de los grandes acontecimientos de la temporada, destinado a permanecer en la memoria de quienes tengan la fortuna de vivirlo.

ROMEO Y JULIETA – RUDOLF NUREYEV

Ópera de la Bastilla, París

El regreso de Romeo y Julieta de Rudolf Nuréyev a la Ópera de la Bastilla promete ser uno de los eventos más importantes de la temporada parisina, y los estelares elencos confirman la excepcional magnitud de esta serie de funciones.

En medio de esta expectación, varias fechas ya se han consolidado como imprescindibles.

Hannah O’Neill, de Giselle a Julieta: Una Trayectoria Luminosa

El pasado octubre, la superestrella Hannah O’Neill deslumbró a París con Giselle. La bailarina neozelandesa-japonesa, ya consolidada en París, ofreció cuatro espectáculos absolutamente inolvidables.

Tres de ellos los compartió con la reconocida figura internacional del Royal Ballet, Reece Clarke, un compañero excepcional que acababa de llegar de Londres, tras sus triunfos veraniegos en Manhattan con Sylvia, de Léo Delibes. En Nueva York, fue la sensación del verano: tanto la crítica como el público hablaban de él. En París, la historia se repitió.

Su Albrecht fue sencillamente magnífico: noble, musical y profundamente encarnado. Hannah O'Neill y Reece Clarke ofrecieron tres actuaciones memorables que quedarán grabadas en la memoria del público parisino. Muy pronto, este mismo dúo causará sensación en Londres, consolidando aún más el reconocimiento internacional de estas interpretaciones.

Pero es fundamental recordar que la primera Giselle de Hannah O'Neill en París fue con otro compañero excepcional: Milo Avêque, bailarín formado íntegramente en la Escuela de Ballet de la Ópera de París. Y es precisamente allí donde se revela un artista verdaderamente de primera clase.

Milo Avêque: La Escuela Francesa en su Apogeo

Formado en la Escuela de Ballet de la Ópera de París desde 2010, Milo Avêque, dieciséis años después, encarna la brillante culminación de esta formación excepcional.

Su Albrecht ya era un éxito rotundo, y todo apunta a que su Romeo correrá la misma suerte.

Milo exhibirá toda la riqueza de la escuela francesa sobre el escenario:

— saltos grandiosos, amplios y luminosos,

— múltiples giros de claridad y precisión ejemplares,

— equilibrio refinado,

— y, sobre todo, un juego de pies extremadamente preciso, especialmente resaltado por la exigente coreografía de Nureyev.

Este estilo coreográfico es formidable para los intérpretes, pero es precisamente este tipo de bailarín el que mejor se adapta a ellos. El público, sin duda, quedará cautivado. Personalmente, veo a Milo Avêque como una futura estrella internacional: lo tiene todo: técnica, estilo, inteligencia musical y presencia escénica.















Su Romeo y Julieta junto a la carismática Hannah O'Neill promete ser la perfección en estado de gracia.

El 11 de abril es una cita imprescindible en París, sin duda. No habrá excusa válida.

17 de abril: Valentine Colasante y Guillaume Diop, la elección artística obvia

El 17 de abril será una fecha especialmente esperada para mí. Mi bailarina favorita, Valentine Colasante, finalmente asumirá el papel de Julieta, un papel que siempre he soñado verla interpretar, en este legendario ballet. Junto a ella estará el espectacular Guillaume Diop, el auténtico "Nureyev" de la compañía.

Es innegable que Guillaume Diop, bailarín principal del Ballet de la Ópera de París, encarna con fuerza el legado técnico y magnético de Rudolf Nureyev.

Su conexión con este legado no es meramente estilística, sino profundamente arraigada en la técnica y el repertorio.

— Saltos explosivos: Al igual que Nureyev, Diop impresiona con saltos fenomenales y aterrizajes extraordinariamente elegantes, esenciales en las extremadamente exigentes variaciones masculinas concebidas por el maestro ruso.

— Virtuosismo en el repertorio de Nureyev: Basilio en Don Quijote, el Príncipe Désiré en La Bella Durmiente, Sigfrido en El Lago de los Cisnes, todos papeles en los que ha brillado.

— Presencia escénica y diálogos ilimitados: Su carisma natural, sus líneas aparentemente interminables y su energía radiante recuerdan la capacidad única de Nureyev para cautivar al público y situar al bailarín en el centro del drama. — Un ascenso meteórico: su nombramiento como étoile en 2023, sin pasar por el rango de bailarín principal, evoca la trayectoria excepcional reservada a los artistas extraordinarios.

En La Bella Durmiente, la crítica destacó cómo sus "piernas largas y poderosas" dominaban las formidables variaciones de Nureyev, aportando juventud, frescura y brillantez al estilo clásico francés: una descripción notablemente precisa.

Frente a él, Valentine Colasante, étoile desde 2018, es la personificación misma de la perfección técnica al servicio del arte. Su conexión con el trabajo de Nureyev es profunda: a menudo ha explicado cómo sus coreografías la fortalecieron técnicamente, otorgándole posteriormente completa libertad escénica.

Pocos ballets ocupan un lugar tan mítico en el imaginario colectivo de bailarines y público como Romeo y Julieta. En manos de Rudolf Nureyev, la tragedia de Shakespeare se convierte no solo en una historia de amor y destino, sino también en un desafío artístico supremo, uno que todo bailarín sueña con encarnar al menos una vez en la vida. La temporada de primavera de 2026 en la Ópera de la Bastilla promete ser extraordinaria, una verdadera celebración de la riqueza artística del Ballet de la Ópera de París.

Entre los eventos más esperados de la temporada se encuentra el debut en Julieta de Inès McIntosh, la brillante y exquisita Primera Bailarina del Ballet de la Ópera Nacional de París. Formada en la Escuela de Ballet de la Ópera de París, Inès McIntosh representa la síntesis perfecta del rigor académico francés y una profundidad interpretativa sorprendentemente madura para su generación.

Su técnica es inconfundiblemente francesa: fluida, rápida y deslumbrante, con pies bellamente arqueados y una absoluta claridad en el trabajo de puntas. Los críticos destacan con frecuencia la limpieza de su baile, sello distintivo de la escuela parisina. Sin embargo, la técnica por sí sola no define su arte. Su musicalidad y elegancia natural le permiten moverse con soltura entre el lirismo de los grandes papeles románticos, como Giselle o La Bella Durmiente, y el exigente virtuosismo de los ballets de Nureyev, incluido Don Quijote.

Lo que la hace particularmente cautivadora es la aparente facilidad con la que baila. Incluso en los pasajes técnicamente más complejos, su movimiento parece exento de esfuerzo, casi etéreo. Su versatilidad va mucho más allá del canon clásico: ha demostrado una notable autoridad en el repertorio neoclásico, especialmente en La Vertiginosa Emoción de la Exactitud de William Forsythe, demostrando su capacidad para dominar la velocidad, la precisión y la modernidad sin sacrificar jamás la línea ni el estilo.

Su debut en Julieta se perfila como uno de los momentos decisivos de la temporada: una actuación esperada con enorme expectación.

A su lado, como Romeo, estará Jack Gasztowtt, uno de los talentos más prometedores del Ballet de la Ópera de París en la actualidad. Su ascenso dentro de la compañía ha sido meteórico, y su baile lo sitúa tentadoramente cerca del máximo nivel. Jack Gasztowtt encarna la esencia de la técnica francesa moderna: rigor académico combinado con una excepcional capacidad de respuesta a los lenguajes de movimiento contemporáneos.

Es especialmente admirado por su preciso y veloz juego de pies, una pequeña batería impecable que refleja las mejores tradiciones de la escuela parisina. Su versatilidad y dinamismo le permiten sortear cambios repentinos de peso, movimientos desequilibrados y una pareja juguetona con notable facilidad, cualidades especialmente visibles en obras neoclásicas y contemporáneas, incluyendo las de Forsythe.

Su refinamiento de hombros, el uso inteligente del torso y la elegante colocación de los hombros le otorgan la capacidad de transicionar con fluidez entre roles clásicos puros y coreografías vanguardistas. A esto se suma un virtuosismo atlético —evidente en papeles exigentes como Basilio en Don Quijote, con saltos potentes y giros seguros— y una genuina presencia narrativa en escena. Su interpretación de Colas en La Fille mal gardee reveló a un bailarín capaz no solo de brillantez técnica, sino también de fantasía, calidez y conexión emocional.

Juntos, Jack Gasztowtt e Inès McIntosh prometen actuaciones llenas de emoción, juventud y magia; veladas que sin duda quedarán grabadas en la memoria.

Otra noche inolvidable nos espera el jueves 30 de abril de 2026 a las 19:30 h, con un elenco que ya se siente legendario. La divina Hohyun Kang, quien tanto conmovió al público como Aurora y en cada papel que interpreta, ofrecerá su visión de Julieta. Es una bailarina excepcional —luminosa, musical y profundamente expresiva— y su Juliette sin duda será conmovedora y radiante.

Su Romeo esa noche será el extraordinario Pablo Legasa, un bailarín que ha cautivado al público durante mucho tiempo. Hace años, me cautivó en Raymonda de Nureyev, bailando junto a Valentine Colasante, una actuación que marcó el comienzo de varias temporadas de brillantez. Para mí, Pablo Legasa se encuentra entre los mejores bailarines del mundo actual. Su colaboración con Hohyun Kang se espera con auténtica emoción y entusiasmo.

Y qué maravilloso sería, algún día, verlo regresar a Raymonda, quizás junto a Hohyun Kang. Sería un sueño hecho realidad. Raymonda sigue siendo mi ballet favorito, y una pareja así sería pura magia.

Varias fechas de esta temporada de Romeo y Julieta aún no se han anunciado, lo que añade un elemento de delicioso suspense. ¿Quién será Julieta? ¿Quién será Romeo? Aún no lo sabemos, pero sí sabemos que quienquiera que interprete estos papeles nos encantará. El Ballet de la Ópera de París cuenta con una gran cantidad de bailarines extraordinarios, verdaderas estrellas de la danza parisina, y cada casting sorpresa no hace más que aumentar la emoción. Las funciones culminarán el 12 de mayo de 2026, la función final.


Saint Petersburg - Giuseppe Verdi - La forza del destino - Mariinsky Theatre - 30th April 2026

On Thursday, April 30th, 2026, Mariinsky Theatre will host an event of truly exceptional artistic and historical importance: a rare performa...