Tonight, in the luminous heart of Munich, an extraordinary artistic journey begins. The curtain rises on the first performance in a highly anticipated series of John Cranko’s masterpiece, brought to life by the incomparable artists of the Bayerisches Staatsballett at the majestic Bayerische Staatsoper. This evening promises not merely a performance, but an experience of rare emotional depth, poetic beauty, and unforgettable theatrical intensity.
At the center of this premiere stands the radiant Laurretta Summerscales, who will embody Tatjana for the first time in this run. Summerscales, already beloved for her deeply moving interpretation of Giselle, brings to Tatjana a rare combination of vulnerability, lyrical purity, and dramatic intelligence. Her artistry is uniquely suited to this role—one of ballet’s most psychologically complex heroines. Tatjana’s transformation from shy, dreaming girl to poised and emotionally scarred woman demands not only flawless technique, but profound emotional truth. Few artists possess Summerscales’ ability to make every gesture speak, every silence resonate.
Opposite her stands the magnificent Osiel Gouneo as Onegin, a role that requires commanding presence, aristocratic refinement, and devastating dramatic power. Gouneo, the Cuban-born international star and principal dancer of the company since 2016, brings extraordinary charisma and depth to the role. His Onegin is not merely cold or aloof, but deeply human—a man trapped by his own emotional limitations. His noble line, powerful elevation, and expressive subtlety make him one of the most compelling interpreters of this role on the international stage today.
The emotional world of the ballet is enriched further by the presence of the celebrated Julian MacKay, dancing the role of Onegin’s friend. MacKay, a true global ballet phenomenon, brings his signature elegance, technical brilliance, and dramatic refinement. His presence alone elevates the evening into something exceptional—a rare opportunity to witness one of ballet’s brightest stars in this profound dramatic work.
Tonight’s Olga will be danced by Violetta Keller, whose vitality and warmth provide the perfect contrast to Tatjana’s introspective nature. Olga’s youthful joy and emotional spontaneity are essential to the story’s tragic unfolding, and Keller’s interpretation promises freshness, musicality, and charm.
Guiding the entire performance is conductor Marc Leroy-Calatayud, leading the magnificent Bayerisches Staatsorchester. The score, drawn from the soul-stirring music of Pyotr Ilyich Tchaikovsky, becomes under his direction a living emotional landscape—by turns tender, passionate, melancholic, and overwhelming. Each note breathes with the emotional life of the characters, enveloping the audience in an atmosphere of irresistible beauty.
This masterpiece bears the unmistakable signature of choreographer John Cranko, whose genius lies in his unparalleled ability to translate psychological complexity into movement. His choreography is both technically demanding and profoundly human, revealing the inner lives of the characters with astonishing clarity. Cranko’s Onegin is widely regarded as one of the greatest narrative ballets ever created—a work of dramatic sophistication and emotional truth that continues to captivate audiences decades after its premiere.
The visual world is completed by the elegant and evocative designs of Jürgen Rose, whose sets and costumes transport the audience into the refined yet emotionally charged world of Pushkin’s Russia. His aesthetic creates an atmosphere of poetic realism, where memory, longing, and destiny seem to inhabit every corner of the stage.
This evening marks only the beginning of a remarkable series of performances. In the coming weeks, audiences will also have the privilege of witnessing other distinguished interpreters of Tatjana, including Maria Baranova, Elisabeth Tonev, and Ksenia Shevtsova. Likewise, the role of Onegin will be shared with the outstanding Jakob Feyferlik, ensuring that each performance brings new emotional colors and artistic perspectives.
But tonight is uniquely special.
Tonight belongs to Summerscales and Gouneo.
Tonight, their artistry will breathe life into one of ballet’s most powerful stories—a story of innocence, rejection, regret, and the irreversible passage of time. The famous mirror pas de deux, the heartbreaking letter scene, the devastating final encounter—these moments will unfold not simply as choreography, but as living emotion.
The anticipation in Munich is palpable. The opera house itself seems to wait in silence, as if aware that something extraordinary is about to happen. Soon, the lights will dim. The orchestra will begin. And in that magical space between music and movement, reality will dissolve into poetry.
An unforgettable evening awaits.
Ce soir, au cœur lumineux de Munich, un voyage artistique extraordinaire commence. Le rideau se lève sur la première représentation d'une série très attendue du chef-d'œuvre de John Cranko, porté à l'écran par les artistes incomparables du Bayerisches Staatsballett dans le majestueux Bayerisches Staatsoper. Cette soirée promet bien plus qu'un simple spectacle : une expérience d'une rare profondeur émotionnelle, d'une beauté poétique et d'une intensité théâtrale inoubliable.
Au centre de cette première se trouve la rayonnante Laurretta Summerscales, qui incarne Tatjana pour la première fois dans cette série de représentations. Déjà admirée pour son interprétation profondément émouvante de Giselle, Summerscales apporte à Tatjana une combinaison rare de vulnérabilité, de pureté lyrique et d'intelligence dramatique. Son art est parfaitement adapté à ce rôle, l'une des héroïnes les plus complexes psychologiquement du ballet. La transformation de Tatjana, de jeune fille timide et rêveuse à femme affirmée et marquée par les épreuves, exige non seulement une technique irréprochable, mais aussi une vérité émotionnelle profonde. Rares sont les artistes qui possèdent la capacité de Summerscales à faire parler chaque geste, à faire résonner chaque silence.
Face à elle se dresse le magnifique Osiel Gouneo dans le rôle d'Onéguine, un rôle qui exige une présence imposante, un raffinement aristocratique et une puissance dramatique bouleversante. Gouneo, étoile internationale d'origine cubaine et danseur principal de la compagnie depuis 2016, confère au personnage un charisme et une profondeur extraordinaires. Son Onéguine n'est pas simplement froid ou distant, mais profondément humain – un homme prisonnier de ses propres limites émotionnelles. Sa ligne noble, son élévation puissante et sa subtilité expressive font de lui l'un des interprètes les plus captivants de ce rôle sur la scène internationale actuelle.
L'univers émotionnel du ballet est encore enrichi par la présence du célèbre Julian MacKay, qui interprète le rôle de l'ami d'Onéguine. MacKay, véritable phénomène mondial du ballet, apporte son élégance caractéristique, sa virtuosité technique et son raffinement dramatique. Sa seule présence élève la soirée au rang d'événement exceptionnel – une occasion rare d'admirer l'une des plus grandes étoiles du ballet dans cette œuvre dramatique profonde.
Ce soir, le rôle d'Olga sera interprété par Violetta Keller, dont la vitalité et la chaleur contrastent à merveille avec la nature introspective de Tatjana. La joie juvénile et la spontanéité émotionnelle d'Olga sont essentielles au déroulement tragique de l'histoire, et l'interprétation de Keller promet fraîcheur, musicalité et charme.
Le chef d'orchestre Marc Leroy-Calatayud dirige le magnifique Orchestre d'État de Bavière. La partition, inspirée des œuvres bouleversantes de Piotr Ilitch Tchaïkovski, se transforme sous sa direction en un paysage émotionnel vivant – tour à tour tendre, passionné, mélancolique et poignant. Chaque note vibre au rythme des émotions des personnages, enveloppant le public d'une beauté irrésistible.
Ce chef-d'œuvre porte la signature inimitable du chorégraphe John Cranko, dont le génie réside dans son talent exceptionnel pour traduire la complexité psychologique en mouvements. Sa chorégraphie, à la fois techniquement exigeante et profondément humaine, révèle avec une clarté saisissante la vie intérieure des personnages. L'Onéguine de Cranko est largement considéré comme l'un des plus grands ballets narratifs jamais créés – une œuvre d'une sophistication dramatique et d'une vérité émotionnelle qui continue de captiver le public des décennies après sa première.
L'univers visuel est complété par les décors élégants et évocateurs de Jürgen Rose, dont les plateaux et les costumes transportent le public dans le monde raffiné et pourtant chargé d'émotion de la Russie de Pouchkine. Son esthétique crée une atmosphère de réalisme poétique, où la mémoire, le désir et le destin semblent habiter chaque recoin de la scène.
Ce soir ne marque que le début d'une remarquable série de représentations. Dans les semaines à venir, le public aura également le privilège d'assister aux performances d'autres interprètes de renom du rôle de Tatjana, notamment Maria Baranova, Elisabeth Tonev et Ksenia Shevtsova. De même, le rôle d'Onéguine sera partagé avec l'exceptionnel Jakob Feyferlik, garantissant ainsi que chaque représentation apporte de nouvelles nuances émotionnelles et de nouvelles perspectives artistiques.
Mais ce soir est un moment unique.
Ce soir appartient à Summerscales et Gouneo.
Ce soir, leur art donnera vie à l'un des récits les plus poignants du ballet : une histoire d'innocence, de rejet, de regret et du passage inexorable du temps. Le célèbre pas de deux du miroir, la scène déchirante de la lettre, la rencontre finale bouleversante : ces moments se déploieront non pas comme une simple chorégraphie, mais comme une émotion vivante.
À Munich, l'attente est palpable. L'opéra lui-même semble retenir son souffle, comme conscient qu'un événement extraordinaire est sur le point de se produire. Bientôt, les lumières s'éteindront. L'orchestre commencera à jouer. Et dans cet espace magique entre musique et mouvement, la réalité se fondra en poésie.
Une soirée inoubliable nous attend.

