Thursday, March 26, 2026

Paris - La Bayadère - Jun/Jul 2026
















The Paris Opera once again ignites its magic with one of the most dazzling titles in the classical repertoire: La Bayadère, in Rudolf Nureyev's sumptuous version of Marius Petipa's legacy, with Ludwig Minkus's hypnotic music. Everything is in place: the sets, the visual splendor, the dramatic intensity… and, of course, a constellation of stars ready to shine.

The Nikiyas: Poetry, Lyricism, and Tragedy

The role of Nikiya, the sacred dancer, demands exceptional technical purity and emotional depth. This year, it will be embodied by a cast of leading figures who promise unique performances:

Léonore Baulac

Valentine Colasante

Dorothée Gilbert

Sae Eun Park

Héloïse Bourdon

Each will bring her own distinctive style: from crystalline elegance to the most heart-wrenching drama. Nikiya is not just technique: she is soul, sacrifice, and an impossible love that unravels in the shadows.

The Gamzattis: Fire, Power, and Rivalry

Facing Nikiya emerges Gamzatti, the proud princess, a figure of strength and determination. The contrast is stark, and the stage duel promises to be electrifying:

Bleuenn Battistoni

Roxane Stojanov

Inès McIntosh

Clara Mousseigne

Bianca Scudamore

Gamzatti is brilliance, authority, and a technique as sharp as steel. Every encounter with Nikiya will be a clash of styles, temperaments, and energies.

The Variations: Jewels of Precision and Beauty

The celebrated Kingdom of the Shades and other iconic scenes are enriched with variations that are true tests of excellence for the soloists:

First Variation

Héloïse Bourdon

Hohyun Kang

Clara Mousseigne

Second Variation

Marine Ganio

Inès McIntosh

Aubane Philbert

Third Variation

Bianca Scudamore

Célia Drouy

Nine Seropian

These ethereal and demanding variations are moments suspended in time, where every arabesque and every balance approaches perfection.

Everything is ready. We don't yet know the exact combination we'll see each night, but therein lies part of the charm: the mystery, the anticipation, the promise of something unrepeatable.

Whichever cast you see, it will be an unforgettable experience. Because at the Paris Opera, when the curtain rises on La Bayadère, there are no minor performances: only nights of pure magic.

Dans l’écrin majestueux de Opéra Bastille, le rideau s’apprête à se lever sur un affrontement d’une intensité rare, un duel incandescent qui fait battre le cœur de tous les passionnés : celui de Nikiya et de Gamzatti dans La Bayadère. Sous la lumière dorée de la scène parisienne, l’amour, la jalousie et le destin s’entrelacent avec une puissance dramatique inégalée, portés par la musique envoûtante de Ludwig Minkus, sublimée par l’orchestration somptueuse de John Lanchbery et dirigée avec éclat par Koen Kessels.

Au centre de cette fresque grandiose : Solor, le guerrier déchiré, partagé entre devoir et passion, aimé par deux femmes que tout oppose — et que tout élève au rang de légende.

Nikiya : la grâce absolue, l’âme incarnée

Nikiya, la bayadère, est l’essence même du ballet classique dans ce qu’il a de plus pur et de plus bouleversant. Elle est ligne infinie, souffle suspendu, émotion à fleur de peau.

  • Léonore Baulac, d’une noblesse diaphane et d’une musicalité céleste, sculpte chaque mouvement avec une délicatesse infinie.
  • Valentine Colasante, lumineuse et poignante, fait vibrer chaque geste d’une intensité sincère.
  • Dorothée Gilbert, impériale et d’une précision souveraine, évoque la pureté d’une Odette idéale.
  • Sae Eun Park, éthérée, infiniment élégante, semble flotter entre ciel et terre.
  • Héloïse Bourdon, sensible et délicatement expressive, touche au cœur par sa sincérité bouleversante.

Chez chacune, la technique se fait invisible pour laisser place à la poésie pure. Comme Odette, Nikiya est vérité, fragilité, amour absolu — et son destin tragique illumine la scène d’une beauté poignante.

Gamzatti : l’éclat, le feu, la souveraineté

Face à elle, Gamzatti surgit telle une flamme royale. Princesse éclatante, elle est puissance, orgueil, désir incandescent. Chaque variation devient un défi lancé au ciel, une démonstration de virtuosité étourdissante.

  • Bleuenn Battistoni, incandescente et audacieuse, embrase la scène d’un charisme irrésistible.
  • Roxane Stojanov, foudroyante et magnétique, allie vitesse et précision avec une assurance fulgurante.
  • Inès McIntosh, tranchante et raffinée, impose une autorité fascinante.
  • Clara Mousseigne, rayonnante et virtuose, illumine chaque instant d’une énergie souveraine.
  • Bianca Scudamore, brillante et conquérante, déploie une technique étincelante dans sa célèbre variation.

Gamzatti est Odile : séduction, feu, éclat, précision diabolique. Sa danse tranche l’air avec une netteté fascinante, et son affrontement avec Nikiya devient un sommet dramatique d’une intensité inouïe.

Un duel de légende

Entre Nikiya et Gamzatti, tout est contraste : la douceur contre le feu, l’abandon contre la conquête, la vérité du cœur contre la puissance du rang. Et au centre, Solor, aimant sincèrement Nikiya mais promis à Gamzatti — tragédie éternelle qui embrase chaque regard, chaque geste, chaque silence.

Les combinaisons possibles de distributions rendent chaque représentation unique, presque irréelle. Pour les amateurs comme pour les fervents admirateurs de chaque étoile, l’attente est délicieuse, l’excitation palpable : quelle Nikiya face à quelle Gamzatti ? Quelle alchimie, quelle tension, quelle magie naîtra ce soir-là ?

Dans ce ballet somptueux, où la chorégraphie divine de Rudolf Noureev magnifie l’héritage de Marius Petipa, tout concourt à l’enchantement : les décors fastueux, les costumes éblouissants, la musique somptueuse… et surtout ces artistes d’exception qui font vivre l’indicible.

Paris brillera comme jamais.
Et lorsque s’élèvera le Royaume des Ombres, lorsque les regards de Nikiya et de Gamzatti se croiseront, le temps semblera suspendu.

La magie est là, prête à éclore.
Le duel est servi.
Et l’émotion promet d’être inoubliable.

Dans l’univers somptueux de La Bayadère, certains rôles, plus courts en apparence, concentrent pourtant une intensité technique et artistique vertigineuse. À l’Opéra Bastille, ces moments deviennent de véritables sommets d’exigence, où chaque détail compte, où chaque seconde met à l’épreuve les limites du corps et de l’art.


L’Idole Dorée : un défi surhumain

Le rôle de l’Idole Dorée, aussi bref qu’éblouissant, est dansé en alternance par :

  • Mathias Heymann
  • Thomas Docquir
  • Jack Gasztowtt
  • Antoine Kirscher
  • Francesco Mura
  • Andrea Sarri

Cette variation est réputée comme l’une des plus extrêmes du répertoire masculin classique.

Un défi physique et physiologique : le danseur, entièrement recouvert de maquillage doré, évolue dans une condition quasi artificielle. La peau, contrainte, perd une partie de sa capacité de régulation thermique. Le corps lutte contre la chaleur, la transpiration, la sensation de rigidité. Chaque saut devient un effort maximal dans un environnement hostile.

Une structure chorégraphique impitoyable : contrairement aux variations traditionnelles, celle-ci s’étire en plusieurs sections sans véritable respiration. Les enchaînements alternent grands jetés explosifs, changements de direction abrupts, et pirouettes d’une précision absolue. L’endurance est poussée à l’extrême.

Un style statuaire unique : le danseur doit incarner une idole vivante, presque mécanique. Aucune faiblesse ne doit transparaître. Les bras, souvent inspirés de mudras, exigent une précision millimétrée, indépendante du travail des jambes. Le défi est double : virtuosité et immobilité expressive, tension constante et illusion d’éternité.


Les Trois Variations des Ombres : l’absolu classique

Au cœur de l’Acte III, après le Grand Pas de Deux, surgissent les trois variations des Ombres — véritables joyaux du style académique, sublimés par la version de Rudolf Noureev, qui en a fait un sommet de complexité.

1ère Variation — Le contrôle absolu

Interprétée en alternance par :

  • Héloïse Bourdon
  • Hohyun Kang
  • Clara Mousseigne

Variation lente, suspendue, presque irréelle.

Exigence principale : l’équilibre.
Les pas de bourrée délicats mènent à des poses en arabesque ou attitude d’une stabilité absolue. Chez Noureev, les transitions sont complexifiées, les équilibres prolongés jusqu’à la limite. Le moindre tremblement devient visible. La force dorsale et le contrôle de l’axe sont essentiels.


2ème Variation — La virtuosité du petit allegro

Interprétée en alternance par :

  • Marine Ganio
  • Inès McIntosh
  • Aubane Philbert

Plus vive, scintillante, presque aérienne.

Exigence principale : la rapidité et la précision des pieds.
Cette variation est un véritable festival de batterie. Les jambes travaillent à une vitesse fulgurante, enchaînant petits sauts et frappés, tandis que le haut du corps doit rester fluide, délicat, presque détaché. Chez Noureev, la coordination devient redoutable : épaulement complexe, directions changeantes, transitions sans repos.


3ème Variation — La puissance et l’ampleur

Interprétée en alternance par :

  • Bianca Scudamore
  • Célia Drouy
  • Nine Seropian

La plus expansive, la plus brillante.

Exigence principale : la force et l’endurance.
Grands jetés, diagonales de tours, déplacements amples — cette variation exige une puissance musculaire exceptionnelle. Pourtant, malgré l’effort, tout doit paraître léger, éthéré. C’est là toute la signature de Noureev : une danse d’une difficulté redoutable qui doit sembler flotter hors du temps.

L’héritage de Noureev : la perfection portée à l’extrême

Dans cette version créée pour le Ballet de l’Opéra de Paris, Rudolf Noureev transcende l’héritage de Marius Petipa en poussant chaque détail à son paroxysme.

  • Coordination totale du corps : bras, tête, torse et jambes ne cessent de dialoguer.
  • Utilisation élargie de l’espace : les danseuses traversent la scène avec une amplitude inhabituelle.
  • Absence de repos : chaque transition devient une difficulté supplémentaire.

Le résultat est d’une exigence presque inhumaine : une danse où la précision française atteint une sophistication extrême, où la technique la plus redoutable se pare d’une élégance aristocratique.


Avec les Étoiles, Premières Danseuses, Premiers Danseurs et le Corps de Ballet de l’Opéra de Paris, ces rôles deviennent bien plus que des variations : ce sont des épreuves, des révélations, des instants suspendus où la technique pure se transforme en poésie absolue.

Et dans cette alchimie parfaite entre rigueur et beauté, La Bayadère atteint des sommets que peu d’œuvres peuvent égaler. 

The Paris Opera is preparing to present one of the most fabulous ballets in the classical repertoire: La Bayadère, a production eagerly awaited by audiences and ballet lovers from all over the world. Everything points to a major triumph, both at the box office and with critics, thanks to the spectacular dancers, the sumptuous staging, and an artistic team of legendary stature.

This magnificent ballet in three acts features the unforgettable choreography of Rudolf Nureyev, inspired by the original masterpiece of Marius Petipa, set to the divine music of Ludwig Minkus. The libretto, created by Petipa and Serguei Khudekov, tells a dramatic and poetic story of love, betrayal, and destiny in ancient India. Conducting the orchestra will be the brilliant Koen Kessels, one of the world’s greatest specialists in ballet music, a true authority whose musical sensitivity brings dance scores to life with extraordinary elegance and precision.

Minkus, the great genius of ballet composition, wrote a score of irresistible beauty — melodic, emotional, and perfectly crafted for dance. For generations, ballet enthusiasts across the world have delighted in his enchanting music, which forms an essential part of the classical tradition in countries where ballet is a cultural treasure. The musical arrangements by the equally brilliant John Lanchbery further elevate the score, enriching its orchestral colors while preserving its original spirit. Hearing this music performed live by the Paris Opera Orchestra at the Opéra Bastille promises to be nothing short of magical.

Nureyev’s choreography, full of grandeur, lyricism, and technical brilliance, stands as one of the finest interpretations ever created. Like the legendary collaboration between Tchaikovsky and Petipa, the partnership of Minkus and Petipa produced a work of timeless genius. Despite many modern choreographers attempting new versions of La Bayadère, they ultimately return to this classic, recognizing that its perfection is untouchable. Decades pass, yet its beauty remains eternal — truly imperishable.

La Bayadère was originally premiered in 1877 at the Bolshoi Kamenny Theatre in St. Petersburg, a historic venue that no longer exists but was the birthplace of many masterpieces. From its very first performance, the ballet was hailed as one of Petipa’s greatest achievements, particularly the iconic scene The Kingdom of the Shades, now considered one of the most celebrated moments in the entire history of classical ballet. Minkus’s heavenly music and Petipa’s poetic choreography created an overwhelming success that continues to move audiences today.

Paris first encountered La Bayadère in 1961, when the Kirov Ballet presented only the third act. Two years later, Rudolf Nureyev staged this famous scene for the Royal Ballet with Margot Fonteyn as Nikiya, with Lanchbery’s re-orchestrated music. The premiere was a resounding triumph and is remembered as one of the most important events in ballet history.

Nureyev’s full Paris production, which premiered on October 8, 1992, is a true visual marvel. He collaborated with the extraordinary designer Franca Squarciapino, who created sumptuous costumes and exquisite tutus for Nikiya and Gamzatti — elegant, refined, and rich in detail. The magnificent sets by Ezio Frigerio, inspired by the Taj Mahal, the architecture of the Ottoman Empire, and original Russian designs from 1877, transport the audience into a dreamlike India of splendor and mystery. The result is a breathtaking spectacle worthy of Hollywood’s greatest epics — like Cleopatra — only this time the journey takes us to India rather than Egypt.

The 1994 filmed performance with Laurent Hilaire, Isabelle Guérin, and the magnificent Élisabeth Platel as Gamzatti remains a legendary document of this glorious production, allowing generations of ballet lovers to continue enjoying its magic.

From June 17 to July 14, 2026, La Bayadère will once again grace the stage of the Opéra Bastille. Although the casting has not yet been announced, one thing is certain: whichever dancers perform Nikiya, Gamzatti, and Solor will be extraordinary. At the Paris Opera Ballet, every cast is worth seeing.

This is not merely a ballet performance — it is a celebration of classical art at its highest level: glorious music, sublime choreography, dazzling visuals, and dancers of world-class brilliance. A masterpiece born in the 19th century that continues to enchant hearts in the 21st.

As Verdi once said, “Let us return to the old.” And indeed, in works like La Bayadère, we rediscover genius that time can never fade.

In Paris, the anticipation surrounding La Bayadère reaches an almost feverish intensity. But beyond the splendor of the production, Minkus's divine music, and Nureyev's masterful choreography, one question ignites every conversation in the foyers of the Opéra, Parisian cafés, and circles of ballet enthusiasts:

Who will be Gamzatti?

Gamzatti, the radiant, proud, passionate, jealous, magnificent princess—this incandescent role often steals the show, so theatrical, virtuosic, and musically irresistible is it. For many ballet lovers, and for me more than any other role in the classical repertoire, Gamzatti is the true queen of La Bayadère. Her choreography is a jewel of bravery and elegance, and Minkus's music in the Grand Pas, sublimely enhanced by Lanchbery's arrangements, is one of the absolute pinnacles of classical ballet.

Each variation of Gamzatti seems to suspend time. The orchestra swells, the stage's gilded splendor shimmers, and the ballerina becomes an empress.

All of Paris holds its breath.

Current stars could naturally embody this captivating princess:

Dorothée Gilbert, with her innate nobility;

Amandine Albisson, pure and musical;

Valentine Colasante, luminous and brilliant;

Hannah O’Neill, fiery and regal;

Sae Eun Park, with her sovereign elegance;

Léonore Baulac, refined and poetic;

Roxane Stojanov, with her flamboyant temperament;

or Bleuenn Battistoni, whose meteoric rise has captivated audiences.

But the history of the Paris Opera has often shown us that Gamzatti is also a role of revelation—entrusted to a young dancer destined for greatness.

We dream of seeing Héloïse Bourdon, already admirable in both the roles of Gamzatti and Nikiya,

or Marine Ganio with her dazzling virtuosity,

Hohyun Kang with her sparkling precision,

Inès McIntosh with her aristocratic bearing,

Clara Mousseigne full of fire,

or  the new première danseuse , the australian ballerina  Bianca Scudamore, ready to make history.

And why not a prestigious guest, coming to illuminate Paris for a few evenings, as Ulyana Lopatkina once thrilled Parisian audiences with her Odette . It would be wonderful to see a few evenings a star from the Bolshoi , the Mariinsky , La Scala, The Royal Ballet, or The ABT in New York. 

Anything is possible.

Because Gamzatti is not just a technical role—she is a character of flesh and blood, a woman in love, wounded, proud, dangerous, and fascinating. She embodies passion in all its power, power, jealousy, but also a tragic grandeur that makes her confrontation with Nikiya unforgettable.

It is this searing intrigue, this duel between women at the pinnacle of classical ballet, that makes the audience's heart beat faster.

Each performance becomes different depending on the dancer:

a more regal Gamzatti,

another more feline,

yet another more tragic.

And that is why one would want to attend every performance—to savor each incarnation, to compare each nuance, to experience each emotion.

To see Gamzatti again and again, in all her guises.

For when the music of the Grand Pas resounds, when the variation begins, when the jewels sparkle and the princess leaps into her majestic balances and breathtaking jumps, one understands why this role is one of the most beloved in the entire history of ballet.

Paris waits.

The corridors of the Opera whisper names.

The enthusiasts speculate, dream, hope.

But one thing is certain:

whoever embodies Gamzatti will be the star of the evening.

And for lovers of this legendary role, it will be a season of pure bliss—a celebration of virtuosity, music, theater, and beauty.

Gamzatti reigns.

Paris holds its breath.

The magic is about to begin.

🌙 As La Bayadère approaches, I dream…

As Paris prepares to welcome La Bayadère back to the majestic stage of the Opéra Bastille, my mind wanders tirelessly. I dream. I imagine. I combine stars, styles, schools, traditions. And I smile to myself, as true aficionados do when they are swept away by the magic of ballet.

Because La Bayadère is not just a ballet: it is a universe.

And Gamzatti and Nikiya are two planets that collide, attract each other, and spark.

What a dream it would be to see Nikiya arrive in Paris from Russia… to imagine Viktoria Tereshkina, imperial and powerful, or the refined and musical Renata Shakirova, or the ethereal Maria Khoreva, or the delicate Olesya Novikova from the Mariinsky.

Or a Bolshoi Gamzatti like Anastasia Smirnova, who has already shone in that role with breathtaking authority, or the majestic Maria Koshkaryova, or the captivating Margarita Shrainer, or Yaroslavna Kuprina—all natural princesses of this character.

Tickets would sell out in minutes.

And how could we not also dream of international stars who have already thrilled us in Paris…? To invite Isabella Boylston back, whose Kitri was a revelation and whose Gamzatti is simply dreamy.

Or to see the extraordinary Nicoletta Manni from La Scala, so luminous, so noble, so perfect for an Indian princess.

Or, why not, to welcome back the legendary Marianela Núñez, perhaps the Royal Ballet's finest Gamzatti, an artist who transforms every appearance into an event.

And then my imagination goes even further.

A Parisian Nikiya facing off against a Russian Gamzatti.

An English Nikiya versus a French Gamzatti.

A blend of schools, styles, and traditions, creating unforgettable evenings.

I imagine Valentine Colasante or Amandine Albisson facing off on stage against a Mariinsky star.

I imagine a Royal Ballet Nikiya like Marianela Núñez or Natalia Osipova, so dramatic, so fiery, opposite a Parisian Gamzatti, cool, noble, and dazzling.

What a clash of worlds.

What electricity on stage.

What magical evenings for the Parisian audience and for visitors from all over the world.

Gamzatti is a role that inspires dreams.

A role every ballerina longs to dance.

A role that aficionados await with racing hearts.

And the problem—a blessed problem—is that there are too many fabulous ones.

One invitation is not enough.

One performance is not enough.

One season is not enough.

I smile at the thought:

If it were up to me, I'd program La Bayadère every month of the year.

Each month with a different Gamzatti.

Each month with a new Nikiya.

Each month with a story reborn.

Many seasons at the Paris Opera have invited international stars. Why not dream that it will happen again this time? Perhaps a Russian, perhaps an Italian, perhaps an American… Dreaming costs nothing—and in the meantime, the excitement grows.

As June approaches, I dream.

I dream of shimmering tutus, of Minkus's music soaring through the hall, of glances of hatred and love between Gamzatti and Nikiya, of endless ovations, of nights we never want to end.

I dream of a Bastille filled, vibrant, electrified by the grandeur of classical ballet.

And I know that, with Parisian stars or special guests, La Bayadère will give us moments that will stay with us forever.

But if, in addition, a major star from the Bolshoi or the Mariinsky were to join us…

Then it wouldn't just be a season. It would be history.

🌙 Solor’s Dream — While Waiting for La Bayadère

As the nights grow warmer in Paris and the lights of the Opéra Bastille begin to glow once more, I feel myself becoming Solor.

Not the warrior of legend, but the dreamer — wandering between reality and fantasy, between the present and a world where ballet lives forever in perfection.

I close my eyes, and suddenly I am no longer in the city.
I am walking into the Kingdom of the Shades.

The music of Minkus rises softly, like a distant heartbeat, and the stage transforms into a mystical landscape of moonlight, waterfalls, temples, and endless beauty. And there, emerging from the mist, Nikiya appears — fragile, luminous, eternal.

But as in every dream, she changes.

Sometimes she is Russian, born of the Mariinsky’s elegance:
Viktoria Tereshkina, powerful and majestic,
Renata Shakirova, refined and musical,
Maria Khoreva, pure as crystal,
Olesya Novikova, poetic and serene.

Other nights she arrives from Paris itself — all aristocratic grace and noble line:
Amandine Albisson, Valentine Colasante, Dorothée Gilbert, Sae Eun Park — each one a different shade of poetry.

And then, as if summoned by destiny, Gamzatti enters the dream.

Not as a rival, but as a queen of light, crowned in gold, blazing with brilliance.

She comes from the Bolshoi — Anastasia Smirnova with imperial authority,
Maria Koshkaryova with towering grandeur,
Margarita Shrainer with fire in her eyes,
Yaroslavna Kuprina with regal presence.

Other evenings she crosses oceans to reach Paris:
Isabella Boylston, dazzling and radiant,
Nicoletta Manni, noble and luminous,
Marianela Núñez, legendary and untouchable.

And suddenly the dream grows richer.

A French Nikiya facing a Russian Gamzatti.
An English Nikiya confronting a Parisian princess.
A Bolshoi queen clashing with a Mariinsky spirit.

Each combination sparks new emotion, new drama, new beauty.

The duel between love and power becomes infinite, reborn every night in a different form.

I watch them dance beneath golden skies, beside cascading waterfalls, among ancient temples glowing in the sunset. The orchestra swells. The tutus shimmer. The silence of the audience trembles before exploding into applause.

In this dream, tickets sell out in minutes.
Paris vibrates with excitement.
The world travels to Bastille.

And yet even this is not enough.

Because there are too many extraordinary ballerinas.
Too many queens worthy of Gamzatti’s crown.
Too many spirits born to be Nikiya.

One guest star is never enough.
One performance is never enough.
One season is never enough.

In my dream, La Bayadère is danced every month.
Each month a new cast.
Each month a new miracle.

Sometimes I laugh softly to myself — because I know this is the madness of love for ballet. But it is the sweetest madness of all.

And then Nikiya returns, drifting toward me like a vision, her arms floating as if carried by the wind.

She looks at me the way she looks at Solor — with tenderness, sorrow, and eternity.

The music fades.

The dream dissolves.

I open my eyes.

Paris is still here.
The Opéra Bastille is waiting.
June is approaching.

But inside me, Solor continues to dream.

To dream of shining tutus, of legendary names, of impossible combinations that might one day become reality. To dream of nights when Paris welcomes not only its own glorious stars, but queens from the Bolshoi, the Mariinsky, the Royal Ballet, La Scala, and beyond.

Perhaps it will happen.
Perhaps one star will arrive.
Perhaps more.

And if not — the dreaming itself is already a gift.

Until the curtain rises, I remain Solor.
Walking between reality and fantasy.
Waiting for La Bayadère.
Dreaming.

Nikiya and Gamzatti — Two Queens of La Bayadère

Although Gamzatti is the role that fascinates me most, I must admit — with complete honesty and admiration — that Nikiya remains the true star of the evening in La Bayadère.

Nikiya is one of the most demanding and poetic roles in all classical ballet. Technically challenging, emotionally deep, and musically sublime, she carries the spiritual heart of the work. Ludwig Minkus wrote some of his most beautiful music for Nikiya, especially in the pas de deux with Solor, where the melodies rise with tenderness, longing, and tragic beauty.

Gamzatti’s music is magnificent — brilliant, regal, and powerful — but Nikiya’s is simply transcendent.

When Nikiya is danced by a delicate, ethereal ballerina, the effect can be magical. Time seems to stop. The audience breathes together. The theatre is transformed into a dream. This is why, in most performances, Nikiya naturally becomes the emotional center of the night.

And yet — ballet is alive.

There are evenings when Gamzatti, if interpreted by a great actress as well as a great dancer, can steal the spotlight completely. Her authority, drama, brilliance, and virtuosity can ignite the stage and win the hearts of the audience.

I have attended many performances of La Bayadère, and the balance has often shifted. Some nights, Nikiya touched me more deeply. Other nights, Gamzatti conquered the stage. And that is the beauty of live ballet.

Every ballet lover has favorite dancers. Every performance is different. And there is no space for rivalry between these two roles — because both are essential, both are rich, and both contain extraordinary variations that define the greatness of this masterpiece.

I remember one particular evening at the Opéra Bastille that remains vivid in my memory.

Héloïse Bourdon danced Nikiya with remarkable sensitivity and grace. Years later, she returned to the same ballet — this time as Gamzatti — while the role of Nikiya was interpreted by the magnificent Mariinsky star Kristina Shapran, who had been invited to Paris as a guest artist.

That night was electric.

Shapran’s Nikiya had the unmistakable Russian purity, softness, and musical depth that make the great white-act ballerinas so unforgettable. Bourdon’s Gamzatti was dramatic, powerful, and fiercely regal. The contrast between them created real theatrical fire — exactly what La Bayadère needs.

I loved both.

The audience was breathless, the applause thunderous, and the memory has stayed with me ever since. I still hope that one day Kristina Shapran — or another great star from the Bolshoi or the Mariinsky — will return to Paris to dance Nikiya again.

For me, Russian ballerinas possess something unique in the great poetic roles of classical ballet — in Swan Lake, Giselle, and especially in Nikiya. There is a purity of line, a depth of musical feeling, and a spiritual quality that feels almost otherworldly.

But whether French, Russian, Italian, or international, what truly matters is the artistry — the ability to transform technique into emotion.

In the end, La Bayadère is not about choosing between Gamzatti and Nikiya.

It is about celebrating two extraordinary women, two destinies, two musical worlds, and two different forms of beauty.

Some nights belong to Nikiya.
Some nights belong to Gamzatti.
And the greatest nights belong to both.

That is why this ballet continues to enchant generation after generation — and why each new performance feels like a fresh miracle.

À Paris, l’attente autour de La Bayadère atteint une intensité presque fébrile. Mais au-delà de la splendeur de la production, de la musique divine de Minkus et de la chorégraphie magistrale de Noureev, une question enflamme toutes les conversations dans les foyers de l’Opéra, les cafés parisiens et les cercles de passionnés de ballet :

Qui sera Gamzatti ?

Gamzatti, la princesse éclatante, fière, passionnée, jalouse, magnifique — ce rôle incandescent qui vole souvent la vedette tant il est théâtral, virtuose et musicalement irrésistible. Pour beaucoup d’amateurs, et pour moi plus que tout autre rôle du répertoire classique, Gamzatti est la véritable reine de La Bayadère. Sa chorégraphie est un joyau de bravoure et d’élégance, et la musique de Minkus dans le Grand Pas, sublimée par les arrangements de Lanchbery, est l’un des sommets absolus du ballet classique.

Chaque variation de Gamzatti fait suspendre le temps. L’orchestre se déploie, les ors de la scène scintillent, et la ballerine devient impératrice.

C’est donc tout Paris qui retient son souffle.

Les étoiles actuelles pourraient naturellement incarner cette princesse fascinante :
Dorothée Gilbert, avec sa noblesse innée,
Amandine Albisson, pure et musicale,
Valentine Colasante, lumineuse et brillante,
Hannah O’Neill, fougueuse et impériale,
Sae Eun Park, d’une élégance souveraine,
Léonore Baulac, raffinée et poétique,
Roxane Stojanov, au tempérament flamboyant,
ou encore Bleuenn Battistoni, dont l’ascension fulgurante captive le public.

Mais l’histoire de l’Opéra de Paris nous a souvent appris que Gamzatti est aussi un rôle de révélation — confié à une jeune danseuse promise à un grand avenir.

On rêve alors de voir  Héloïse Bourdon, déjà admirable dans les deux rôles de Gamzatti et de Nikiya,
ou  Marine Ganio à la virtuosité éclatante,
Hohyun Kang d’une précision étincelante,
Inès McIntosh à l’allure aristocratique,
Clara Mousseigne pleine de feu,
ou encore l’une des nouvelles premières danseuses comme Bianca Scudamore, prête à marquer l’histoire.

Et pourquoi pas une invitée prestigieuse, venue illuminer Paris pour quelques soirs, comme autrefois Ulyana Lopatkina avait fait frissonner le public parisien ? 

Tout est possible.

Car Gamzatti n’est pas seulement un rôle technique — c’est un personnage de chair et de sang, une femme amoureuse, blessée, orgueilleuse, dangereuse et fascinante. Elle incarne la passion dans toute sa puissance, le pouvoir, la jalousie, mais aussi une grandeur tragique qui rend son affrontement avec Nikiya inoubliable.

C’est cette intrigue brûlante, ce duel féminin au sommet du ballet classique, qui fait battre le cœur du public.

Chaque représentation devient différente selon l’interprète :
une Gamzatti plus royale,
une autre plus féline,
une autre encore plus tragique.

Et c’est pour cela que l’on voudrait assister à toutes les représentations — pour savourer chaque incarnation, comparer chaque nuance, vivre chaque émotion.

Voir Gamzatti encore et encore, sous tous ses visages.

Car lorsque la musique du Grand Pas retentit, lorsque la variation commence, lorsque les bijoux scintillent et que la princesse s’élance dans ses équilibres majestueux et ses sauts étourdissants, on comprend pourquoi ce rôle est l’un des plus aimés de toute l’histoire du ballet.

Paris attend.

Les couloirs de l’Opéra murmurent des noms.

Les amateurs spéculent, rêvent, espèrent.

Mais une chose est certaine :
quelle que soit celle qui incarnera Gamzatti, elle deviendra la star de la soirée.

Et pour les amoureux de ce rôle mythique, ce sera une saison de pur bonheur — une fête de virtuosité, de musique, de théâtre et de beauté.

Gamzatti règne.
Paris retient son souffle.
La magie approche.
🌙 À l'approche de La Bayadère, je rêve…

Alors que Paris s'apprête à accueillir de nouveau La Bayadère sur la scène majestueuse de l'Opéra Bastille, mon esprit vagabonde sans cesse. Je rêve. J'imagine. Je mêle étoiles, styles, écoles, traditions. Et je souris, comme le font les véritables passionnés lorsqu'ils sont transportés par la magie du ballet.

Car La Bayadère n'est pas qu'un ballet : c'est un univers.

Et Gamzatti et Nikiya sont deux planètes qui se rencontrent, s'attirent et s'illuminent.

Quel rêve ce serait de voir Nikiya arriver à Paris depuis la Russie, d'imaginer l'arrivée à la scene de Bastille , ma ballerine préférée, Viktoria Tereshkina, impériale et puissante, ou la raffinée et musicale Renata Shakirova, ou l'éthérée Maria Khoreva, ou la délicate Olesya Novikova du Mariinsky.

Ou une Gamzatti du Bolchoï comme Anastasia Smirnova, qui a déjà brillé dans ce rôle avec une autorité époustouflante, ou la majestueuse Maria Koshkaryova, ou la captivante Margarita Shrainer, ou encore Yaroslavna Kuprina – toutes des princesses naturelles pour ce personnage.

Les billets s'arracheraient en quelques minutes.

Et comment ne pas rêver aussi de stars internationales qui nous ont déjà enchantés à Paris… ? Inviter à nouveau Isabella Boylston, dont la Kitri fut une révélation et dont la Gamzatti est tout simplement féérique.

Ou revoir l'extraordinaire Nicoletta Manni de La Scala, si lumineuse, si noble, si parfaite pour une princesse indienne.

Ou encore, pourquoi pas, accueillir à nouveau la légendaire Marianela Núñez, peut-être la plus grande Gamzatti du Royal Ballet, une artiste qui transforme chacune de ses apparitions en un événement.

Et puis mon imagination s'emballe encore.

Une Nikiya parisienne face à une Gamzatti russe.

Une Nikiya anglaise face à une Gamzatti française.

Un mélange d'écoles, de styles et de traditions, pour des soirées inoubliables.

J'imagine Valentine Colasante ou Amandine Albisson se mesurant à une étoile du Mariinsky.

J'imagine une Nikiya du Royal Ballet, telle Marianela Núñez ou Natalia Osipova, si dramatique, si fougueuse, face à une Gamzatti parisienne, froide, noble et éblouissante.

Quel choc des mondes !

Quelle énergie sur scène !

Quelles soirées magiques pour le public parisien et les visiteurs venus du monde entier !

Gamzatti est un rôle qui fait rêver.

Un rôle que toute ballerine aspire à danser.

Un rôle que les passionnés attendent avec impatience.

Et le problème – un heureux problème – c'est qu'il y en a trop de fabuleuses.

Une invitation ne suffit pas.

Une représentation ne suffit pas.

Une saison ne suffit pas.

Je souris à cette pensée :

Si cela ne tenait qu'à moi, je programmerais La Bayadère chaque mois de l'année.

Chaque mois avec un Gamzatti différent.

Chaque mois avec une nouvelle Nikiya.

Chaque mois avec une histoire qui renaît.

L'Opéra de Paris a accueilli de nombreuses saisons de stars internationales. Pourquoi ne pas rêver que cela se reproduise ? Un Russe, un Italien, un Américain… Rêver ne coûte rien, et en attendant, l'excitation grandit.

À l'approche de juin, je rêve.

Je rêve de tutus chatoyants, de la musique de Minkus qui emplit la salle, des regards mêlés de haine et d'amour entre Gamzatti et Nikiya, d'ovations interminables, de nuits dont on ne voudrait jamais la fin.

Je rêve d'une Bastille pleine à craquer, vibrante, électrisée par la grandeur du ballet classique.

Et je sais qu'avec des étoiles parisiennes ou des invités de marque, La Bayadère nous offrira des moments inoubliables.

Mais si, en plus, une grande vedette du Bolchoï ou du Mariinsky nous rejoignait…

Alors ce ne serait pas simplement une saison. Ce serait historique.
🌙 Le Rêve de Solor — En attendant La Bayadère

Alors que les nuits parisiennes s'adoucissent et que les lumières de l'Opéra Bastille se rallument, je me sens devenir Solor.

Non pas le guerrier de légende, mais le rêveur — errant entre réalité et fantaisie, entre le présent et un monde où le ballet vit éternellement dans la perfection.

Je ferme les yeux, et soudain, je ne suis plus en ville.

Je pénètre dans le Royaume des Ombres.

La musique de Minkus s'élève doucement, comme un lointain battement de cœur, et la scène se métamorphose en un paysage mystique de clair de lune, de cascades, de temples et d'une beauté infinie. Et là, émergeant de la brume, apparaît Nikiya — fragile, lumineuse, éternelle.

Mais comme dans tout rêve, elle change.

Parfois, elle est russe, née de l'élégance du Mariinsky :

Viktoria Terechkina, puissante et majestueuse,

Renata Shakirova, raffinée et musicale,

Maria Khoreva, pure comme le cristal,

Olesya Novikova, poétique et sereine.

D'autres soirs, elle arrive de Paris même – toute grâce aristocratique et noblesse de lignes :

Amandine Albisson, Valentine Colasante, Dorothée Gilbert, Sae Eun Park – chacune une nuance de poésie différente.

Et puis, comme appelée par le destin, Gamzatti entre dans le rêve.

Non pas en rivale, mais en reine de lumière, couronnée d'or, rayonnante d'éclat.

Elle vient du Bolchoï – Anastasia Smirnova à l'autorité impériale,

Maria Koshkaryova à la grandeur imposante,

Margarita Shrainer au regard de feu,

Yaroslavna Kuprina à la présence royale.

D'autres soirs, elle traverse les océans pour rejoindre Paris :

Isabella Boylston, éblouissante et radieuse,

Nicoletta Manni, noble et lumineuse,

Marianela Núñez, légendaire et inaccessible.

Et soudain, le rêve s'enrichit.

Une Nikiya française face à une Gamzatti russe.

Une Nikiya anglaise confrontée à une princesse parisienne.

Une reine du Bolchoï se heurtant à l'esprit du Mariinsky.

Chaque combinaison suscite une nouvelle émotion, un nouveau drame, une nouvelle beauté.

Le duel entre l'amour et le pouvoir devient infini, renaissant chaque soir sous une forme différente.

Je les regarde danser sous un ciel doré, près de cascades, parmi d'anciens temples qui s'illuminent au crépuscule. L'orchestre s'amplifie. Les tutus scintillent. Le silence du public tremble avant d'exploser en applaudissements.

Dans ce rêve, les billets s'arrachent en quelques minutes.

Paris vibre d'excitation.

Le monde entier se rend à la Bastille.

Et pourtant, même cela ne suffit pas.

Car il y a trop de ballerines extraordinaires.

Trop de reines dignes de la couronne de Gamzatti.

Trop d'âmes nées pour être Nikiya.

Une seule invitée ne suffit jamais.

Une seule représentation ne suffit jamais.

Une seule saison ne suffit jamais.

Dans mon rêve, La Bayadère est dansée chaque mois.

Chaque mois, une nouvelle distribution.

Chaque mois, un nouveau miracle.

Parfois, je ris doucement en moi-même – car je sais que c'est la folie de l'amour du ballet. Mais c'est la plus douce des folies.

Et puis Nikiya revient, dérivant vers moi comme une vision, ses bras flottant comme portés par le vent.

Elle me regarde comme elle regarde Solor – avec tendresse, tristesse et éternité.

La musique s'estompe.

Le rêve se dissipe.

J'ouvre les yeux.

Paris est toujours là.

L'Opéra Bastille attend.

Juin approche.

Mais au fond de moi, Solor continue de rêver.

De rêver de tutus scintillants, de noms légendaires, d'associations impossibles qui pourraient un jour devenir réalité. De rêver de nuits où Paris accueille non seulement ses propres étoiles glorieuses, mais aussi les reines du Bolchoï, du Mariinsky, du Royal Ballet, de La Scala et d'ailleurs.

Peut-être que cela arrivera.

Peut-être qu'une étoile viendra.

Peut-être plus.

Et sinon, rêver est déjà un cadeau.

Jusqu'à ce que le rideau se lève, je reste Solor.

Marchant entre réalité et fantaisie.

Attendant La Bayadère.

Rêvant.
Nikiya et Gamzatti — Les deux reines de La Bayadère

Bien que le rôle de Gamzatti soit celui qui me fascine le plus, je dois admettre — en toute honnêteté et avec une profonde admiration — que Nikiya demeure la véritable vedette de la soirée dans La Bayadère.

Nikiya est l'un des rôles les plus exigeants et poétiques de tout le ballet classique. Techniquement complexe, d'une grande profondeur émotionnelle et musicalement sublime, elle porte en elle l'âme de l'œuvre. Ludwig Minkus a composé pour Nikiya certaines de ses plus belles musiques, notamment dans le pas de deux avec Solor, où les mélodies s'élèvent avec tendresse, nostalgie et une beauté tragique.

La musique de Gamzatti est magnifique — brillante, majestueuse et puissante — mais celle de Nikiya est tout simplement transcendante.

Lorsque Nikiya est dansée par une ballerine délicate et éthérée, l'effet est magique. Le temps semble suspendu. Le public respire à l'unisson. Le théâtre se transforme en un rêve. C'est pourquoi, dans la plupart des représentations, Nikiya devient naturellement le centre émotionnel de la soirée.

Et pourtant, le ballet est bien vivant.

Il y a des soirs où Gamzatti, interprétée par une grande actrice autant que par une grande danseuse, peut captiver l'attention de tous. Son autorité, son sens du drame, son éclat et sa virtuosité embrasent la scène et conquièrent le cœur du public.

J'ai assisté à de nombreuses représentations de La Bayadère, et l'équilibre a souvent basculé. Certains soirs, Nikiya m'a profondément touchée. D'autres soirs, Gamzatti a conquis la scène. Et c'est là toute la beauté du ballet vivant.

Chaque amateur de ballet a ses danseurs préférés. Chaque représentation est différente. Et il n'y a pas de place pour la rivalité entre ces deux rôles, car tous deux sont essentiels, tous deux sont riches et tous deux recèlent des variations extraordinaires qui définissent la grandeur de ce chef-d'œuvre.

Je me souviens d'une soirée en particulier à l'Opéra Bastille qui reste gravée dans ma mémoire.

Héloïse Bourdon a dansé Nikiya avec une sensibilité et une grâce remarquables. Des années plus tard, elle revint dans le même ballet – cette fois dans le rôle de Gamzatti – tandis que celui de Nikiya était interprété par la magnifique étoile du Mariinsky, Kristina Shapran, invitée à Paris en tant qu'artiste invitée.

Cette soirée fut électrisante.

La Nikiya de Shapran possédait cette pureté, cette douceur et cette profondeur musicale si typiquement russes qui rendent les grandes ballerines du premier acte si inoubliables. La Gamzatti de Bourdon était dramatique, puissante et d'une majesté farouche. Le contraste entre elles créa une véritable étincelle théâtrale – exactement ce dont La Bayadère a besoin.

J'ai adoré les deux.

Le public était subjugué, les applaudissements tonitruants, et ce souvenir reste gravé dans ma mémoire. J'espère encore qu'un jour Kristina Shapran – ou une autre grande étoile du Bolchoï ou du Mariinsky – reviendra à Paris pour danser à nouveau Nikiya.

Pour moi, les ballerines russes possèdent quelque chose d'unique dans les grands rôles poétiques du ballet classique – dans Le Lac des cygnes, Giselle, et surtout dans Nikiya. Il y a une pureté de ligne, une profondeur de sentiment musical et une dimension spirituelle presque surnaturelle.

Mais qu'elle soit française, russe, italienne ou internationale, l'essentiel réside dans l'art – la capacité à transformer la technique en émotion.

En fin de compte, La Bayadère n'est pas une question de choix entre Gamzatti et Nikiya.

Il s'agit de célébrer deux femmes extraordinaires, deux destins, deux univers musicaux et deux formes de beauté différentes.

Certaines nuits appartiennent à Nikiya.

Certaines nuits appartiennent à Gamzatti.

Et les plus belles nuits appartiennent aux deux.

C'est pourquoi ce ballet continue d'enchanter génération après génération – et pourquoi chaque nouvelle représentation est un véritable miracle.

🌙 Mientras se acerca La Bayadère, yo sueño…

Mientras París se prepara para recibir de nuevo La Bayadère en la escena majestuosa de la Ópera Bastille, mi mente viaja sin descanso. Sueño. Imagino. Combino estrellas, estilos, escuelas, tradiciones. Y sonrío solo, como hacen los verdaderos aficionados cuando se dejan llevar por la magia del ballet.

Porque La Bayadère no es solo un ballet: es un universo.
Y Gamzatti y Nikiya son dos planetas que chocan, se atraen y hacen saltar chispas.

Qué sueño sería ver llegar a París una Nikiya venida de Rusia…
imaginar a Viktoria Tereshkina, imperial y poderosa, o a la refinada y musical Renata Shakirova, o a la etérea Maria Khoreva, o a la delicada Olesya Novikova desde el Mariinsky.
O una Gamzatti del Bolshoi como Anastasia Smirnova, que ya ha brillado en ese rol con una autoridad impresionante, o la majestuosa Maria Koshkaryova, o la fascinante Margarita Shrainer, o Yaroslavna Kuprina, todas ellas princesas naturales de este personaje.

Las entradas se agotarían en minutos.

Y cómo no soñar también con estrellas internacionales que ya nos han hecho vibrar en París…
Volver a invitar a Isabella Boylston, cuya Kitri fue una revelación y cuya Gamzatti es simplemente de ensueño.
O ver a la extraordinaria Nicoletta Manni de La Scala, tan luminosa, tan noble, tan perfecta para una princesa india.
O, por qué no, volver a recibir a la legendaria Marianela Núñez, quizá la mejor Gamzatti del Royal Ballet, una artista que transforma cada aparición en un acontecimiento.

Y entonces mi imaginación va más lejos aún.

Una Nikiya parisina frente a una Gamzatti rusa.
Una Nikiya inglesa frente a una Gamzatti francesa.
Una mezcla de escuelas, de estilos, de tradiciones, creando noches irrepetibles.

Imagino a Valentine Colasante o Amandine Albisson enfrentándose en escena a una estrella del Mariinsky.
Imagino una Nikiya del Royal Ballet como Marianela Núñez o Natalia Osipova, tan dramática, tan ardiente, frente a una Gamzatti parisina, fría, noble y deslumbrante.

Qué choque de mundos.
Qué electricidad en el escenario.
Qué veladas mágicas para el público de París y para los visitantes de todo el mundo.

Gamzatti es un rol que hace soñar.
Un rol que toda bailarina desea bailar.
Un rol que los aficionados esperamos con el corazón acelerado.

Y el problema —bendito problema— es que hay demasiadas fabulosas.

Una sola invitación no basta.
Una sola función no basta.
Una sola temporada no basta.

Yo mismo sonrío al pensarlo:
si fuera por mí, programaría La Bayadère todos los meses del año.

Cada mes con una Gamzatti distinta.
Cada mes con una Nikiya nueva.
Cada mes con una historia que renace.

Muchas temporadas de la Ópera de París han invitado a estrellas internacionales. ¿Por qué no soñar con que esta vez vuelva a suceder? Quizá una rusa, quizá una italiana, quizá una americana…
Soñar no cuesta nada — y mientras tanto, la ilusión crece.

Mientras se acerca junio, yo sueño.
Sueño con tutús brillantes, con la música de Minkus elevándose en la sala, con miradas de odio y amor entre Gamzatti y Nikiya, con ovaciones interminables, con noches que no queremos que acaben.

Sueño con un Bastille lleno, vibrante, electrizado por la grandeza del ballet clásico.

Y sé que, con estrellas parisinas o con invitadas de lujo, La Bayadère nos regalará momentos que quedarán en la memoria para siempre.

Pero si además llegara una gran estrella del Bolshoi o del Mariinsky…

Entonces ya no sería solo una temporada.
Sería historia.

🌙 El sueño de Solor — Esperando a La Bayadère

A medida que las noches parisinas se suavizan y las luces de la Ópera de la Bastilla se reavivan, me siento como Solor.

No soy el guerrero legendario, sino el soñador, vagando entre la realidad y la fantasía, entre el presente y un mundo donde el ballet vive eternamente en perfección.

Cierro los ojos y, de repente, ya no estoy en la ciudad.

Entro en el Reino de las Sombras.

La música de Minkus se eleva suavemente, como un latido lejano, y el escenario se transforma en un paisaje místico de luz de luna, cascadas, templos y belleza infinita. Y allí, emergiendo de la niebla, aparece Nikiya: frágil, luminosa, eterna.

Pero como en todos los sueños, ella cambia.

A veces es rusa, nacida de la elegancia del Mariinsky:

Viktoria Tereshkina, poderosa y majestuosa,

Renata Shakirova, refinada y musical,

Maria Khoreva, pura como el cristal,

Olesya Novikova, poética y serena.

Otras noches, llega del mismísimo París, toda gracia aristocrática y líneas nobles:

Amandine Albisson, Valentine Colasante, Dorothée Gilbert, Sae Eun Park, cada una con un matiz poético diferente.

Y entonces, como llamada por el destino, Gamzatti entra en el sueño.

No como una rival, sino como una reina de luz, coronada de oro, radiante de brillo.

Proviene del Bolshoi de Moscú: Anastasia Smirnova con su autoridad imperial,

Maria Koshkaryova con su imponente grandeza,

Margarita Shrainer con su mirada ardiente,

Yaroslavna Kuprina con su presencia regia. Otras noches, cruza océanos para llegar a París:

Isabella Boylston, deslumbrante y radiante,

desde Italia, Nicoletta Manni, noble y luminosa,

desde Londres, Marianela Núñez, legendaria e inalcanzable.

Y de repente, el sueño se expande.

Una Nikiya francesa frente a un Gamzatti ruso.

Una Nikiya inglesa frente a una princesa parisina.

Una reina del Bolshoi chocando con el espíritu del Mariinsky.

Cada combinación evoca una nueva emoción, un nuevo drama, una nueva belleza.

El duelo entre el amor y el poder se vuelve interminable, renaciendo cada noche de una forma diferente.

Las observo bailar bajo un cielo dorado, cerca de cascadas, entre antiguos templos que brillan al anochecer. La orquesta sube de tono. Los tutús relucen. El silencio del público tiembla antes de estallar en aplausos.

En este sueño, las entradas se agotan en minutos.

París vibra de emoción.

El mundo entero acude a la Bastilla.

Y, sin embargo, ni siquiera eso es suficiente.

Porque hay demasiadas bailarinas extraordinarias.

Demasiadas reinas dignas de la corona de Gamzatti.

Demasiadas almas nacidas para ser Nikiya.

Una invitada nunca es suficiente.

Una función nunca es suficiente.

Una temporada nunca es suficiente.

En mi sueño, La Bayadère se baila cada mes.

Cada mes, un nuevo elenco.

Cada mes, un nuevo milagro.

A veces me río para mis adentros, porque sé que esta es la locura del amor por el ballet. Pero es la más dulce de las locuras.

Y entonces Nikiya regresa, flotando hacia mí como una visión, con los brazos flotando como llevados por el viento.

Me mira como mira a Solor: con ternura, tristeza y eternidad.

La música se desvanece.

El sueño se disipa.

Abro los ojos.

París sigue ahí.

La Ópera de la Bastilla me espera.

Se acerca junio.

Pero en el fondo, Solor sigue soñando.

Soñando con los decorados resplandecientes, con nombres legendarios, con parejas imposibles que algún día podrían hacerse realidad. Soñando con noches en las que París reciba no solo a sus gloriosas estrellas, sino también a las reinas del Bolshoi, el Mariinsky, el Royal Ballet, La Scala y más allá.

Quizás suceda.

Quizás aparezca una estrella.

Quizás más.

Y si no, soñar ya es un regalo.

Hasta que se levante el telón, sigo siendo Solor.

Caminando entre la realidad y la fantasía.

Esperando La Bayadère.

Soñando.

Nikiya y Gamzatti — Dos reinas de La Bayadère

Aunque Gamzatti es el papel que más me fascina, debo admitir, con total honestidad y admiración, que Nikiya sigue siendo la verdadera estrella de la noche en La Bayadère.

Nikiya es uno de los papeles más exigentes y poéticos del ballet clásico. Técnicamente desafiante, emocionalmente profundo y musicalmente sublime, transmite el corazón espiritual de la obra. Ludwig Minkus escribió algunas de sus piezas más hermosas para Nikiya, especialmente en el pas de deux con Solor, donde las melodías se elevan con ternura, anhelo y belleza trágica.

La música de Gamzatti es magnífica —brillante, majestuosa y poderosa—, pero la de Nikiya es simplemente trascendente.

Cuando Nikiya es bailada por una bailarina delicada y etérea, el efecto puede ser mágico. El tiempo parece detenerse. El público respira al unísono. El teatro se transforma en un sueño. Por eso, en la mayoría de las funciones, Nikiya se convierte naturalmente en el centro emotivo de la noche.

Y, sin embargo, el ballet rebosa vida.

Hay noches en las que Gamzatti, interpretada por una gran actriz y una gran bailarina, puede acaparar toda la atención. Su autoridad, dramatismo, brillantez y virtuosismo pueden encender el escenario y conquistar el corazón del público.

He asistido a muchas funciones de La Bayadère, y a menudo la balanza se ha inclinado. Algunas noches, Nikiya me conmovió más profundamente. Otras, Gamzatti conquistó el escenario. Y esa es la belleza del ballet en vivo.

Todo amante del ballet tiene bailarines favoritos. Cada función es diferente. Y no hay lugar para la rivalidad entre estos dos papeles, porque ambos son esenciales, ambos son ricos y ambos contienen variaciones extraordinarias que definen la grandeza de esta obra maestra.

Recuerdo una noche en particular en la Ópera de la Bastilla que permanece vívida en mi memoria.

Héloïse Bourdon bailó Nikiya con una sensibilidad y una gracia extraordinarias. Años más tarde, regresó al mismo ballet, esta vez como Gamzatti, mientras que el papel de Nikiya fue interpretado por la magnífica estrella del Mariinsky, Kristina Shapran, quien había sido invitada a París como artista invitada.

Esa noche fue electrizante.

La Nikiya de Shapran poseía la inconfundible pureza, suavidad y profundidad musical rusas que hacen inolvidables a las grandes bailarinas de ballet blanco. La Gamzatti de Bourdon era dramática, poderosa y ferozmente majestuosa. El contraste entre ellas creó una verdadera chispa teatral, justo lo que La Bayadère necesita.

Me encantaron ambas.

El público estaba sin aliento, los aplausos atronadores, y el recuerdo ha permanecido conmigo para siempre. Todavía espero que algún día Kristina Shapran, u otra gran estrella del Bolshoi o del Mariinsky, regrese a París para bailar Nikiya de nuevo.

Para mí, las bailarinas rusas poseen algo único en los grandes papeles poéticos del ballet clásico: en El Lago de los Cisnes, Giselle y, especialmente, en Nikiya. Hay una pureza de línea, una profundidad de sentimiento musical y una cualidad espiritual que se siente casi de otro mundo.

Pero ya sea francés, ruso, italiano o internacional, lo que realmente importa es el arte: la capacidad de transformar la técnica en emoción.

En definitiva, La Bayadère no se trata de elegir entre Gamzatti y Nikiya.

Se trata de celebrar a dos mujeres extraordinarias, dos destinos, dos mundos musicales y dos formas diferentes de belleza.

Algunas noches pertenecen a Nikiya.

Algunas noches pertenecen a Gamzatti.

Y las noches más grandiosas pertenecen a ambos.

Por eso este ballet sigue encantando generación tras generación, y cada nueva función se siente como un nuevo milagro.

🌟 La Bayadère all’Opéra Bastille: un evento attesissimo e un sogno che guarda oltre i confini

Parigi si prepara a vivere una delle stagioni di balletto più emozionanti degli ultimi anni con il ritorno trionfale de La Bayadère all’Opéra Bastille. Questo capolavoro assoluto del repertorio classico, nato dal genio di Marius Petipa e Ludwig Minkus e sublimato dalla coreografia di Rudolf Nureyev, promette serate di pura magia, fasto scenico e grande danza.

Ogni rappresentazione sarà una celebrazione della bellezza: le scenografie monumentali ispirate all’India imperiale, i costumi sontuosi di Franca Squarciapino, le luci dorate, le cascate scintillanti, i templi maestosi e l’orchestra che fa vibrare la sala con le melodie indimenticabili di Minkus. Il pubblico verrà trasportato in un mondo lontano, poetico e tragico, dove amore, gelosia e destino si intrecciano in una delle storie più affascinanti del balletto.

Ma al centro di tutto brillano soprattutto due figure leggendarie: Nikiya, l’ombra eterea dell’amore puro, e Gamzatti, la principessa splendente, potente, orgogliosa e irresistibile.
Gamzatti è il ruolo che incendia il palcoscenico: tecnica virtuosistica, presenza scenica imperiale, costumi abbaglianti e una musica che esalta ogni salto, ogni equilibrio, ogni sguardo. È la vera regina della serata.

Le étoile e le prime ballerine dell’Opéra di Parigi daranno vita a interpretazioni magnifiche, ognuna diversa, ognuna unica. Ogni cast offrirà nuove sfumature emotive e artistiche, trasformando ogni serata in un’esperienza irripetibile.

Eppure, come spesso accade nelle grandi stagioni liriche e coreutiche, nasce spontaneo un desiderio: quello di vedere, accanto alle stelle parigine, anche una grande artista internazionale come ospite speciale.

Sarebbe un sogno per molti appassionati — e per me in modo particolare — assistere a una Gamzatti interpretata da una delle grandi regine della danza mondiale.

E se questo sogno dovesse prendere forma, non si può non pensare alla straordinaria étoile della Scala di Milano: Nicoletta Manni.

Con la sua eleganza naturale, la purezza della linea, la forza tecnica e la regalità scenica che la contraddistinguono, Nicoletta Manni sarebbe una Gamzatti assolutamente divina. Il suo stile raffinato, unito a una presenza luminosa e autorevole, si sposerebbe perfettamente con la sontuosità di questo personaggio, trasformando ogni sua apparizione in un momento storico.

Immaginarla sul palcoscenico dell’Opéra Bastille, avvolta nei tessuti dorati, con la musica di Minkus che esplode nell’immenso Grand Pas, sarebbe un sogno che farebbe vibrare l’intero pubblico parigino e attirerebbe appassionati da tutta Europa.

Naturalmente, anche senza ospiti internazionali, La Bayadère sarà un trionfo annunciato. Ma l’eventuale presenza di una grande étoile straniera renderebbe queste rappresentazioni ancora più leggendarie, creando quell’incontro magico tra scuole, stili e tradizioni che solo il balletto sa offrire.

Parigi è pronta.
Il pubblico attende con impazienza.
La musica è pronta a incantare.
Le ballerine sono pronte a regnare sul palcoscenico.

E mentre il sipario sta per alzarsi su questo capolavoro immortale, resta il desiderio — dolce e appassionato — che una grande stella internazionale, come la meravigliosa Nicoletta Manni, possa illuminare anche solo per una sera questo spettacolo già straordinario.

Perché La Bayadère non è solo un balletto.
È un sogno che prende vita.

La Ópera de París vuelve a encender su magia con uno de los títulos más deslumbrantes del repertorio clásico: La Bayadère, en la fastuosa versión de Rudolf Noureev sobre el legado de Marius Petipa, con la música hipnótica de Ludwig Minkus. Todo está dispuesto: los decorados, el esplendor visual, la intensidad dramática… y, por supuesto, un firmamento de estrellas listo para brillar.

✨ Las Nikiyas: poesía, lirismo y tragedia

El papel de Nikiya, la bailarina sagrada, exige una pureza técnica y una profundidad emocional excepcionales. Este año, será encarnado por un elenco de primeras figuras que prometen interpretaciones únicas:

  • Léonore Baulac
  • Valentine Colasante
  • Dorothée Gilbert
  • Sae Eun Park
  • Héloïse Bourdon

Cada una aportará su sello: desde la elegancia cristalina hasta el drama más desgarrador. Nikiya no es solo técnica: es alma, sacrificio y un amor imposible que se deshace entre sombras.

👑 Las Gamzatti: fuego, poder y rivalidad

Frente a Nikiya, emerge Gamzatti, la princesa orgullosa, figura de fuerza y determinación. El contraste es absoluto, y el duelo escénico promete ser electrizante:

  • Bleuenn Battistoni
  • Roxane Stojanov
  • Inès McIntosh
  • Clara Mousseigne
  • Bianca Scudamore

Gamzatti es brillo, autoridad y una técnica afilada como el acero. Cada enfrentamiento con Nikiya será un choque de estilos, temperamentos y energías.

🌙 Las Variaciones: joyas de precisión y belleza

El célebre Reino de las Sombras y otras escenas icónicas se enriquecen con variaciones que son verdaderas pruebas de excelencia para las solistas:

Primera variación

  • Héloïse Bourdon
  • Hohyun Kang
  • Clara Mousseigne

Segunda variación

  • Marine Ganio
  • Inès McIntosh
  • Aubane Philbert

Tercera variación

  • Bianca Scudamore
  • Célia Drouy
  • Nine Seropian

Estas variaciones, etéreas y exigentes, son momentos suspendidos en el tiempo, donde cada arabesque y cada equilibrio rozan la perfección.


Todo está preparado. Aún no conocemos qué combinación exacta veremos cada noche, pero ahí reside parte del encanto: el misterio, la expectativa, la promesa de algo irrepetible.

Sea cual sea el reparto que te toque, será una experiencia inolvidable. Porque en la Ópera de París, cuando se alza el telón de La Bayadère, no hay funciones menores: solo noches de pura magia.

Wednesday, March 25, 2026

St.Petersburg - “A Flight Filled with Soul” Gala - 28 Mar 2026 - Dedicated to the memory of Vladimir Shklyarov



















On the evening of 28 March, the historic stage of the Mariinsky Theatre will glow with a rare and tender light. Dancers, musicians, and audiences will gather for a gala titled “A Flight Filled with Soul”, an evening dedicated to the memory of the incomparable Vladimir Shklyarov.

His life ended tragically in November 2024, far too soon for an artist whose creative spirit seemed inexhaustible. Yet the legacy he left behind—etched into the memory of countless performances—continues to breathe on the stages where he once reigned. This gala is not only a tribute by the artists who danced beside him and admired him deeply; it is also a gesture of gratitude from a theatre that knew him as one of its brightest stars.

Saint Petersburg itself seems the natural setting for such a remembrance. Often called the most romantic city in the world, the city of white nights and shimmering canals has always lived in close dialogue with the arts. Its palaces, bridges and quiet embankments have witnessed centuries of music, poetry and ballet. Soon it will hold yet another place of pilgrimage: a monument to Shklyarov at the Smolenskoye Cemetery—a sculpture by Andrey Korobtsov, created to honor a dancer whose artistry captivated audiences across the globe. For admirers from many countries, that monument will become more than stone and bronze; it will be a place to remember the joy, the brilliance, and the humanity of a truly extraordinary artist.

Those who saw Shklyarov on stage know that he possessed a rare alchemy. His dancing united immaculate classical technique with a natural musicality and an almost youthful sincerity. He had the noble line of a prince, the athletic brilliance of a virtuoso, and the soul of a poet. But beyond the stage, he was equally admired for his warmth and intelligence—his thoughtful interviews, his infectious laughter, and the generous spirit that made colleagues and audiences feel close to him.

Among the many roles he embodied, one seemed to define him above all others: Romeo. For many ballet lovers he was, quite simply, the Romeo of the twenty-first century.

It is therefore profoundly fitting that the evening will open with the first act of Romeo and Juliet, set to the unforgettable score of Sergei Prokofiev. In this act, Verona awakens before us in a swirl of rivalry, festivity, and fate. The Capulet ball—one of the most evocative scenes in all ballet—unfolds like a living painting: noble dances, glittering costumes, and beneath the solemn grandeur of the music, the quiet miracle of two young souls recognizing one another for the first time.

That moment, when Romeo sees Juliet across the ballroom, has always seemed suspended between dream and destiny. Shklyarov brought to it a tenderness that made the entire theatre hold its breath. On this night, the roles will be danced by the luminous Maria Shirinkina and Mincheol Jeong, whose artistry promises to evoke both the freshness and the fragile beauty of young love.

If the first part of the evening speaks of poetry and destiny, the second celebrates joy. The program continues with the radiant wedding act of Don Quixote, choreographed by Marius Petipa to the spirited music of Ludwig Minkus.

Here the stage bursts into life with Spanish color, sparkling virtuosity, and jubilant celebration. Kitri and Basilio, having overcome every obstacle, unite in a wedding that seems to dance with pure sunlight. The variations dazzle with brilliant turns and buoyant leaps, while the famous grand pas becomes a triumph of classical bravura.

In this festive homage, the roles will be danced by the brilliant Renata Shakirova and Alexei Orokhovsky—artists whose vitality and technical brilliance capture the exuberant spirit of this beloved masterpiece.

The gala will culminate in the lush and mesmerizing world of Scheherazade, inspired by the sumptuous score of Nikolai Rimsky-Korsakov. Few ballets possess such an intoxicating atmosphere. Its music shimmers with exotic colors, while the choreography evokes the mysterious sensuality of an imagined East.

In this closing vision, the stage becomes a realm of opulence and legend—where passion, danger, and beauty intertwine like the tales of One Thousand and One Nights. Two of the Mariinsky’s greatest stars, the majestic Viktoria Tereshkina and the electrifying Kimin Kim, will bring this final chapter of the evening to life with the intensity and dramatic power that have made them beloved around the world.

Presiding over the musical arc of the evening will be conductor Arseny Shuplyakov, guiding the orchestra through these three contrasting universes of ballet—tragedy, celebration, and enchantment.

Together, these works form more than a program. They create a portrait—three reflections of the artistic world in which Vladimir Shklyarov shone so brightly. In them we glimpse the qualities that defined him: lyricism, joy, nobility, passion, and an irrepressible love of dance.

And perhaps that is the deepest meaning of this evening. For while the stage will belong to today’s stars—artists who admired him and shared the theatre with him—the spirit of Shklyarov will be present in every phrase of music and every step.

The audience will feel it in the hush before the curtain rises, in the swell of applause, in the memory of a dancer who seemed to defy gravity not only with his extraordinary technique, but with the radiance of his personality.

Soon, visitors from across the world will come to Saint Petersburg to see the monument raised in his honor. They will bring flowers, memories, and gratitude. Yet long before they reach that quiet place, they will find him where he truly lives—in the golden light of the Mariinsky stage, in the echoes of Prokofiev and Minkus and Rimsky-Korsakov, and in the hearts of all who remember the dancer who once seemed to turn movement into pure flight.

For Vladimir Shklyarov was not only a great artist.
He was a rare and unforgettable human presence—joyful, intelligent, charismatic, and utterly unique.

And on this night in Saint Petersburg, the most romantic city in the world, the theatre that was his home will remind us that such artists never truly disappear.

They simply become part of the eternal poetry of the stage. 

28 марта историческая сцена Mariinsky Theatre озарится особым светом — светом памяти, благодарности и любви. В этот вечер артисты, музыканты и зрители соберутся на гала-концерт «Душой исполненный полёт», посвящённый памяти выдающегося премьера Vladimir Shklyarov.

Его жизнь трагически оборвалась в ноябре 2024 года — слишком рано для художника, чья творческая энергия, казалось, не знала границ. Но подлинное искусство не исчезает. Оно остаётся в памяти спектаклей, в сердцах зрителей, в вдохновении молодых танцовщиков, для которых он был примером благородства, таланта и преданности балету.

Санкт-Петербург — город белых ночей, каналов и поэзии — словно создан для такой памяти. Его называют самым романтичным городом мира, и именно здесь искусство всегда находило свой дом. Вскоре в городе появится ещё одно место, куда будут приходить поклонники со всего света: на Smolenskoye Cemetery будет установлен памятник Владимиру Шклярову работы скульптора Andrey Korobtsov. Для тысяч людей этот памятник станет не просто монументом, а символом благодарности артисту, который умел превращать танец в чистую поэзию.

Те, кому посчастливилось видеть Владимира на сцене, помнят особую магию его искусства. Его танец соединял безупречную академическую технику, редкую музыкальность и удивительную искренность. Он обладал благородством классического принца, виртуозностью большого мастера и душой настоящего поэта. Но не меньше его любили за человеческие качества — за открытость, интеллект, тонкое чувство юмора и ту светлую радость, которой он щедро делился и на сцене, и в жизни.

Среди множества его ролей одна стала почти легендой. Для многих зрителей именно Владимир Шкляров стал Ромео XXI века.

Поэтому особенно символично, что гала-вечер откроется первым актом балета Romeo and Juliet на музыку Sergei Prokofiev. В этом акте перед зрителем оживает Верона — город юности, страсти и судьбы. Бал у Капулетти, один из самых поэтических эпизодов мирового балета, разворачивается как живая картина: торжественные танцы, блеск костюмов, величественная музыка — и среди всего этого рождается чудо первой встречи.

Момент, когда взгляды Ромео и Джульетты встречаются в толпе, словно останавливает время. В этот вечер главные партии исполнят блистательная Maria Shirinkina и Mincheol Jeong, продолжая традицию тонкой лирики и драматической глубины, которой славится Мариинская сцена.

Вторая часть вечера наполнится солнечной радостью и праздником танца — будет представлен знаменитый свадебный акт балета Don Quixote, поставленного великим Marius Petipa на музыку Ludwig Minkus.

Это настоящий фейерверк классического балета: испанский колорит, блестящие вариации, стремительные фуэте и торжественная кода, где любовь Китри и Базиля празднует свою победу. В этот вечер главные партии исполнят яркая и темпераментная Renata Shakirova и виртуозный Alexei Orokhovsky.

Завершит вечер чарующая и таинственная Scheherazade на музыку Nikolai Rimsky-Korsakov. Это балет, наполненный роскошью восточных легенд, чувственностью и драматизмом. Музыка Римского-Корсакова переливается драгоценными красками оркестра, словно рассказывая сказки «Тысячи и одной ночи».

В этом финале на сцену выйдут две ярчайшие звезды Мариинского театра — величественная Viktoria Tereshkina и блистательный Kimin Kim, чья мощная сценическая энергия и художественная глубина обещают завершить вечер по-настоящему незабываемо.

За дирижёрским пультом будет Arseny Shuplyakov, который проведёт оркестр через три столь разные, но одинаково прекрасные музыкальные вселенные — трагическую поэзию Прокофьева, солнечную радость Минкуса и сказочную роскошь Римского-Корсакова.

Этот вечер станет не просто концертом. Он станет живым воспоминанием о художнике, который умел заставить сцену дышать. В каждом движении, в каждом аккорде будет ощущаться присутствие Владимира — его светлая энергия, его любовь к танцу, его неповторимая артистическая душа.

И, возможно, когда-нибудь люди из разных стран приедут в Санкт-Петербург, чтобы возложить цветы к его памятнику. Но ещё раньше они найдут его там, где он всегда будет жить — в золотом свете сцены Мариинского театра, в музыке великих композиторов и в памяти тех, кому довелось увидеть его полёт.

Потому что такие артисты не исчезают.
Они становятся частью вечной поэзии театра.

Le 28 mars, la scène historique du Théâtre Mariinsky s'illuminera d'une lumière particulière : celle du souvenir, de la gratitude et de l'amour. Ce soir-là, artistes, musiciens et spectateurs se réuniront pour le concert de gala « Un vol empli d'âme », dédié à la mémoire de l'exceptionnel danseur étoile Vladimir Chkliarov.


Sa vie a été tragiquement interrompue en novembre 2024, bien trop tôt pour un artiste dont l'énergie créatrice semblait sans limites. Mais le véritable art perdure. Il vit dans le souvenir des spectacles, dans le cœur des spectateurs et dans l'inspiration des jeunes danseurs pour qui il était un modèle de noblesse, de talent et de dévouement au ballet.


Saint-Pétersbourg, la ville des nuits blanches, des canaux et de la poésie, semble faite pour de tels souvenirs. On la surnomme la ville la plus romantique du monde, et c'est ici que l'art a toujours trouvé sa place. Bientôt, la ville disposera d'un nouveau lieu qui attirera des fans du monde entier : un monument à Vladimir Chkliarov, conçu par le sculpteur Andreï Korobtsov, sera érigé au cimetière de Smolensk. Pour des milliers de personnes, ce monument sera bien plus qu'un simple monument : il sera un symbole de gratitude envers un artiste qui savait transformer la danse en pure poésie.


Ceux qui ont eu la chance de voir Vladimir sur scène se souviennent de la magie unique de son art. Sa danse alliait une technique académique impeccable, une musicalité rare et une sincérité bouleversante. Il possédait la noblesse d'un prince classique, la virtuosité d'un grand maître et l'âme d'un véritable poète. Mais il était tout autant aimé pour ses qualités humaines : son ouverture d'esprit, son intelligence, son humour subtil et la joie rayonnante qu'il partageait généreusement sur scène comme dans la vie.


Parmi ses nombreux rôles, l'un est devenu presque légendaire. Pour beaucoup, Vladimir Chkliarov est devenu le Roméo du XXIe siècle.


Il est donc particulièrement symbolique que la soirée de gala s'ouvre sur le premier acte du ballet Roméo et Juliette, sur une musique de Sergueï Prokofiev. Dans cet acte, Vérone – la ville de la jeunesse, de la passion et du destin – prend vie sous les yeux du public. Le bal des Capulet, l'un des épisodes les plus poétiques du ballet mondial, se déploie comme un tableau vivant : danses solennelles, costumes étincelants, musique majestueuse – et au milieu de tout cela, naît le miracle d'une première rencontre.


L'instant où les regards de Roméo et Juliette se croisent dans la foule semble suspendu. Ce soir, les rôles principaux seront interprétés par les brillants Maria Shirinkina et Mincheol Jeong, perpétuant ainsi la tradition de lyrisme subtil et de profondeur dramatique qui fait la renommée de la scène du Mariinsky.


La seconde partie de la soirée sera placée sous le signe de la joie et de la célébration de la danse – avec la célèbre scène des noces du ballet Don Quichotte, chorégraphiée par le grand Marius Petipa sur une musique de Ludwig Minkus. Voici un véritable feu d'artifice de ballet classique : élégance espagnole, variations brillantes, fouettés fulgurants et une coda triomphante où l'amour de Kitri et Basilio triomphe. Les rôles principaux de ce soir seront interprétés par la vibrante et passionnée Renata Shakirova et le virtuose Alexei Orokhovsky.


La soirée s'achèvera avec l'envoûtante et mystérieuse Shéhérazade, sur une musique de Nikolaï Rimski-Korsakov. Ce ballet est imprégné du luxe des légendes orientales, de sensualité et de drame. La musique de Rimski-Korsakov scintille des précieuses couleurs de l'orchestre, comme pour évoquer les contes des « Mille et Une Nuits ».


Ce final mettra en vedette deux des plus grandes étoiles du Théâtre Mariinsky – la majestueuse Viktoria Terechkina et le brillant Kimin Kim – dont l'énergie scénique et la profondeur artistique promettent une fin de soirée inoubliable.


Arseny Shuplyakov dirigera l'orchestre à travers trois univers musicaux très différents, mais d'une beauté égale : la poésie tragique de Prokofiev, la joie solaire de Minkus et le luxe fabuleux de Rimski-Korsakov.


Ce soir sera bien plus qu'un simple concert. Ce sera un hommage vivant à un artiste qui savait faire vibrer la scène. Dans chaque mouvement, dans chaque accord, on ressentira la présence de Vladimir : son énergie rayonnante, son amour de la danse, son âme d'artiste unique.


Et peut-être qu'un jour, des gens du monde entier viendront à Saint-Pétersbourg déposer des fleurs à son monument. Mais bien avant cela, ils le retrouveront là où il vivra toujours : dans la lumière dorée de la scène du Théâtre Mariinsky, dans la musique des grands compositeurs et dans le souvenir de ceux qui ont été témoins de son ascension fulgurante.


Car de tels artistes ne disparaissent jamais.


Ils deviennent partie intégrante de la poésie éternelle du théâtre.

El 28 de marzo, el histórico escenario del Teatro Mariinsky se iluminará con una luz especial: la luz del recuerdo, la gratitud y el amor. Esa noche, artistas, músicos y público se reunirán para el concierto de gala "Vuelo lleno de alma", dedicado a la memoria del destacado bailarín principal Vladimir Shklyarov.


Su vida se truncó trágicamente en noviembre de 2024, demasiado pronto para un artista cuya energía creativa parecía inagotable. Pero el arte verdadero perdura. Perdura en el recuerdo de las representaciones, en el corazón del público y en la inspiración de los jóvenes bailarines, para quienes fue un ejemplo de nobleza, talento y dedicación al ballet.


San Petersburgo, la ciudad de las noches blancas, los canales y la poesía, parece hecha para esos recuerdos. Se la considera la ciudad más romántica del mundo, y es aquí donde el arte siempre ha encontrado su hogar. Próximamente, la ciudad contará con otro escenario que atraerá a aficionados de todo el mundo: un monumento a Vladimir Shklyarov, diseñado por el escultor Andrey Korobtsov, se erigirá en el Cementerio de Smolensk. Para miles de personas, este monumento será más que un simple monumento, sino un símbolo de gratitud a un artista que supo transformar la danza en pura poesía.


Quienes tuvieron la fortuna de ver a Vladimir en el escenario recordaron la magia especial de su arte. Su danza combinaba una técnica académica impecable, una musicalidad excepcional y una sinceridad asombrosa. Poseía la nobleza de un príncipe clásico, el virtuosismo de un gran maestro y el alma de un verdadero poeta. Pero no fue menos querido por sus cualidades humanas: su franqueza, inteligencia, sutil sentido del humor y la radiante alegría que compartía generosamente tanto en el escenario como en la vida.


Entre sus muchos papeles, uno se ha vuelto casi legendario. Para muchos espectadores, Vladimir Shklyarov se convirtió en el Romeo del siglo XXI.


Por lo tanto, resulta especialmente simbólico que la noche de gala comience con el primer acto del ballet Romeo y Julieta, con música de Sergei Prokofiev. En este acto, Verona, la ciudad de la juventud, la pasión y el destino, cobra vida ante el público. El Baile de los Capuleto, uno de los episodios más poéticos del ballet mundial, se despliega como una pintura viviente: danzas solemnes, vestuario resplandeciente, música majestuosa; y en medio de todo esto, nace el milagro de un primer encuentro.


El momento en que las miradas de Romeo y Julieta se cruzan entre la multitud parece detenerse. Esta noche, los papeles principales serán interpretados por las brillantes Maria Shirinkina y Mincheol Jeong, continuando la tradición de lirismo sutil y profundidad dramática que caracteriza al Escenario Mariinsky.


La segunda parte de la velada estará llena de alegría y una celebración de la danza: se interpretará el famoso acto nupcial del ballet Don Quijote, coreografiado por el gran Marius Petipa con música de Ludwig Minkus. Este es un verdadero espectáculo de fuegos artificiales del ballet clásico: estilo español, brillantes variaciones, veloces fouettés y una coda triunfal donde triunfa el amor entre Kitri y Basilio. Los papeles principales de esta noche estarán a cargo de la vibrante y apasionada Renata Shakirova y el virtuoso Alexei Orokhovsky.


La velada concluirá con la encantadora y misteriosa Sherazade, con música de Nikolai Rimsky-Korsakov. Este ballet está imbuido del lujo de las leyendas orientales, la sensualidad y el drama. La música de Rimsky-Korsakov brilla con los preciosos colores de la orquesta, como si evocara los cuentos de "Las mil y una noches".


Este final contará con dos de las estrellas más brillantes del Teatro Mariinsky: la majestuosa Viktoria Tereshkina y el brillante Kimin Kim, cuya poderosa energía escénica y profundidad artística prometen un final inolvidable para la velada.


Arseny Shuplyakov dirigirá la orquesta a través de tres universos musicales muy diferentes, pero igualmente hermosos: la poesía trágica de Prokofiev, la alegría radiante de Minkus y el fabuloso lujo de Rimsky-Korsakov.


Esta velada será más que un simple concierto. Será un recuerdo vivo de un artista que supo hacer respirar el escenario. En cada movimiento, en cada acorde, se sentirá la presencia de Vladimir: su energía radiante, su amor por la danza, su alma artística única.


Y quizás algún día, personas de todo el mundo vendrán a San Petersburgo a depositar flores en su monumento. Pero aún más pronto, lo encontrarán donde siempre vivirá: en la luz dorada del escenario del Teatro Mariinsky, en la música de grandes compositores y en el recuerdo de quienes presenciaron su vuelo.


Porque estos artistas nunca desaparecen. Se convierten en parte de la poesía eterna del teatro.

Il 28 marzo, lo storico palcoscenico del Teatro Mariinskij sarà illuminato da una luce speciale: la luce della memoria, della gratitudine e dell'amore. Quella sera, artisti, musicisti e pubblico si riuniranno per il concerto di gala "Volo pieno d'anima", dedicato alla memoria dell'eccezionale primo ballerino Vladimir Škljarov.


La sua vita fu tragicamente stroncata nel novembre 2024, troppo presto per un artista la cui energia creativa sembrava sconfinata. Ma la vera arte dura nel tempo. Vive nei ricordi delle rappresentazioni, nel cuore del pubblico e nell'ispirazione dei giovani ballerini per i quali era un esempio di nobiltà, talento e dedizione al balletto.


San Pietroburgo, la città delle notti bianche, dei canali e della poesia, sembra fatta apposta per questi ricordi. È definita la città più romantica del mondo, ed è qui che l'arte ha sempre trovato la sua dimora. Presto la città avrà un altro luogo che attirerà fan da tutto il mondo: un monumento a Vladimir Škljarov, progettato dallo scultore Andrej Korobcov, sarà eretto nel cimitero di Smolensk. Per migliaia di persone, questo monumento sarà più di un semplice monumento, ma un simbolo di gratitudine verso un artista che ha saputo trasformare la danza in pura poesia.


Chi ha avuto la fortuna di vedere Vladimir sul palco ricorda la speciale magia della sua arte. La sua danza combinava una tecnica accademica impeccabile, una rara musicalità e una sorprendente sincerità. Possedeva la nobiltà di un principe classico, il virtuosismo di un grande maestro e l'anima di un vero poeta. Ma non era meno amato per le sue qualità umane: la sua apertura mentale, l'intelligenza, il sottile senso dell'umorismo e la gioia radiosa che condivideva generosamente sia sul palco che nella vita.


Tra i suoi numerosi ruoli, uno è diventato quasi leggendario. Per molti spettatori, Vladimir Škljarov è diventato il Romeo del XXI secolo.


È quindi particolarmente simbolico che la serata di gala si apra con il primo atto del balletto Romeo e Giulietta, musicato da Sergej Prokof'ev. In questo atto, Verona, la città della giovinezza, della passione e del destino, prende vita davanti al pubblico. Il Ballo dei Capuleti, uno degli episodi più poetici del balletto mondiale, si dispiega come un dipinto vivente: danze solenni, costumi scintillanti, musica maestosa, e in mezzo a tutto questo, nasce il miracolo di un primo incontro.


Il momento in cui gli sguardi di Romeo e Giulietta si incontrano tra la folla sembra fermarsi. Questa sera, i ruoli principali saranno interpretati dai brillanti Maria Shirinkina e Mincheol Jeong, proseguendo la tradizione di sottile lirismo e profondità drammatica per cui il palcoscenico del Mariinskij è rinomato.


La seconda parte della serata sarà allietata da una gioia solare e da una celebrazione della danza: verrà eseguito il famoso atto nuziale del balletto Don Chisciotte, coreografato dal grande Marius Petipa su musica di Ludwig Minkus. Un vero e proprio spettacolo pirotecnico di balletto classico: stile spagnolo, brillanti variazioni, rapidi fouetté e una coda trionfale in cui trionfa l'amore tra Kitri e Basilio. I ruoli principali di questa sera saranno interpretati dalla vibrante e passionale Renata Shakirova e dal virtuoso Alexei Orokhovsky.


La serata si concluderà con l'incantevole e misteriosa Shéhérazade, musicata da Nikolaj Rimskij-Korsakov. Questo balletto è intriso del lusso delle leggende orientali, della sensualità e del dramma. La musica di Rimskij-Korsakov risplende dei preziosi colori dell'orchestra, come se evocasse i racconti de "Le mille e una notte".


Questo finale vedrà la partecipazione di due delle stelle più brillanti del Teatro Mariinskij, la maestosa Viktoria Tereshkina e la brillante Kimin Kim, la cui potente energia scenica e la cui profondità artistica promettono una conclusione della serata davvero indimenticabile.


Arsenij Šupljakov dirigerà l'orchestra attraverso tre universi musicali molto diversi, ma ugualmente belli: la poesia tragica di Prokof'ev, la gioia solare di Minkus e il lusso favoloso di Rimskij-Korsakov.


Questa sera sarà più di un semplice concerto. Sarà il ricordo vivo di un artista che sapeva far respirare il palcoscenico. In ogni movimento, in ogni accordo, si percepirà la presenza di Vladimir: la sua energia radiosa, il suo amore per la danza, la sua anima artistica unica.


E forse un giorno, persone da tutto il mondo verranno a San Pietroburgo per deporre fiori al suo monumento. Ma ancora prima, lo troveranno dove vivrà per sempre: nella luce dorata del palcoscenico del Teatro Mariinskij, nella musica di grandi compositori e nei ricordi di coloro che hanno assistito al suo volo.


Perché artisti come questi non scompaiono mai.

Diventano parte dell'eterna poesia del teatro.

Saint Petersburg - Giuseppe Verdi - La forza del destino - Mariinsky Theatre - 30th April 2026

On Thursday, April 30th, 2026, Mariinsky Theatre will host an event of truly exceptional artistic and historical importance: a rare performa...